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Retour aux sources [Tristan] -terminé-

Message par Vanoute le Ven 11 Avr - 23:20

Deux jours avant la rentrée des classes. Ça laissait du temps pour tout mettre en ordre et aussi pour…se familiariser avec l’endroit. L’endroit était chargé d’émotions et autant négatives que positives. Les mois précédents avaient été longs et compliqués. Le retour à la normale avait été très difficile pour l’ancienne gryffondor qui avait été presque constamment à l’hôpital Ste-Mangouste et elle en avait vu de toutes les couleurs. Les années de la guerre avaient été si surchargées qu’elle avait à peine eu le temps de réaliser tout ce qui se passait. Il avait eu un évènement qui l’avait frappé comme une masse en plein visage…et c’était la mort de Felix. C’était la chose la plus difficile qu’elle avait eu à vivre et surtout quand elle pensait à Amandine et aussi à Vincent. Ça faisait encore mal d’y penser, d’ailleurs, ses premières pensées en entrant dans l’école furent pour lui. Ça faisait encore bien mal et elle s’était trouvée bien forte de ne pas fondre en larmes.

Poudlard était vraiment riche en souvenirs, juste pour se rendre à son bureau, elle revit au moins 10 scènes dans sa tête. Combien de fois elle et Amandine avaient passé par ce corridor. Elles s’étaient perdues dans l’un d’eux qu’elle croisa, elle s’en souvenait très bien. Combien de secrets avaient-elles échangés rapidement pendant que personne n’était autour? Ça la fit un peu sourire au moins, les souvenirs positifs étaient agréables et comme un baume.

Puis elle passa devant la bibliothèque. Elle ne voulait pas d’appartements dans les cachots, c’était plus loin de sa classe, mais pas question de s’enfermer dans un sous-sol. Cependant, son bureau s’y trouvait, ça lui convenait pour la tranquillité, mais juste penser dormir là… non merci. Melina s’arrêta un bref moment devant la bibliothèque. Elle se revit se faire attaquer par une petite boule de papier. Elle secoua un peu la tête et continua son chemin. Qu’elle ne soit pas devenue complètement folle durant ses dernières années relève du mystère. Qu’était-il advenu de lui? Était-il seulement vivant? Elle pouvait au moins espérer que tous blessés et mourants passaient par Ste-Mangouste. S’il était arrivé quelque chose, elle l’aurait su… les rumeurs circulaient aussi à l’établissement.

Si son cerveau s’était mis en mode : guerre. Pour éviter de souffrir et d’avoir peur, il était revenu à la charge quand elle avait été engagée à Poudlard. Pire maintenant que ses deux pieds frôlaient les pierres de l’école de sorcellerie. On dirait que son corps était simplement en arrêt, tendu comme pas possible, en attente, en crainte de quelque chose.

Elle réussit à chasser ses pensées le temps de préparer ses appartements. Ensuite, elle avait pris un sac –en rendant le fond extensible à souhait- pour pouvoir aller faire maintenant la préparation de son bureau. Elle en avait des choses à placer dans cet endroit. Des ingrédients, des fioles… elle y passerait finalement peut-être plus de temps que dans sa chambre.

La jeune enseignante tenait son sac en bandoulière sur l’épaule droite, tenant la ganse à deux mains, le regard clair perdu dans le vague. Elle était bien loin dans ses pensées, inutile de dire qu’elle ne pouvait plus les fuir ici et elle était constamment attaquée par divers souvenirs de toute sa scolarité et, plus lugubres, des moins à l’hôpital. Elle fixait le sol, inlassablement, remarquant à peine ce qui se passait autour d’elle.


Dernière édition par Vanoute le Mar 9 Sep - 12:36, édité 1 fois

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Re: Retour aux sources [Tristan] -terminé-

Message par Marie_Eve_1989 le Sam 12 Avr - 8:26

La guerre a le don de changer le cours des évènements. Deux ans. Deux ans se sont écoulés depuis la fin de ses études scolaires. Deux ans où personne ne sait véritablement ce qui s’est passé dans la vie du Prince des Serpentards. Il peut s’en passer des choses, surtout en temps de guerre. La guerre pour les Hommes est un lieu froid, sinistre qui transforme l’Homme le plus doux en un morceau de glace. Imaginer ce que la guerre fait à un homme comme Tristan. Il l’avait reçue sa lettre il y a une semaine. Peut-être le retard de la poste, dur retour suite aux sinistres jours qui sont passés. Le jeune Blondinet avait failli décliner l’offre, déchiré la lettre et la mettre dans le foyer, mais c’est son père, Sage Homme qui lui avait dit : « Un retour aux sources ne fait pas du mal, Tristan. » Le reste de la conversation, il va la garder pour lui, dans sa tête.

Donc, c’était comme ça que l’ancien Serpentard s’est retrouvé entre les murs de cette école, lieu où dans sa jeunesse aucune limite ne lui était impossible. Aucune ? Presque. Et c’est en entrant pas la grande porte, deux jours avant la rentrée, qu’il pense à cette limite. Il chassa immédiatement ce songe d’un coup de tête. Le Stagiaire aura tout son temps, enfermé dans ses appartements, les cachots, entre les heures de cours et les présences dans la grande salle. (Demande qu’il avait rapidement faite suite à l’acceptation de l’offre.) Le Blondinet ne devait pas penser au fait de qui était son tuteur, son enseignant-guide. Il ne sait pas si cette annonce fut une aide à l’acceptation de cette offre ou bien une hésitation. Certes, si l’ancien Gryffondor est vivant, le jeune stagiaire aura peut-être des nouvelles de ce qui s’est passé, de ce manque de communication.

Voilà, armé de sa valise et d’un sac en bandoulière, le jeune ténébreux se présente dans le Hall. Oui, après la vague de souvenir, il s’était figé sur place, à regarder l’escalier. Et voilà que d’autres songes lui reviennent. D’une jeune Boucle-d’Or, si jeune, si Belle, si pure. Cette pensée, elle, il ne la chassa pas. Au contraire, il grimpa l’escalier, suivi de sa valise, en gardant en tête ce qu’il avait. Lorsqu’il pense à Elle, il ne pensa pas à autre chose et cela lui faisait un bien fou. Donc, voilà. Où devait-il se présenter déjà. Et d’une menotte, il cherche dans son sac à bandoulière la lettre qui l’informait de toutes ses choses. Que du bla bla pour si peu d’information. Bon, le ténébreux devait se rendre au bureau de l’enseignant-guide, pour discuter de la Rentrée. Suite à la Guerre, bien des changements s’effectuaient dans l’établissement et il fallait refaire le plan de cours pour pratiquement chaque matière. Qui dit Guerre, dit Défense, dit mal et le cours contre les Défenses du mal était l’une des matières qu’on devait revoir au grand complet.

Donc, le jeune Homme parcourra les corridors, passa devant la Bibliothèque, tourna à gauche, à droite, toujours en lisant cette satanée lettre. Il ne voyait pas où il allait. C’était donc sa faute lorsqu’il frôla, de façon peu subtile et peu calme et peu douce, la jeune Professeur. Bref, il entre complètement dedans. Même qu’il dû reculer de quelques pas suite à l’effraction. Armé d’éclair dans ses pupilles, il foudroya la personne qui avait Osé le déranger dans sa lecture, en marmonnant : « Vous pourriez pas faire att...... »
Jusqu’à temps qu’il remarque les billes bleues, les boucles noires… Et il ne termina pas sa phrase.

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Re: Retour aux sources [Tristan] -terminé-

Message par Vanoute le Sam 12 Avr - 10:48

Melina avait toujours été une lunatique. En même temps, ses pensées étaient tellement fortes, tellement concentrées que son corps tombait en mode veille… mais son mode veille n’avait pas d’yeux. On peut conclure qu’elle pensait trop et penser en regardant par terre c’était la meilleure façon de percuter un mur, une armure…ou encore quelqu’un. Et même dans une école quasi vide, percuter quelqu’un était facile…Enfin, surtout quand on est Melina.

Ainsi, la fatalité lui tomba dessus comme un mur humain qu’elle percuta de plein fouet. Elle était petite et menue, ainsi, elle recula de quelques bons pas en articulant d’une voix maladroite et qui montrait qu’elle avait été bien loin dans sa tête une demi-seconde plus tôt.

«Je suis désolée, je ne….»

Et elle se tut. Ses iris clairs venaient de croiser le visage, le regard de la personne qui se tenait devant elle. Les cheveux blonds, les yeux…les yeux lui donnèrent l’impression de manger un bon coup en plein dans le ventre. Son sac avait glissé de son épaule quand elle lui avait foncé dessus et elle ne fit pas un geste pour le rattraper, il tomba mollement par terre –vive la magie-. Elle se figea, avala difficilement sa salive.

«Tristan…»

C’était idiot, c’était sorti tout seul. Il avait changé… il était... un homme. Ce n’était plus l’adolescent qu’elle avait connu. Bien sûr, il se ressemblait, mais tout montrait qu’il était un homme. Sa carrure, il était plus grand il lui semblait et son visage. Le visage d’une personne qui a vieilli trop vite, qui en a vu trop…

Elle devait aussi avoir changé à ses yeux. Aussi petite et menue, peut-être plus? La guerre avait été difficile et surtout très angoissante, ce qui a un effet malsain sur le métabolisme de la brunette. Ses cheveux avaient poussé, ils lui frôlaient presque les reins maintenant. Son teint était toujours aussi pâle clair, les joues un peu plus creuses montraient qu’elle était, elle aussi, devenue une jeune adulte. Et son regard aussi brillant, limpide qu’autrefois. Avec une petite touche de noirceur que seules les bonnes guerres peuvent donner, un peu fatiguée et surtout remplie de douleur et de souffrance. Aussi, elle portait de vêtements moldus –elle n’avait jamais aimé les robes de sorcier-. Un jeans, un chandail un peu plus ample, laissant presque son épaule nue. Comfortable pour tout préparer son bureau.

Être un minimum plus sensible, elle se serait peut-être évanouie. La stupeur et la surprise la maintenaient debout sur ses deux pieds. Il était vivant. C’était la première chose qu’elle se dit, elle avait tellement eu peur d’apprendre qu’il n’était plus… mais le Prince était fort… sauf que ce n’était peut-être pas un si bon argument durant des temps pareils. Aucune nouvelle. Aucune nouvelle depuis deux ans déjà. Et elle était simplement heureuse de savoir qu’il était en vie, en un seul morceau. Finalement, que pouvait-elle espérer de mieux?

Melina se demanda bien combien de temps passa pendant qu’elle le fixait, qu’elle se souvenait de son visage, de son regard, de sa voix. Elle ne savait pas quoi faire. Éclater en sanglots, se jeter dans ses bras, simplement pour être certaine qu’il était là, fuir? Du calme. Une chose était sûre, c’est que les mots ne lui vinrent pas. Son regard s’embua de larmes, ça aussi elle ne pouvait pas les retenir, c’était un tel soulagement de voir qu’il était là…

La jeune enseignante avait l’impression que c’était presque irréel , vous savez la sensation quand il se passe quelque chose qui sort tellement de l’ordinaire, ça donne l’impression d’être dans un autre état, de rêver presque. À défaut de parler, elle s’approcha un peu, elle se sentait trembler, c’était idiot. Elle leva une main pour frôler son bras. Melina avait simplement besoin de savoir qu’il était bien là, elle était parfois si perdue dans sa tête…si ce n’était que son imagination? Pourtant, elle l’avait bien percuté. Elle ferma les yeux par la suite, posant son autre main sur ses yeux. Elle pleurait, doucement en tenant de simplement retenir ses sanglots.



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Re: Retour aux sources [Tristan] -terminé-

Message par Marie_Eve_1989 le Dim 13 Avr - 9:09

Que disait son père déjà? Ha oui! Un retour aux sources ne peut pas faire de mal à personne, cela ne peut faire que du bien. Sauf que là, la source l’a inondé, il ne reste plus rien, que des vaguelettes au bord de la rive. Bon, le jeune Homme reste là, à la regarder. Pas un mot, même que ses lippes sont légèrement entrouvertes, source où l’on peut qu’entendre une respiration irrégulière, suite au choc vécu. Que faisait-elle là? Il ne s’attendait pas à cela. Aussi rapidement, dans un contexte qu’il n’avait pas organisé. Certes, en connaissant l’ancien Serpentard, on sait qu’il est un manipulateur du temps et des choses, un organisateur précis de sa vie et de ses allers et venues.
Donc, c’est comme cela, en plein milieu du corridor, qu’il fait face à son destin. Et que le temps peut paraître long et pénible lorsqu’on ne s’est quoi dire et quoi faire. Derrière lui la valise semble s’impatienter, puis que son Maître ne marche plus. Plus les émeraudes du Stagiaire commence à patiner, à la scruter, de haut en bas, pour voir si la guerre ne l’avait pas abîmé, sa chère Mélina. Et ses pupilles s’arrêtent à la seule chose intelligente qu’il trouve.

« Ton sac… Votre… Tu … enfin … ! »

Cela ne peut être plus clair. Hmhm! Cela reste à voir. Bravo Tristan! Deux ans, cela fait deux ans que tu ne l’as pas vu et tout ce que tu trouves à dire c’est un charabia que personne ne comprends où tu as l’air simplement cinglé. Et le Blondinet se ferme les yeux, un moment, qui peut paraître des années. Suivi d’une grande inspiration, ponctué d’un énorme soupire. Et les paupières s’ouvrent, se plantant dans les yeux de la demoiselle.

« Votre sac est tombé… »

Ha, le revoilà, le jeune Tristan le Prince des Serpentards. Calme, posé et sûr de lui. Et les jambes se plient, en évitant la main qui s’élançait vers lui. La sienne part et attrape le sac, le tendait à sa Maîtresse. Et il attend, le sac dans le vide, la main tendu, à la regarder, ne sachant quoi dire, ni quoi faire. Les pensées se bousculent, la Guerre lui revient et la douleur s’inflige dans ses iris. Certes, lui aussi avait beaucoup changé, pensant de l’adolescent à l’âge adulte. La guerre l’avait vieilli, formant son corps et son esprit. Grand, d’une ossature d’Home, musclé. Ses cheveux d’un blond cendré étaient rasés sur les côté, plus longs sur le dessus, placés de côté. Vêtu encore de ses vêtements de tous les jours. Un jeans noirs, style skinny, un chandail gris où à l’encolure se trouve des boutons, recouvert d’un veston noir. Le visage peint d’une légère barbe de deux/ trois jours. Oui, la Guerre l’avait vieilli physiquement, mais qu’en était-il mentalement ?

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Re: Retour aux sources [Tristan] -terminé-

Message par Vanoute le Dim 13 Avr - 18:31

Elle se sentait idiote, idiote d’être là, à se couvrir les yeux devant la honte de ses larmes. Sauf que la jolie brunette avait toujours été comme ça. L’orgueil, il aurait pu prendre des vacances celui-là. Et surtout dans un moment pareil, quelle honte pouvait-il y avoir à être heureuse de revoir une personne qu’on apprécie beaucoup? Surtout après deux ans. Surtout en ayant eu peur que la personne soit morte ou vraiment blessée? Rien, mais dans la tête de Mel’… elle ne voulait pas paraître…pas être faible. Surtout devant lui. Il lui parla de son sac, elle n’eut aucune réaction, rien… son cœur battait tellement fort qu’elle se demanda même s’il l’entendait.

Elle croisa brièvement son regard, brièvement parce qu’elle cacha son regard inonder de larmes. Idiote… elle se répétait combien elle se sentait idiote. Bravo, ça fait une belle vision de toi Blanche-Neige! Tu devrais être heureuse, pas en train de pleurer! Même si…c’est un peu des larmes de joie, c’était surtout une crainte qui avait pesé si lourd sur ses épaules qui venaient de s’envoler. Oui, c’était ça. Elle avait tellement eut peur qu’en le voyant, comme ça, si beau, si grand et si…Lui, c’était un puissant soulagement. Elle prit une bonne respiration comme pour faire relancer sa respiration normalement. Le rouge lui monta aux joues quand elle ne put le toucher car il se penchait pour prendre son sac. Son minois pivota légèrement vers lui, la main camouflant sa honte reculant légèrement. La jeune enseignante avala sa salive, c’était difficile de seulement se tenir sur ses jambes en ce moment.

Elle prit le temps d’essuyer un peu ses joues, son autre main était revenue vers elle, d’un geste relativement lent, les doigts se refermant lentement. Elle ne…devait peut-être pas, elle était si… Melinesque vous savez dans sa façon de percevoir les choses. Toujours peur d’être envahissante, peur de sa maladresse et pire encore du refus. Et comme si c’était une situation banale, elle redressa un peu la tête pour le regarder, son regard d’océan baignant encore un peu de larmes rebelles. Elle prit son sac, sans le quitter des yeux.

«Merci…»

À croire qu’ils s’étaient croisés il y a…quelques jours hein! Franchement. Son regard lui faisait mal, qu’avait-il donc enduré durant les dernières années, son cœur se serra et elle eut encore envie de le frôler, mais il avait évité, peut-être ne l’avait-il pas vu non plus. Elle réajusta son sac sur son épaule en repoussant une mèche de cheveux derrière son oreille. Suffit de pleurer…allons! Le choc n’était pas complètement passé en réalité et elle ne savait tellement pas quoi dire et encore moins quoi faire.

«Je…enfin….tu…Maintenant…»

Il te manque quelques mots, non? Oui, pas mal de mots. Bravo, tu as maintenant l’air d’une idiote cinglée. Elle aurait voulu lui dire qu’elle était contente de le voir. Qu’elle était contente qu’il soit en vie, mais la douleur dans ses yeux lui laissait prévoir beaucoup de douleur mentale. Elle se demandait aussi ce qu’il faisait là. En plus de tout ce qu’elle aurait voulu lui dire, il avait tout ce qu’elle avait envie de faire, mais ça, ça c’était trop pour la brunette. Mieux vaut ne pas le dire, si on ne le dit pas, ça n’existe pas. Ça faisait mal ça aussi...

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Re: Retour aux sources [Tristan] -terminé-

Message par Marie_Eve_1989 le Dim 13 Avr - 21:28


Idiote?, pourquoi se trouvait-elle idiote? Idiote d’avoir des sentiments et de les exprimer? No, c’était lui l’idiot, avec son esprit fermé et ses convictions. « Un homme ne pleure pas Tristan, cesse toutes ses enfantillages. », lui répétait sans arrêt sa Mère. Et lorsque tu vis ce que le jeune Ténébreux a vécu, tu n’exprimes effectivement plus aucune émotion .Et les deux dernières années ont aidé à ce qu’il devient encore plus cette statue de pierre. Elle ne voulait pas paraître faible? À sa façon, c’est ce qu’il voulait aussi pour sa personne, mais qui est le plus faible entre les deux? La Belle qui exprime ses sentiments, sa joie et sa peine, ou bien le Blondinet qui veut paraître si fière, si … Bête. Elle avait peur qu’il entende son cœur. C’est drôle, car pour c’était la même chose. Des Boum-Boum à profusion qui faisait tout un vacarme dans sa poitrine.

En ce moment même, c’est lui qui se trouvait tellement idiot, de ne rien dire, de ne rien faire. De la regarder, la regarder reculer sa main. Pourquoi n’avait-il pas été capable? Ce n’est qu’une main, que de la chaleur humaine. Tu sais Tristan, de la chaleur humaine. Et pourtant, en chaleur humaine, le beau blond en connaissait beaucoup sur la matière. Non, il avait resté de marbre, même qu’il avait esquivé son geste, avec la seule personne qui ne le mérite pas mais qui est là devant lui. De plus, il était heureux de la revoir, vivante, Belle, tellement Belle, aucune égratignure… Mais attendez, que faisait-elle ici?

Et c’est cette question qui trotte dans sa tête. C’est vrai, il n’avait même pas pensé à cette possible éventualité. Il savait qui était son tuteur, il avait même espéré lui soutirer quelques informations sur l’ancienne Gryffondor en toute subtilité. Mais de la voir là, devant lui, à Poudlard, elle n’est sans doute pas venue prendre une marche de santé. Bref, il verra bien par lui-même, tôt ou tard, mais ce manque d’information le stressait un peu. C’est à ce moment que sa main se referma serrant le poing, par contre, ne laissant rien paraître devant la jeune. Vous savez, pour ne pas perdre la face, pour être tellement… Tristan, quoi. Lorsque ses perles inondées de larmes rebelles plongèrent dans ses émeraudes, il accepta ce regard et le prolongea. Il ne savait pas quoi dire, quoi faire. Il s’en voulait, il s’en voulait d’être encore là, vivant. Pour lui, des larmes c’est de la tristesse, non de la joie. Il s’en voulait de lui faire de la peine, toujours selon lui.

« Cela me fait plaisir… »

Il prononça ces quelques mots dans un souffle, à peine inaudible. Sans la quitter des yeux. Les siens étaient durs et froids. Ce qu’il avait enduré? Bien des choses. Il y avait eu des rumeurs, vous savez? Il vient quand même de la famille Ryans, une famille de Sorciers quand même puissantes chez les sorciers. Qui avait tous, ou pratiquement tous, passés par Serpentards, donc, dans ces cas-là les rumeurs fusent de tout part. Et tout ce qu’il a enduré est enfermé dans ses yeux, dans sa tête et dans son cœur. Mais il est ici, c’est l’important.

Lorsqu’elle prononça sa phrase trouée, un léger sourire s’esquissa sur ses lippes. Il la trouvait mignonne, puis ce n’est pas la première fois que Tristan faisait cet effet sur les femmes, il faut se l’avouer. Cinglée, non mignonne, je l’ai dit.

« Je vais être le stagiaire à Monsieur Tremblay! »

Comme s’il avait deviné ce qu’elle pensait, il lui avait dit. Le pourquoi du comment. Pourquoi il était ici. Pourquoi tourner autour du pot quand on peut faire rapidement. La guerre avait durée deux ans, le jeune homme n’avait plus de temps à perdre. Et sa phrase, prononcée dans un excellent français, seulement un petit accent anglais venait ponctuer la phrase. Et aucune malformation du nom de famille des Belles Fesses. Oui, on peut le dire, Tristan est tout un homme.

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Re: Retour aux sources [Tristan] -terminé-

Message par Vanoute le Dim 13 Avr - 23:08

Culpabiliser à rien, c’était le credo de Mel. Elle été déjà comme ça adolescente et pour tout dire, ça n’avait pas tellement changé malheureusement. Là, elle culpabilisait de pleurer. Tristan était froid comme la pierre. Il avait toujours été comme ça… mais avec elle. Elle ne pouvait pas espérer un, comme dire, un moment inoubliable comme avant. Les retrouvailles trop chaleureuses, ça ne leur ressemblait malheureusement pas. Même si elle se demandait bien comment il réagirait si elle l’embrassait. Là, tout de suite, sans prévenir! Il penserait sûrement qu’elle serait sous l’impero. Certainement, oui.

Elle revit le film de leur histoire durant deux secondes. Les hauts et les bas. Les moments chéris, les moments douloureux. Elle lui avait dit, juste avant la guerre qu’elle l’aimait. Elle s’en souvenait, elle était stagiaire…c’était juste avant un cours qu’elle était censée donner. Il l’avait rejeté, mais si doucement que ça faisait encore plus mal d’y penser. En fait, ça faisait encore mal, une blessure béante qui ne voulait pas guérir. Lui qui agissait de façon si extraordinaire avec elle, ça lui avait couté cher en courage de lui avoir dit. Elle n’avait pas enseigné ce jour-là et…la guerre éclata quelque temps après. La vie était drôlement faite. Étrangement. Mal faite.

Mel’ se parlait mentalement pour arrêter de pleurer, de rendre ses yeux plus secs. Elle passa une main rapide sous ses yeux, voilà, suffit… oui, ça marchait à moitié. Son regard lui semblait plus…froid. Elle en ressentit un léger frisson. Ça lui faisait de la peine de le voir comme ça, mais elle prolongea le regard, que voulait-elle tellement y voir? Aucune idée. Pour les rumeurs… Mel’ méprisait les jugements des gens et surtout, surtout les rumeurs. Elle s’en fichait un peu en ce moment, c’était au jeune blondinet qu’elle pensait.

Cependant son sourire eut l’effet d’un délicat baume et il put le voir dans les yeux de la jeune enseignante. Un petit éclat et en plus, elle eut un sourire elle aussi, tout petit et léger. Il souriait… et son sourire se mua en une nouvelle expression de stupeur. Une stupeur plus de surprise, pas comme quand elle avait vu que c’était Tristan qu’elle avait percuté.

«Quoi?! Et il me l’a pas dit?!»

Tais-toi bon sang! C’était une réaction tellement digne de la gryffondor, on dirait la petite adolescente qu’elle avait été. Le sale traite quand même! Mais en y réfléchissant bien, elle comprenait pourquoi il avait fait ça. Oui, c’était mieux qu’elle ne le sache pas, elle aurait stressé à mort si elle l’avait su! Non non, il avait bien fait. Elle finit par avoir un sourire, plus grand que le précédent. Ça brisait un peu la glace et… elle aimait mieux qu’ils discutent qu’il parte.

«Je vais enseigner les potions.»

Dit-elle, en se disant qu’elle lui devait un retour d’informations. Elle aimait son accent. Il lui avait manqué aussi tiens. Elle redressa son regard vers lui. Elle ne pleurait plus. Elle était perturbée, stressée, le cœur qui voulait exploser, mais les larmes de surprise et de soulagement avait cessé. Sauf que la jeune femme ne pouvait se retenir de le regarder. Il était bien vivant.

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Re: Retour aux sources [Tristan] -terminé-

Message par Marie_Eve_1989 le Lun 14 Avr - 17:04

Idiote, culpabilisée? Mon dieu! Ce n’était pas la journée à la jeune Professeure. Ce qui est dur dans cette histoire, c’est qui s’est passé deux ans. Deux longues années avant de pouvoir se retrouver. Des retrouvailles inespérées, mais des retrouvailles non-organisées, dans un corridor, en plein milieu de l’école et rien n’était prévu pas le Prince. Ce qui le laissait totalement de glace. Mais bon, c’est Tristan, on s’y fait. On l’aime ou on ne l’aime pas. C’est ainsi. Comment le Stagiaire réagirait si elle l’embrasserait? Ho mon Dieu, dure question à répondre. Il ignore sans doute comment il réagirait si elle l’embrassait immédiatement, sans le prévenir.

Quelle histoire c’est deux- là quand même. Oui, effectivement, des hauts, des bas, des zig-zags entre des moments heureux et des moments plus malheureux. Le Blondinet se rappelle également de ce moment, lorsqu’elle lui avait avoué son amour. Juste avant la Guerre, juste avant les deux années qui les avaient séparées. Il se rappelle également comment il avait réagi et ce qui lui avait dit. Il avait été si Bête, si cruel dans sa façon de la rejeter. Il avait été si … Lui. Et ensuite, la Guerre avait commencé et ce fut un mélange de toutes sortes d’émotions. Mais des fois, la nuit, lorsqu’il se couchait, dans le noir de son cœur, cette lueur perlait. Lueur d’espoir que quelqu’un l’aimait pour ce qu’il était. Mais ça, personne, Ô grand jamais ne le saura, car ça serait pour lui la plus grande de ses faiblesses.
C’est ce qu’il aimait chez elle. Son côté je-m’en-foutisme de ce que les autres pensent, de ce que les autres disent… à son sujet. Car s’il avait le moindrement pris en compte de ce que les autres disent sur lui, jamais ils en auraient été là.

Il continua à la regarder dans les yeux, comme pour lui aussi déceler ce qui a pu lui arriver durant toutes ses années. Ce qu’elle avait vécu, ce qu’elle pense de tout cette Guerre, de toute cette histoire. Il n’osera pas lui poser ces questions, mais il la fixe, en cherchant ces réponses. Son léger sourire traça encore sa magnifique bouche. Un sourire reste un sourire, même s’il est tout minime. Ha! Étrange, celui qui allait être son tuteur ne lui a rien dit. Sa bouille exprime alors une mine perplexe, le temps d’une minute, puis reprend son visage neutre, à la Tristan.

« Ha bon! Il n’en voyait peut-être pas la nécessité après tout. »

La nécessité de quoi Tristan. Que tu allais être là ? Présent à tous les jours, accompagnant Anthony dans ses démarches de remettre de l’ordre dans l’histoire et dans cette matière qu’est les Défenses contre les forces du mal ? Pas la nécessité de dire à Mélina qu’elle pourrait le croisée à tout moment? Et bien! Ses menottes allèrent se terrer dans ses poches de jeans, alors que son sourire est revenu lorsqu’elle lui annonça son poste pour les Potions.

« Je suis heureux pour vous. C’est un poste qui vous va bien! Vous avez toutes les qualités requises… »

Et… c’était sincère, il pensait chaque mot qu’il venait de prononcer. Oui, à chaque fois qu’il s’adressa à elle, il parlait en français. Il trouvait cela plus respectueux et plus facile à se comprendre. Après tout, sa chère mère ne lui a pas fait apprendre 5 langues pour rien, il faut bien qu’il se serve de ses acquis.

«Où alliez-vous, avant de me rentrer volontairement dedans? »


C’est dit avec un sourire dans la voix et le Prince sourit véritablement aussi. Cela fait du bien. Certes d’une minute à l’autre ses pensées vont revenir le hanter et le faire revenir la statue de Pierre qu’il est, mais profitons de ces quelques minutes de pause.

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Re: Retour aux sources [Tristan] -terminé-

Message par Vanoute le Lun 14 Avr - 23:20

Comment agit-on avec une personne qui nous a manqué et qu’on revoie après deux ans? Était-ce… un nouveau départ? Une régression, une amélioration? S’il vous plait un mode d’emploi. En ce moment, elle n’était pas un exemple particulièrement intéressant. Elle se sentait un peu à l’envers et en plus elle ne savait pas ce qu’il ressentait lui. Et Tristan étant Tristan, il ne se laisserait pas aisément deviner et… ça lui faisait un peu peur pour tout dire. Tristan était-il redevenu un étranger qu’elle connaissait bien? Deux ans… elle, elle savait qu’elle n’avait pas beaucoup changé, c’était la même fille qu’avant, un peu endurcie, plus solide, mais en même temps tellement plus fragile mentalement. Est-ce que le…bout de chemin –si on peut dire ça- qu’ils avaient fait ensemble était maintenant une histoire du passé pour le Prince? Pour elle, les souvenirs revenaient plus vivaces que jamais, c’était tellement précieux…

Trop de questions dans sa tête, ça lui donna un petit maux de tête, mais elle était habituée à ça aussi. Pourtant, elle avait l’impression que c’était justement sa tête que l’ancien Serpentard scrutait. Il avait toujours su si bien deviner en elle, Melina était un livre ouvert parfois, et on dirait même plus quand elle ne voulait pas. Enfin! Bref! La réponse du Prince la fit un peu rougir. Anthony ne lui avait tout simplement pas dit pour pas qu’elle fasse une crise d’angoisse en pensant qu’elle le reverrait. Et il ne l’avait pas dit au Serpentard parce que…Aucune idée, ça c’était un mystère. Elle lui demanderait tiens!

Et il sourit. Elle en oublia un petit moment ses questions, Se sourire. Elle sentit même un petit frémissement dans ses propres lèvres qui s’augmenta avec le compliment. Elle adorait qu’il la vouvoie. Parce qu’il ne le faisait pas aux Autres. Elle l’avait remarqué. Mais c’était encore peut-être dans sa tête tout ça!

«Merci, c’est très gentil.»

Et c’est bien vrai qu’elle était touchée par son compliment, elle sentit aussi que c’était sincère. Oh! Il avait peut-être encore un peu d’espoir qu’elle connaisse aussi bien le Prince. Peut-être. Puis il eut ses paroles. Volontairement hein? Il eut droit à la réaction typiquement Melina à ce moment-là. Un sourcil qui se hausse un peu, les bras qui se croise et ses lippes qui dessinent un sourire mi-découragé, mi-espiègle. C’était digne d’avant.

«Volontairement? Je suis devin maintenant, j’attendais sagement au coin du mur, évidemment. Et j’allais à mon bureau afin de mettre de l’ordre… ou du désordre, c’est relatif j’imagine.»

Elle ponctua ses paroles par un petit sourire plus léger, parler comme ça lui faisait bizarre. Comme si… ça ne devait pas être comme ça, comme si elle avait pigé la carte «reculer de trois cases» au jeu monopoly et elle ne savait pas où se mettre dans une situation pareille. Elle aurait simplement dû lui dire qu’elle était contente qu’il soit là, qu’il soit vivant, qu’il lui avait manqué. Oui, tu devrais lui dire Mel.

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Re: Retour aux sources [Tristan] -terminé-

Message par Marie_Eve_1989 le Mar 15 Avr - 6:56

« Comment agit-on avec une personne qui nous a manqué et qu’on revoie après deux ans? » C’est une excellente question, question que se pose également Tristan. Cela aurait été si simple d’être comme avant. Le Prince des Serpentards, sans tous ses problèmes et ses soucis. Mais bon, on ne peut changer ce qui a été fait et c’est ainsi qu’ils marquent une nouvelle page d’histoire. Plus tard, dans je ne sais quel monde, dans je ne sais quel moment, ils penseront à ce moment précis, peut-être ensemble, peut-être séparément, et ils se diront qu’ils avaient peut-être été cons d’agir de la sorte et de ne pas profiter, de comment dire… leur état vivant? Oui, on peut dire ça comme cela.

Tristan était ce genre de personne fermée à double tour. Son cœur et son esprit n’était pas un livre ouvert comparé à ceux de la jeune femme. Il fallait y creuser et même là encore, il ne se laisser pas lire aussi facilement. Les personnes qui ont réussi se comptent sur les doi… Sur deux doigts en fait. Et avant cette Guerre, Mélina était si près du but, si près de le percer, mais il a fallu que cette Guerre éclate, qu’il refuse à sa façon cette déclaration d’amour, qu’il soit perdu, ayant aucune nouvelle de lui, il a fallu qu’il soit… lui-même quoi. C’était une autre facette de ce qu’il aimait chez elle, son côté ouvert. Si différente de lui, si à l’opposée, oui, c’est cela, il aimait qu’elle soit son contraire et comme on dit : Les contraires s’attirent, non ? Qu’elle lui demande tient, à ce cher Anthony, tandis que lui, non il n’en fera pas un cas, vaut mieux qu’il ne déclenche aucune Guerre dans l’intérieur des murs, ils en avaient tous un peu trop vécu.

Cela lui fit du bien, il gagna un sourire. Il en oublie les larmes précédentes, comme on avait dit plus tôt, pour lui, des larmes égalent la tristesse, la peine et non de la joie. Et pour le vouvoiement, oui, il ne le faisait qu’à elle. En fait, il ne le faisait qu’aux gens qu’ils respectaient vraiment, outre sa famille immédiate, ce qui veut dire son père et … Sa sœur. (Sa mère étant une autre histoire.)

« Cela me fait plaisir et je le pense Mélina. »

Et c’est bien vrai ce qu’il dit, il le pense, c’est ça le pire. Elle avait vu juste, puisque que c’est vraisemblablement, irrévocablement sincère. Oui, on voit une lueur d’espoir. Certes, peut-être qu’elle ne le connaitra jamais totalement, mais on voir la lueur au bout de ce long tunnel qu’est le Blondinet. Il décrocha un sourire, le sourire à Ze Tristan, lorsqu’elle mima cette bouille qu’il connaissait tant. La bouille de Méline, celle qui a vu tellement de fois, suite à ses paroles. Il garda ses mains dans ses poches, en haussant les épaules, gardant ce sourire.

« N’essayez pas, je suis totalement sûr de moi. Je vous ai vu, vous essayez de mettre cela sur mon dos, mais… j’ai …. Découvert votre secret. (Petit rire à l’orée de sa bouche. Croquable, il est croquable.) Oh, voulez-vous que je vous accompagne jusqu’à la porte? »


Gentlemen, c’était un gentleman, toujours aux services des dames. Non, en fait, ce qu’il n’avouera jamais c’est qu’il veut continuer ce moment, qu’il ne s’arrête pas tout de suite. Et cela il ne lui dira pas, comme il ne lui dira pas qu’elle lui a manqué, qu’il est content de la voir. Quel beau duo ces deux-là.

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Re: Retour aux sources [Tristan] -terminé-

Message par Vanoute le Mar 15 Avr - 18:01

Melina avait une nouvelle conception plus accrue du moment présent. En voyant des gens mourir, des gens proches, des gens inconnus… elle en était venue à craindre de ne pas pouvoir faire ce qu’elle voulait faire dans la vie. De ne pas avoir assez de temps pour dire aux gens qu’elle aime, qu’elle les aime et qu’ils sont importants pour elle. Cependant, ce moment de motivation émotionnelle s’était un peu envolé avec la guerre. En dehors de sa famille et d’Amandine, personne n’avait eu droit à une déclaration aussi solennelle d’appréciation. Particulièrement Amandine qui avait toujours été son amie et qui mérite de se faire dire qu’elle était fabuleuse.

Cependant, son orgueil était revenu au triple galop. Oui, tu voulais, mais le pouvais-tu? C’était pas mal ça qu’elle se disait, elle manquait de courage. Et elle avait si peur de perdre au change. Peur tout court pour tout dire. La peur s’était aussi imprégnée en elle durant la guerre. Plus qu’avant. Mais ne s’attardons pas tout de suite là-dessus, ce n’était pas agréable.

Le moment présent cependant, devenait un peu plus agréable. On passa des larmes de soulagement à des sourires, c’était bien mieux après tout. Oh, et des compliments. Des compliments que seule Tristan pouvait aussi bien formuler. Ça lui faisait plaisir qu’il disait. Elle le savait. Il le pensait. Elle le savait aussi. Juste penser à cela la fit de nouveau un peu plus sourire. Oui, gardons espoir qu’il avait une petite faille qu’elle pouvait prétendre connaître.

Puis la scène sembla changer. Comme s’ils reculaient dans le temps pour revivre l’espace d’une demi-seconde un moment d’autre fois. Le sourire unique de Tristan, la bouille presque farouche de la brunette. Ses paroles lui arrachèrent finalement un rire franc, délicat. Elle secoua un peu la tête comme pour témoigner de son découragement.

«Je ne savais pas que j’étais aussi évidente à lire encore.»

Dit-elle…sans réfléchir. Mais avant que ses paroles puissent faire leur bonhomme de chemin, elle répondit à sa question.

«Ça serait très gentil, mais peut-être veux-tu aller porter ta valise avant? Nous sommes probablement plus près pour toi que pour moi.»

Parlons géographie tiens! Question de ne pas s’attarder sur les paroles précédentes qu’elle avait dite. En même temps, c’était vrai, il pouvait aller porter sa valise, c’était plus proche. Bravo la logique. Et en même temps… elle voulait continuer de passer du temps avec lui, ça lui faisait tellement de bien de le savoir près d’elle comme ça. On ne pouvait pas lui en vouloir, ses cauchemars avaient été peuplés de Tristan en train de mourir, de souffrir… de le voir bien vivant, respirant et tout ça devant elle, c’était plus que merveilleux. Elle ne pouvait pas cacher le fait qu’elle voulait qu’il soit un peu avec elle aujourd’hui… profiter un peu de sa présence, juste un peu si c’était possible.

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Re: Retour aux sources [Tristan] -terminé-

Message par Marie_Eve_1989 le Mer 16 Avr - 18:12

C’était Tristan tout craché. Il pouvait faire passer une personne des larmes au sourire et vice versa. Oui, c’était un être complexe, pas besoin d’en rajouter. Il avait une manière en lui de comment dire… Contrôler les gens. Non, pas dans le style manipulateur, mais plutôt dans le style… Manipulateur. Il en tirait le bénéfice, peu importe la situation, il y gagnait. Mais tout dépendait de la personne. Avec Mélina, il ne voulait pas la briser et en refusant sa déclaration d’amour, il y a deux ans, il y avait gagné le bonheur de la jeune fille, puisqu’il n’était pas dans sa vie. Vous voyez, lorsque je disais qu’il était complexe. Tout est impeccablement calculé. Contrôleur et organisateur? Oui, c’était ainsi qu’il était élevé il ne pouvait pas changer du jour au lendemain, mais qui c’est ? Bref, où en étions-nous? Ha oui! Passer des larmes aux sourires…


Oui, elle devait garder espoir! Espoir qu’un jour qu’elle puisse percer cette magnifique statue de pierre. Statue de pierre, pas dans le sens qu’il n’a pas de cœur, à sa façon il en a un. Statue de pierre de ses pensées, de ses rêves, de ce qu’il ressent. Seul Mélina, à défaut du contraire pourrait, je dis bien pourrait être cette personne qui trouve faille en cet Homme.

« Je ne savais pas que j’étais évidente à lire encore… » C’est ce qu’elle dit et puis rapidement elle change de sujet. Il sourit, à son rire. Magnifique rire. Pour lui, un sourire franc, vrai et sincère, à la manière de Tristan. Un sourire charmeur dont seul le Prince des Serpentards pouvait faire. Qu’a dit Anthony plus tôt? Ha oui, que le Blondinet s’occuperait des demoiselles… On comprend pourquoi, à la vue de ce sourire, même Amandine pourrait dire qu’il est … mignon. Hmhm!! Mais revenons au fait qu’elle a voulu changer rapidement de sujet. Il gardera en note cette phrase, pour la lui servir au moment opportun.

Ha oui, sa valise, celle qui lui donner un coup de poigné aux cinq minutes, faisant mine d’attendre après son Maître, puisque celui-ci a décidé de ne plus avancer. C’est d’ailleurs à ce niveau que les billes d’émeraude du Stagiaire s’abaissent. Pendant un bon 30 secondes, il la fixe, se disant vraiment qu’il devrait la jeter au bout de ses bras, l’autre côtée la fenêtre, mais bon, c’est lui qui lui avait donner le sort de la suivre jusqu’à ses appartements, donc il ne peut s’en prendre qu’à lui-même. Puis sa bouille revient à elle, accompagnée d’un soupire. Il secoue sa tête, de découragement. Une longue inspiration et il reprend :

« Mes appartements sont dans les cachots… On peut s’y rendre. Ensuite, je vous accompagnerai à la porte de votre bureau, Ça vous va ? »

C’était une question presque posée pour la forme, car le jeune homme se mis à marche, joignant ses mimines dans le bas de son dos. Il ne demanda pas la permission ou bien sa réponse. Il savait qu’elle suivrait. Pourquoi? Car, comme il la connait, comme il peut lire en elle, il sait que, comme lui, elle n’a pas envie que ce moment se terminer, des au revoir, des à la prochaine fois. Car cela voudrait dire qu’il faudrait qu’ils reparlent, qu’ils abordent d’autres sujets. Vaut mieux faire une étape à la fois, hein Tristan. Bref, il continue sa marche, suivi de sa valise, regardant en biais pour voir si la jeune Professeure le suit.

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Re: Retour aux sources [Tristan] -terminé-

Message par Vanoute le Mer 16 Avr - 21:52

Ça c’était quand même discutable! À quel point de ne pas avoir été avec elle rendait la jeune femme heureuse? Plus tard? On était plus tard en ce moment et la douleur était toujours là, il lui semblait que la vie aurait été bien plus heureuse avec Tristan près d’elle, non? Mais c’était le cœur douloureux d’une jeune amoureuse qui parlait. Elle n’avait aucune comparaison qu’elle pouvait faire de toute façon hein? Lui non plus d’ailleurs tant qu’à être dans le sujet!

Puis Mel’ fit une bourde horrible en prononçant La phrase. Non non, elle n’avait rien dit, elle s’était dépêché de dire autre chose, comme pour tenter de faire oublier ce qu’elle venait de dire. Son rire lui fit comprendre que lui n’allait pas oublier de si tôt ce qu’elle venait de dire. Tant pis. Mel suivit son regard sur la vilaine valise qui ne se faisait pas oublier et elle sourit légèrement. Son sourire s’agrandit quand il soupira de découragement, elle le trouvait adorable quand il soupirait. C’était… une drôle de façon de le trouver mignon, mais son air un peu hautain lui allait si bien et c’était encore plus adorable lorsqu’il soupirait. Aux cachots? Et dire qu’elle avait refusé d’y dormir elle. Elle se retint de le dire à haute voix d’ailleurs. Il put voir son sourire un peu espiègle quand il la regarda et lui demanda si ça allait. Bien sûr que oui! D’ailleurs, son hochement positif de la tête en même temps que Tristan qui avançait signifiait bien qu’il était sur la même longueur d’onde. Elle réajusta son sac et marcha à ses côtés. Elle tenait la ganse de son sac à deux mains en regardant devant elle. La jeune femme semblait vraiment hésiter à lui dire qu’elle s’était inquiétée pour lui, elle finit par se dire que ce n’était pas le moment, pas dans un corridor, pas tout de suite. Cependant, elle voulait lui parler, comme si elle avait toujours eu envie de lui parler durant ces dernières années.

«Ça fait drôle de voir que nous sommes les quatre de retour au château. Amandine est aussi ici. Moi et Anthony sommes enseignants et toi, he bien, tu es un aspirant.»

Ça, c’était du typique Melina, elle avait toujours aimé un peu le taquiner, même si elle savait que ça se retournerait inévitablement contre elle, mais en même temps, c’était comme avant et ça, ça faisait plus de bien que n’importe quoi au monde. Elle glissa ses billes océaniques sur lui en gardant son sourire puis se tourna de nouveau vers l’avant, évitant une armure qui se tenait le long du mur.

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Re: Retour aux sources [Tristan] -terminé-

Message par Marie_Eve_1989 le Jeu 17 Avr - 15:33

Oui, c’est quand même discutable, on peut en convenir. Mais bon, la réflexion venait du Blondinet, demander à qui vous voulez et les gens vont dire que c’est complètement stupide, dans la vie, si l’on veut quelque chose, il faut en profiter tout de suite, avant qu’il nous échappe. Dans sa tête, elle allait être plus heureuse. Plus tard! S’il n’y avait pas eu toute cette guerre, s’ils avaient eu le temps d’être des amis… Hmhm! S’il avait eu le temps de disparaître de la bonne façon. Mais comme on dit, il est complexe le Tristan et cela est sa réflexion. N’essayons pas de comprendre.

Et oui! Ses appartements étaient aux cachots. Il avait passé toutes ses années d’études dans ce lieu ou presque et cela c’était quand il allait l’espionner ou … Bon, ne rajoutons pas de détails ici, un jour, peut-être, tout ce genre de secrets sera dévoilé, pour l’instant gardons le mystère. Et le jeune Homme aurait sans doute aimé savoir qu’elle avait dit non pour avoir ses appartements aux cachots. Cela lui aurait fait du bien, mais aussi, c’était ce genre de phrase qui pouvait retourner contre elle, à son avantage, pour lui faire piquer les nerfs. Dans ce genre de situation, il aimait la faire impatienter, l’ancien Serpentard la trouvait si belle quand elle s’impatientait. C’est peut-être pour cela qu’il le faisait si fréquemment.

Donc, c’est ainsi qu’ils se mirent en marches en direction des cachots. Il la regarda de biais, changeant de position, réajustant ses mains, les enfouissant dans ses poches. Pour l’instant le Prince ne savait pas quoi dire, donc il ne faisait que l’observer, discrètement. Peut-être pour confirmer qu’elle était bien là, à ses côtés. Aussi pour regarder à quel point qu’elle était belle. Oui, malgré le temps qui a passé, il la trouvait encore immensément belle à sa façon. Mélina était un tout et ce tout lui plaisait. Puis elle parla, sa tête dévie de sa trajectoire et ses émeraudes fixèrent droit devant lui. Et elle se met à parler… De retour au Château, mais pas seulement de lui, mais d’Amandine… et d’Anthony… Et bien. Un autre soupire, oui, le voilà déçu, lui qui croyait qu’elle était contente de le voir lui, seulement lui. Et ça c’était du Tristan tout craché. Jalousie à l’état pure, quand tu nous tiens. Et en plus, elle lui disait qu’il était un aspirant. Non, mais si elle ne le connaissait pas… Il se dirait qu’elle le taquine… Non, mais attendez une minute, c’est qu’elle le taquine. Ho! Bref, le regard fixe devant lui, les mains dans les poches, il lui répond :

« Ho, Amandine… Et que fait-elle, ici au Château ? (C’est dit de façon presque forcer, non, mais un jour ces deux-là devront régler leur conflit, qui vient de nulle part, car ils ne se sont sans doute jamais parlé.) Un aspirant qui en sait sans doute plus que les deux enseignants, mais un aspirant quand même. Si vous avez des questions, vous viendrez me voir. »

Et c’est dit avec le ton le plus hautain de ce monde. Presque froid, à la Tristan. Oui, je crois qu’elle l’a insulté, mais c’est Tristan et il ne faut pas s’en faire, il va revenir normal sous peu. Puis ses billes glissèrent vers elle, un moment. Au moment où elle évita de justesse l’armure et tout d’un coup sa mimique changea, un sourire vint. Non, elle n’avait pas changé sa Mélina.

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Re: Retour aux sources [Tristan] -terminé-

Message par Vanoute le Sam 19 Avr - 21:46

Bon, Mel’ définitivement, tu penses trop. Arrête. Impossible, bien sûr, en plus, on dirait que son cerveau se mettait en mode redbull quand il s’agissait de Tristan. Bref, ses réflexions parfois lui faisaient un peu peur, à quel point pouvait-elle s’inventer des choses, jeune femme qui voulait tellement ne plus avoir peur qu’elle commençait à craindre d’avoir peur. Compliqué un peu. Pourtant, à bien y penser, c’était que dans la tête de Mel’ que tout était compliquée parce qu’en tant que personne… D’accord. Rien dit. Elle a ses côtés compliqués, mais les gens qui la connaissent très bien n’ont peut-être pas tant de difficultés. Et dire qu’avec les inconnus, elle peut devenir presque aussi arrogante que Tristan, c’est pas peu dire!

Marcher aux côtés de Tristan lui rappelait ses années de scolarité quand ils marchaient ensemble et qu’elle sentait des regards de feu dans son dos. Pourtant, elle n’avait jamais pris soin de s’en faire. Qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire qu’on la jalouse, aucune de ses filles ne la connaissaient. Sauf Vanessa, elle, elle l’avait vraiment détesté. Elle arrivait toujours aux mauvais moments, elle avait une voix criarde, une personnalité de merde et elle était collante comme une sangsue. Voilà. De la haine à l’état pure.

En parlant de malaise, en voilà un bien joli que la Belle venait de créer. Vraiment, un observateur pourrait trouver la situation bien drôle! En fait, même Mel trouva la situation drôle, c’était presque rafraichissant cette réaction de l’ancien Serpentard. Était-ce un soupir de jalousie? Non non… peut-être? Elle ne lui demanderait pas de toute façon! Elle eut un sourire dans la voix quand elle répondit à la première question.

«Elle va travailler à l’infirmerie.»

Elle était amusé de son ton hautain, avant, elle aurait été un peu plus active dans sa réponse, en ayant un sentiment de culpabilité de l’avoir insulté, mais là, ça lui faisait trop de bien pour s’en vouloir, elle était trop contente de le voir. Bonjour le changement d’émotions en passant hein! Elle évita l’armure et elle eut un petit rire. Un rire rempli de mélancolie et de nostalgie. Même qu’elle s’arrêta, abaissant son regard un moment sur ses chaussures –elles étaient noires et magnifiques, non?- et se lança tout aussi soudainement qu’elle avait juré le silence.

«C’est idiot, mais même ton ton hautain m’avait manqué. Elle fixait ses chaussures. Je n’aurais jamais pensé que des manies de personne qui nous manque pouvait nous manquer encore plus. Elle ricana de nouveau, yeux sur ses souliers. Et pourtant, ta façon de parler, ton accent…même ta façon de placer tes mains dans ton dos me manquaient!»

Elle releva alors les yeux. Ils étaient brillants, mais pas de larmes, brillants de souvenirs d’avant. Hm, ça lui sortait d’où cette révélation? Un coup de tête. C’était son arrogance qui avait fait couler cet aveu. Elle eut un nouveau rire, un peu nerveux en replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille avant de continuer.

«Et désolée, je ne voulais pas t’insulter.»

C’était dit avec un petit sourire légèrement espiègle. Finalement, elle aimait mieux les retrouvailles comme ça. Elle n’avait pas continué à pleurer, mais là, elle était bien, vraiment bien quoi qu’un peu intimidée de ce qu’elle venait de dire. Elle espérait…ne pas lui faire peur hein! En plus, il comprendrait aussi tout ce qu’elle n’avait pas dit, c’était si ennuyeux qu’il la connaisse bien…non? Allons, ne reste pas là en attendant une réaction, elle se remit à marcher, oui oui! Il fallait bien qu’ils se rendent aux cachots, non?

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Re: Retour aux sources [Tristan] -terminé-

Message par Marie_Eve_1989 le Ven 25 Avr - 11:42

Elle est aussi arrogante que Tristan, avec les inconnus? C’est presque impossible. On croit y arriver et au moment où l’on pense qu’on est aussi arrogant que lui, celui-ci se surpasse et devient encore arrogant que la dernière fois. Et pour ce qui est de trop penser, le jeune Homme avait un don avec ça, il réussissait à rendre la personne la plus zen sur terre, stressée et anxieuse. Oui, cela on peut le dire, il complexifie les choses, le Bellâtre, car sa vie à elle seule n’est pas simple, on dirait qu’il veut rendre celles des autres aussi complexe que la sienne.

Haaaa les bons vieux regards qu’on leurs lançait lorsqu’ils se promenaient dans le château, on dirait que cela faisait des années, voir des décennies que cela ne c’était pas produit, sans doute parce que leur réalité avait bien changé. Et Vanessa, charmante jeune fille quand on y pense? Non, pas vraiment, Vanessa avait le don de se mettre dans le chemin de tout le monde, de crier plus fort que les autres, de prendre la place de ceux qui la prenaient déjà. Que faisait Tristan à ses côtés? On peut sans doute se poser des questions, mais comme Tristan est un être méticuleusement calculé, la présence de la Corneille devait avoir sa place. Mais bon, peut-être qu’on ne veut pas savoir la réponse aussi, peut-être qu’il ne la dirait pas non plus. Ha la la, tant de secrets dans un beau corps. Le stagiaire adorait sans doute savoir que la Belle la détestait autant.

Pourquoi ne pas lui demander si c’était un soupire de jalousie, si le Blondinet était jaloux. La brunette ne voulait pas savoir s’il était jaloux? Elle avait peur de sa réaction? Oh et là, la voilà qui répond, pour le renseigner sur Amandine! Comme si cela pouvait vraiment l’intéresser. Il l’écoute, par contre, mais aussitôt que s’est dit, c’est rentré d’une oreille et c’est sorti de l’autre. Belle guerre silencieuse qui a entre Amandine et lui, on ne sait pas trop pourquoi et comment, mais bon, c’est la vie hein.

« Oh, d’accord… »

C’est tout ce qu’il trouve à dire de toute façon, puisque cela ne le dérangeait pas vraiment de savoir ou de ne pas savoir. Et voilà qu’elle commença un monologue que ce qui lui manquait. Son ton hautain. (Quel ton hautain se dit-il, pour lui c’était naturellement son ton ordinaire.)Ses manies? (Quelles manies? Il n’avait aucune manie, se dit-il. Pour lui, cela faisait aspect de sa personne, de son être entier.) Son accent, sa façon de parler et ses mains dans son dos. Ho et en plus, elle regardait le sol. Un sourire, un vrai, encore avec des parcelles de son côté hautain, vint sur ses lèvres. Là, il la regardait, elle s’était remise à marcher, donc lui, en continuant de la suivre, avec aisance, sans nécessairement faire attention où il marchait. Mais tout le monde sait qu’il ne saurait pas fait mal ou foncer dans quelque chose.

« Ce que vous voulez dire, c’est que je vous ai manqué… »

Encore le sourire ses lèvres. Tout en la regardant. Il voulait voir ses réactions. Il voulait savoir comment elle allait réagir, voir ses émotions empreintes sur son minois. Et le Ténébreux aimait, adorait à vrai dire la confronter, la pousser à parler, car lorsqu’elle parle, son monde s’illumine, mais cela, il ne lui dira jamais. Et en plus, la Jolie s’excuse de l’avoir insulté. Il gagne vraiment dans ces retrouvailles. Il ne dira rien de plus à ses excuses, puisqu’il n’a rien à dire de plus. Non, il marche et il attend avec impatience de voir sa réaction et d’entendre ce qu’elle a à dire.

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Re: Retour aux sources [Tristan] -terminé-

Message par Vanoute le Ven 25 Avr - 13:21

C’est vrai que prétendre être aussi arrogante que Tristan, c’était de la prétention. Prétendre être aussi prétentieux, franchement! Blanche-Neige, tu es trop genti… non, peut-être pas finalement. Sauf que si elle se fichait royalement des gens, la jeune femme n’en trouvait pas l’utilité d’être désagréable en plus! Enfin, c’était la façon à Tristan d’être! Ils étaient si différents parfois. Et pourtant…

Bref, elle le renseigna sur Amandine, elle sentit tellement son ton qu’il s’en foutait un peu, même pas mal en fait et ça, ça la fit sourire. Elle adorait Amandine, c’était sa meilleure amie après tout, mais la haine que ces deux-là se vouait était amusante. Surtout pour les autres ! Ensuite, il se passa quelque chose d’étrange. Mel’ se permit de parler un peu…en fait, elle aurait peut-être mieux fait de se…non. Non, il fallait bien qu’elle parle, elle n’était plus l’adolescente qui ne dit rien de rien, non. Elle était une adulte qui savait qu’on pouvait perdre les gens à tout instant. Sauf qu’avec Tristan, c’était compliqué. En fait, compliqué et Tristan rimaient tristement bien ensemble. Tout sortit d’un coup, et… mieux vaut se remettre à marcher! Et lui aussi finalement. Bien! On pouvait passer à un autre… Non. Il lui lança LA réplique. Elle continua d’avancer et il put clairement entendre un rire traverser ses lèvres avant qu’elle ne pivote son regard vers lui, un sourcil haussé. Elle croisa les bras. Timide, un peu, pas trop. Elle planta son regard dans le sien, elle avait pris un peu plus d’assurance?

«Hm… c’est peut-être ce que tu peux en conclure! Remarque, je n’ai pas clairement dit ça non plus! Je parlais de choses bien précises!»

Elle ne se laissait pas faire, elle ne se laissait jamais faire avant non plus, il fallait qu’elle réponde, c’était… Mel et ça ne serait pas digne d’une confrontation si elle se laissait faire, non? Elle retourna son regard vers l’avant en secouant un peu la tête pour détourner ses iris clairs de ceux de Tristan.

«En fait, j’ai surtout passé mon temps à mourir d’inquiétude.»

Non, mais, Il faut que tu te taises là, vraiment! Non, non, ça fait du bien de dire cee genre de choses. Et ça le concernait, aussi bien être sincère! Elle lui montrerait qu’elle était capable de parler un peu! En même temps, elle était terriblement curieuse de voir la réaction qu’il allait avoir face à ce genre de paroles. Ça veut dire que oui, il lui avait beaucoup manqué, et quand plus, elle s’était inquiétée pour lui. Elle disait tellement de choses en si peu de mots la jolie Mel’. Elle pivota alors de nouveau son regard d’océan vers lui, le regardant franchement, en espérant qu’elle ne tombe pas… parce qu’elle, elle avait tendance à toujours tomber, surtout dans presque rien…genre un repli de tapis! Une dalle un peu plus surélevé, un bout d’armure dans le chemin!

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Re: Retour aux sources [Tristan] -terminé-

Message par Marie_Eve_1989 le Jeu 12 Juin - 10:27

Au fond d’elle-même, Mélina est une gentille fille qui est simplement timide et qui n’ose pas affronter le reste de la terre entière. Hm… non! Mais bon, des fois, en secret, le ténébreux ose espérer cela et se crée des magnifiques scénarios d’une terre paisible où il fait bon vivre et où la vie ne rime pas avec complexité et tristesse. Il peut être romantique ce Tristan, des fois, mais bon, cela est enfoui sous une armure en acier indestructible. Et pour ce qui est de la différence entre ses deux personnes, oui, certes, ils le sont, mais ils se complètent tellement bien qu’on en oublie leur différence.

Belle guerre froide entre Amandine et le Prince des Serpentards. Oui, c’était amusant d’entendre et de voir cette guerre silencieuse entre ses deux-là. On ignorait tout de leur conflit, mais bon, cela venait sans doute d’un point précis et un jour, ils découvriront le pourquoi du comment… Mel’ se permit de parler un peu ? Elle déversa des tonnes d’informations, vous voulez dire… En gros, la Professeure lui avait dit qu’elle s’ennuyait du beau Blond, que ses manies et sa personne lui avaient manqués, c’est énorme comme aveu et Tristan était touché du fond du cœur, mais il ne laissa rien paraître, puisqu’il aimait avoir l’air de s’amuser à ses dépens. Vous vous rappelez? Tout est calculé, sa complexité est organisé, il ne peut rien laissé au hasard, car cela le démoraliserait au plus haut point. Et pour tout dire, il aimait, non il adorait lorsqu’elle parlait comme ça, lorsqu’elle laissa sa timidité de côté pour s’ouvrir au monde. Puis, il n’en revenait pas, lorsqu’il entendit son rire, puis un regard dans sa direction, les yeux se croisent, il accepte et maintient le regard.

« Peut-être ? Non, à vrai dire, c’est ce que j’en conclus, j’en suis sûr et certain… Si ces choses précises… comme vous dites… Vous ont manqués… C’est que je vous ai manqué, puis que ces choses font partie de moi…. »

Et voilà que son regard dévie, il perd ses yeux de vue, bref, ce n’est pas cela qui l’arrête, il continue de la regarder, de la fixer, car il n’abandonne jamais. De toute façon, on sait qu’il aime gagner ce Tristan, donc, il va tout faire pour y réussir. Et voilà qu’elle avouait qu’elle était morte d’inquiétude? Pour lui? Ses émeraudes ne la quittent pas, ils la fixent. Inquiète pourquoi? Parce qu’ils ne s’étaient pas parlés depuis plus de deux ans, qu’elle n’avait eu aucune nouvelles de lui ? Certes peut-être et cela… le toucha énormément, mais il garda son sourire, à l’orée de sa délicieuse bouche, le regard droit, armé de son air hautain.

« Je suis un grand garçon, il ne m’aurait rien arrivé… Dans cette histoire, c’est moi qui devait être inquiet, vous êtes quand même petite et magnifiquement belle... »

Ça, c’était du Tristan tout craché. Il cachait une vacherie avec un compliment. Même s’il pensa tout ce qu’il venait de dire. Oui, si elle le connaissait bien, elle saurait qu’il pense ce qu’il venait de dire et que ce n’était pas un commentaire sexiste, mais qu’on ne peut pas le changer, il est comme cela et il aime avoir l’avantage dans ce genre de situation. Et d’une certaine façon, il vient de lui avouer que lui aussi c’était ennuyé de sa magnifique personne. Il accepte son regard, mais il arrête un instant de marcher, pour la regarder.

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Re: Retour aux sources [Tristan] -terminé-

Message par Vanoute le Lun 16 Juin - 14:40

Mel’ avait trop longtemps imaginé ce qu’elle pourrait dire à Tristan si elle le revoyait. Ce qu’elle voulait lui dire, ce qu’elle pensait vouloir lui dire et ce que finalement elle lui dirait. Inutile de dire que toutes ses pensées étaient fausses et qu’en somme, rien ne se passa comme elle l’avait pensé, mais c’était bien. Très bien même quand on y pense un peu plus. Elle en disait déjà pas mal et si elle avait pensé lui parler d’une autre façon, l’humour était la bienvenue finalement et même plus adéquate peut-être entre eux. C’est comme dire qu’une partie de leur relation qui datait était resté la même. C’est à savoir à quel point. 2 ans, c’est énorme. En 2 ans, il s’en passe des tonnes de choses et cette pensée serra légèrement le cœur de Mel’. Cependant ce petit pincement s’évapora un peu aux paroles de Tristan. Il avait raison. Encore une fois. Elle eut un nouveau ricanement en ayant du mal à retenir son regard à ce moment-là, c’était un peu gênant quand même.

«Une logique irréfutable.»

C’était un petit murmure. Ça voulait dire. Oui, tu as raison, tu m’as manqué. Mais pourquoi le dire si facilement hein? Il allait comprendre. Mel savait qu’il comprendrait et sûrement que Tristan allait savoir qu’elle savait. Elle sentait encore son magnifique regard sur elle, mais elle n’arrivait pas à relever tout de suite ses yeux, elle devait se concentrer. Parce que Tristan, lui, était dur à lire. Et Mel’ avait peur de mal le déchiffrer parfois, elle ne savait pas avant s’il lui laissait volontairement une petite faille pour qu’elle tente de le comprendre, mais maintenant… qui dit qu’il lui laisserait la chance? Elle lui avoua quand même qu’elle avait été morte de peur pour lui, c’était trop franc, trop vrai et ça avait été trop intense pour qu’elle ne le lui dire pas. Son commentaire lui arracha un sourire amusé, un beau sourire amusé, mais aussi satisfait de ses paroles. L’humour, c’est bien. Elle releva ses iris brillants sur lui.

«Quand on apprécie une personne, on peut s’inquiéter même si on sait que cette personne est suffisamment forte pour… pour continuer. Et puis, j’ai su me rendre utile malgré ma petite taille. Et même malgré mon visage.»

Wow, c’était bien dit. En même temps, si Tristan cachait une vacherie avec des compliments, Mel’ cachait ses sentiments par l’humour. Enfin, tous deux étaient très limpides malgré tout, mais bon. Elle l’appréciait. Le mot était sûrement un peu faible quand même, mais allait-il comprendre? Peut-être. Elle s’arrêta en même temps que lui, soutenant ses iris aux couleurs de la forêt. Elle eut encore le goût de l’embrasser, vraiment, ses envies étaient inappropriés! Hm… passons. Puis elle réfléchit de nouveau à ses paroles et, sans le quitter des yeux bien sûr, elle lança ses mots.

«Tu as pensé à moi alors?»

C’était si mal choisi comme mot. Tu t’es inquiété pour moi serait plus judicieux, plus… précis. Là, c’était très large. Trop large même. Mais Mel’ était comme ça, quand elle ne voulait vraiment pas dire une chose d’une façon, ça finissait par sortir comme ça quand même. Oui, avait-il pensé à elle? Comprendrait-il que elle oui? Beaucoup même? Le pincement lui revint au cœur. C’était la guerre, rien de…romanesque. Pas le temps pour penser au cœur se disait-elle. Elle avala sa salive en attendant sa réaction.

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Re: Retour aux sources [Tristan] -terminé-

Message par Marie_Eve_1989 le Lun 16 Juin - 16:11

Mélina était de nature romantique et cela lui allait bien, mais pouvait-on réellement prévoir une rencontre après toutes ces journées, ces semaines, ces mois et ces années sans se voir? Je ne crois pas et leur rencontre en est la preuve. Tristan avait peut-être, sans doute, lui aussi calculé leurs retrouvailles, il avait sans doute imaginé comment cela se déroulerait, comment cela se produirait, mais rien de ce qu’il avait sans doute prédit est arrivé. Puis, après tout, leur rencontre n’est pas si mal non plus et il se sent bien avec cela, certes, il n’avait rien calculé pour ce coup, mais au moins, le Prince s’en sortait pas si mal que cela et cela le réjouissait ou plus profond de lui-même. C’est vrai, leur relation semblait être la même, enfin une partie, oui. Peut-être que c’est cela qui leur fallait pour réparer les deux années de perte qui s’était écoulée. En tout cas, on peut dire que cela fait beaucoup de peut-être et qu’ils sont sûrs de rien, mais cela a tellement fait leur charme par le passé, ils ne pouvaient quand même pas se revoir et être si différent. Et de toute façon, l’humour leur allait bien. Puis voilà que la Professeure des potions lui annonça que c’était d’une logique irréfutable. Ce qui le fera sourire. Il avait toujours raison. Il s’en félicita même intérieurement. Imbus de lui-même? Noooon, pas du tout voyons dont, où allez-vous chercher cela?

Donc, il avait raison, encore une fois, comme toujours. Puis, pourquoi ne pas le dire aussi clairement? Car cela voudrait dire que ce qui c’était passé depuis deux longues années c’était bien passé, qu’ils ne s’étaient pas vus depuis 24 mois, qu’ils s’en était passé des choses. Il faudrait qu’il parle de ce qu’il avait vécu, il faudrait qu’elle parle de ce qu’elle avait vécu et comment dire cela, il aimait mieux lorsque c’était plus vague, qu’il devait se creuser la cervelle pour déchiffrer son langage et s’amuser à ses dépens de la Blanche-Neige. Ses perles restèrent sur elle, sachant très bien l’effet que produisait son regard sur la demoiselle. De toute façon, Tristan était comme cela, il perçait du regard, scruptait à la loupe, il n’avait peur de rien, il défiait chaque situation et elle, de toute façon, était un délice à regarder, il ne s’en priverait quand même pas. Et pour ce qui est de lui. Oui, il était difficile à saisir, difficile à percer. Dans son jeune temps, il lui laissait quelques failles, pour être gentil avec elle, mais là, avec ses deux années, il ne serait pas si facile à lire. Il accepta son regard, la fixant toujours avec cette étincelle dans les yeux. Puis voilà qu’elle lui parla de relations entre personnes. Que lorsqu’on apprécie quelqu’un, cette personne peut s’inquiéter pour celle-ci. Puis la revoilà, sa Mélina, elle cacha son compliment par l’humour, pas la défense. Elle ne pouvait pas terminer sa phrase ainsi, elle devait rajouter quelque chose pour dissimuler ses pensées. Mais Tristan étant Tristan, il garda le bout de phrase qui l’intéressait.

« Donc, ce que je peux en conclure, c’est que vous m’apprécier, au point de vous inquiéter pour moi, je trouve cela très honorable de votre part, Mélina…! »

Le mot apprécier était peut-être faible pour elle, mais il l’avait saisi, il l’avait encabané pour le garder et s’en servir à son avantage, comme toujours. Ses menottes allèrent dans ses propres proches, toujours en la regardant. Non, le Blondinet ne lâcha pas son regard. Il ne voulait pas manquer une seule de ses réactions. E voilà que la magnifique lui posa la question. La question dont il ne s’attendait pas. « Tu as pensé à moi alors…? » Le stagiaire n’avait pas vu le coup venir. Mais son regard la fixa encore, un regard froid, dépourvu. Il se douta qu’elle, elle avait pensé à lui. Sa façon de lui parler, d’être cela se ressentait. Alors que pour lui, c’était plus difficile à déchiffrer. D’un murmure, faible, presque inaudible, il lui répondit de la façon la plus franche du monde…

« Penser à vous m’a gardé en vie… »

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Re: Retour aux sources [Tristan] -terminé-

Message par Vanoute le Lun 16 Juin - 21:35

La faute à la tête à Mel’ qui pense juste trop pour son propre bien. L’insomnie n’était pas causé par un manque de volonté, ses moments lunatiques n’étaient pas parce qu’elle était en train de penser à des papillons. Elle a l’esprit trop fertiles dans des idées et parfois plus on pense et plus les penser deviennent négatives, surtout quand on a vraiment peur pour les gens autour de nous. Ama’, Antho, Vincent, Félix et Tristan… Une peine horrible quand elle apprit la mort de Félix. Souvenirs très douloureux. Enfin. Tristan, lui, était bel et bien devant elle. Bien vivant, bien souriant. Mais sûrement blessé comme n’importe qui qui va à la guerre, mais orgueilleux comme pas un. La fierté avant tout, n’est-ce pas beau Tristan? La fierté et la froideur. Mais il souriait! Il sourit d’ailleurs quand elle lui dit qu’il avait une bonne logique, il était satisfait et n’importe qui pouvait le deviner à ce sourire. Vilain Tristan que tu es.

En s’arrêtant, Mel’ eut l’impression que la tension monta un peu, pas une tension négative, mais… comment dire. L’atmosphère était plus palpable. Mel le regardait, lui l’analysait. Que voyait-il en elle? Qu’avait-il vu de peut-être différent quand il lui avait lancé la boule de papier dans la bibliothèque? Étrange comment leur première rencontre la frappa avec force. Ils étaient encore étudiants. Et elle ne voulait absolument rien savoir de lui au début, souvenons-nous! La vie change. Et pourtant… elle se posait encore des questions d’autrefois. Elle ne lui demanderait pas, parce qu’elle se douterait qu’il ne répondrait peut-être pas directement à sa question et puis… cela valait-il la peine d’être demandé? Sans savoir pourquoi l’ancienne Gryffondor avait peur en ce moment. Peur de faire les mauvaises choses, de dire les mauvais mots. Quand elle lui expliqua l’inquiétude, la réponse de Tristan ne l’a surpris pas. Parce que Tristan étant Tristan, il pouvait presque quelques mots d’une phrase à son avantage. Elle aimait et détestait à la fois quand il faisait ça. Là, elle n’avait pas envie de jouer sur ce mot. Oui, elle l’appréciait. Oui, comme avant. Peut-être plus, étrangement. Elle eut quand même un petit sourire à la pointe des lèvres, ce qui lui donnait l’air plutôt espiègle.

«Honorable? Ce n’est pas le mot qui me viendrait en tête du premier coup!»

Oui, elle se moquait gentiment, pas méchamment du Prince. Honorable. Oui, elle devait l’être probablement. Blanche-Neige soutint son regard, très facilement pour être honnête maintenant. D’autant plus qu’elle lui lança une question qu’elle-même se surprit à demander. Elle devait sans doute vouloir le savoir bien plus qu’elle ne le pensait. Là, elle aussi se mit à le fixer. Tenter de lire ce mur de pierres si froid. Pauvre Mel, une partie d’elle avait tellement peur, tellement de craintes. Ses mots lui firent l’effet de l’été ou encore d’un bon feu. Oui, elle sentit tout son corps s’envahir d’une douce chaleur. C’était étrange, mais à la fois normale, ses paroles lui firent tellement chaud au cœur, tellement du bien.

Son corps réagit avant toute chose. Elle fit un pas vers lui, un pas qui l’amena près du Prince des Serpentards. Une main se leva pour se poser contre son bras et… Son corps se figea. Son visage était vers le sien, mais si elle allait pour l’embrasser, elle s’arrêta. Son autre main se figea également. Avait-elle le droit? Deux ans, c’est beaucoup. Avait-il une femme dans sa vie? Question qui pouvait sembler idiote, mais elle se les posa réellement à ce moment-là. C’était évident, ce qu’elle allait faire. Mais là, elle attendait son approbation. Et son cœur craignait encore une fois le rejet, c’était mieux qu’il la repousse maintenant que s’il le faisait pendant qu’elle l’embrassait. Son regard toujours dans le sien. Elle n’avait pas le droit, elle n’aurait pas dû…réagir comme ça. Elle resta sans voix, question muette qui se posait, simplement.

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Re: Retour aux sources [Tristan] -terminé-

Message par Marie_Eve_1989 le Mar 17 Juin - 8:46

On remonte dans le temps. Que voyait-il en elle? Qu’avait-il vu lorsqu’il lui avait lancé cette foutu boule de papier à la bibliothèque. C’était il y a tellement longtemps. Même pour lui. En tout cas, il pouvait dire qu’il avait travaillé fort, fort, mais pas comme avec les autres filles. Les autres filles avaient tendance à le vouloir, tout de suite, à s’accaparer de lui, à courir après lui. Il ne levait qu’un simple doigt et le Bellâtre pouvait avoir une femme, fille à sa merci. Avec Mélina cela avait été différent, depuis le jour où il lui avait lancé cette boule de papier, c’est Lui qui avait fait les premiers pas, c’est lui qui avait été de l’avant. Certes, jamais ils ne sont revenus sur ce sujet, il ne s’est jamais expliqué, car elle n’a jamais demandé. Et si un jour, elle venait à lui demandé ce qui lui avait pris, le pourquoi du comment, ce qu’il avait vu, Tristan ne pourrait répondre, car Tristan étant Tristan, il ne parlait pas de ces choses-là. Et puis la voilà qui revenait sur le mot honorable. Oui, pour lui, cela avait été honorable, car durant cette guerre, il ne croyait pas être le centre des pensées d’inquiétude. La belle avait un entourage assez construit et dans sa tête, le Blondinet n’était pas à la première place.

C’est fou comment les personnes changent avec le temps. Il s’était passé deux ans et quelques poussières depuis leur dernière rencontre. La Guerre avait ravagé les cœurs et les têtes. Les gens deviennent plus durs envers eux-mêmes et leur entourage, ils évoluent, ils s’adaptent à ce temps de Révolution. Blanche-Neige en était la preuve. Elle soutint son regard. À son grand étonnement, certes il ne lassa rien paraître, mais au fond de lui, le Prince en était surpris. Qu’avait-il de si différent pour qu’elle l’affronte ainsi d’une certaine façon. Puis, il avait répondu à La question. De la façon la plus franche du monde, sans hésitation. Peut-être, comme à chaque fois qu’il répondait à ce genre de questions avec la Demoiselle, il ne pesait pas les répercussions de ses paroles. Elle le fixait pour mieux le comprendre, alors que lui il était de marbre, fixe également, mais aucune émotion, aucun sentiment ne perlaient sur son minois d’acier. Alors qu’à l’intérieur c’était l’ébullition d’une centaine de pensées et de sentiments.

Au moins ses paroles lui avaient fait du bien. Mais n’avait-il pas créé quelque chose en avouant cela? N’avait-il pas trop avancé ses dires. Alors, que fais-tu maintenant beau Blond? Tu laisses cela en suspens et tu passes à un autre sujet? Ce n’est pas comme cela que ça fonctionne. Peut-être que Tristan avait tout calculé aussi, peut-être que c’était une organisation écrite au pied de la lettre. Puis voilà que Blanche-Neige s’approcha de lui, comme une vague sa main alla se poser sur son bras, ses émeraudes restèrent statues, là à la fixer bouger puis à se figer par la suie. Elle ne bougea plus, devant lui, comme si le temps c’était arrêté. L’ancien serpentard se douta de ce qu’elle s’apprêtait à faire. Était-il prêt là, à ce moment de donner cette approbation? Une autre femme dans sa vie? Hm, Tristan étant ce qu’il est, on peut toujours en être surpris. Mais c’est un sujet qu’on n’abordera pas ici, à ce moment précis.

Ses mains sortirent de ses poches et une d’entre elles alla cueillir la sienne, celle qui était sur son bras, toujours en ne la lâchant pas du regard. Il garda un moment cette main prisonnière de la sienne, puis l’abaissa pour enfin la lâcher dans le vide. Pas de mouvement brusque, comme une caresse. Puis, autour de ses deux bras de se lever, ses mains se posant sur chaque bras de la Demoiselle. Alors que ses lèvres se posèrent sur son front, une délicate attention de sa bouche. Un moment, puis deux passèrent. Puis, le Stagiaire se recula, regardant la Belle.

« Je ne peux pas, pas tout de suite… »

C’est tout, ce fut les seules paroles qui furent dites. Son minois se referma, ses yeux restèrent fixes. Il ne voulait pas être lu à ce moment, il était comme cela, mais il ne pouvait pas faire autrement.

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Re: Retour aux sources [Tristan] -terminé-

Message par Vanoute le Mar 17 Juin - 9:34

Que faisait-elle là? Aucune idée. Elle suivait son courage, son petit courage. Poussait sa peur d’un côté, ses craintes de l’autre et plongeait tête baissée. Déjà, elle aurait dû s’en tenir à soutenir son regard plus longtemps qu’avant, dire une blague pour détendre l’atmosphère et continuer le chemin ensemble. Juste un petit bout de chemin, elle aurait pu s’en contenter. Elle aurait dû comprendre déjà ça. Mel’ aurait pu s’en contenter. Rentrer le soir dans ses appartements, le cœur léger simplement heureuse d’avoir revu Tristan. Mais elle n’avait pas fait ça du tout. On peut perdre une personne qu’on aime à tout moment, c’est que la guerre lui avait apprise. Combien de famille déchirée, d’amants détruits avait-elle vu à l’hôpital? Trop pour être conté et assez pour dire que certaines scènes lui faisaient encore bien du mal en y pensant. Les gens aimaient bien plus qu’on le pensait. Des enfants morts, des amis, des époux, des épouses, des frères, des sœurs, tout le monde avait perdu quelqu’un. C’était peut-être toutes ses pensées qui l’avaient poussé à aller vers lui. Sauf que ce n’était pas une bonne idée, sa raison lui criait de ne pas faire ça, de reculer. Elle aurait mieux fait de faire ça.

En fait, elle aurait dû se figer bien avant, la Blanche-Neige. Le mal n’aurait pas été fait comme ça. Elle aurait reculé, fait comme si rien ne s’était passé et espérer pouvoir continuer à discuter un peu. Prendre plaisir à entendre son accent, se souvenir de son regard hautain. Se souvenir… des quelques bons moments tout simplement. Était-elle si pressée d’en créer de nouveau? Bien sûr que non, sa raison lui disait que c’était une mauvaise idée et… elle devrait l’écouter plus souvent. Dès qu’il la toucha, elle comprit. Froid comme la pierre. Elle se traitait d’idiote déjà. Là, il perdit son regard. Elle abaissa un peu les yeux et les ferma. Ça faisait mal. Très mal. Sa façon presque tendre de la repousser lui fit l’effet contraire, comme une bombe qui explose en elle. Ça faisait très mal. Quand il posa les mains sur elle, son corps était crispé, crispé parce qu’il avait été tiré par les craintes et sa peur vers l’arrière. Il ne put pas le voir, mais elle plissa les yeux quand il l’embrassa sur le front. Tu devrais apprendre de tes erreurs Blanche-Neige. Après un bon moment à le côtoyé, il t’avait rejeté, pourquoi serait-ce différent maintenant? Oui, sa conscience avait raison. Une fois, c’était toujours douloureux, deux fois, c’était sûrement horrible. Elle culpabilisait, se maudissait intérieurement. Sauf que la première fois, elle avait pleuré. Pas tout de suite qu’il avait dit et maintenant? La même chose. Elle aurait aimé pouvoir avoir le courage de lui dire que cent ans, ça serait trop long. Lui dire qu’elle avait déjà assez attendu. Lui dire qu’il pouvait avoir, un jour, un autre homme qui la prenne en premier. Elle n’avait pas le courage, parce qu’elle n’allait peut-être pas penser complètement toutes ses paroles.

La différence avec la première fois fut sans doute la réaction de la jeune femme. Elle avait une nouvelle fierté, un nouvel orgueil qui souffraient en ce moment. Elle se recula, s’échappant en fait de ses mains plus que pour simplement reculer de lui. Melina, en voulant tenir son sac à deux mains sentit comme si le sang se remettait à couler dans son corps, ses mouvements étaient saccadés. Elle eut un sourire. Un sourire terriblement triste en fait. C’était mieux que pleurer à nouveau. Un bref regard pour le Prince et elle pivota, se dirigea vers les cachots. Se stoppa. Elle retourna son regard vers Tristan, parce qu’elle se devait de dire quelque chose.

«Je suis désolée.»

Elle voulut dire autre chose, bien d’autres mots, mais s’arrêta là. Et elle souriait toujours. Son sourire triste à mourir. Son cœur battait tellement vite qu’elle eut presque peur qu’il l’entende. Elle avait changé, certes, mais elle restait fragile, sauf qu’elle cachait mieux cette fragilité maintenant. Pas pleurer, pas devant les gens en tout cas. Elle avait été idiote, terriblement idiote et là, elle voulait simplement aller s’enfermer dans son bureau et … tenter d’oublier sa bêtise. Elle pivota de nouveau, pour aller vers son bureau, se disant qu'il ne la retiendrait probablement pas.

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Re: Retour aux sources [Tristan] -terminé-

Message par Marie_Eve_1989 le Mar 9 Sep - 8:11

Des fois le manque nous fait faire des choses impossibles, qui ne nous ressemblent pas. Malheureusement, des fois, le corps parle plus que notre cœur ou bien notre tête. C’est ce qu’on appelle l’envie, le manque, la détresse et surtout la peur. Elle aurait dû se contenter? Déjà d’une part, elle ne se serait pas respectée, elle n’aura pas respecté ses envies, ses désirs. Mais d’une autre part, elle n’aurait pas affronté le mur Tristan, charmant mur, qui est fière par ses principes et ses valeurs. La Blanche-Neige ne devrait pas se mettre autant de pression sur ses si petites et frêles épaules. S’il y a des problèmes entre ses deux personnes, une large part de responsabilité vient du charmant jeune homme qui se tient devant elle. Le Professeur des potions avaient vu bien des choses dans cette guerre. Elle voyait dans les yeux des autres, les gens morts comme les gens qui restent en vie, ce qui doit aussi affecté le reste. Tristan en est conscient lorsqu’elle a levé sa mimine et l’a touché, il est conscient aussi qu’il lui a manqué, mais encore une fois, Tristan est ce qu’il est, il n’aurait pu faire autrement. Dans sa tête, sa magnifique tête, il fait cela pour son bien et rien d’autre. Son bien à elle bien sûr. Sa raison à elle la poussait loin, lui disait de ne pas faire cela. Sa raison à lui commande, mais rares sont les fois où il n’a pas divergé de celle-ci. Malheureusement…

Pour elle, ce qu’il faisait était une forme de rejet. Il la repoussait. On pouvait voir cela comme ça, et cela avait l’air de cela, mais c’était bien plus que cela. Il la repoussait, mais pour cette fois-ci, comme pour toutes les autres fois, pour lui, il la protégeait, de ce qu’il était, de ce qu’il est, de son entourage, de sa famille et d’autres choses aussi complexes que pouvaient penser Tristan. Certes, Tristan n’était jamais dans la peau de Mélina, car au fond, c’est elle qui se faisait rejeté et non l’inverse, on pourrait croire qu’il a le beau rôle, mais ce n’est pas plus facile pour lui. Au plus profond de son être, le bellâtre souffre. En secret, sans rien laissé paraître, car encore une fois, sa fierté, ses valeurs pourraient en prendre un coup et cela il ne le permettra pas. Lorsque le Prince posa ses mains sur elle, il comprit son état, il la connaissait bien sa Mélina. Il sentait à travers ses doigts qu’elle était crispée, qu’elle semblait avoir mal. Un instant, un bref, il ferma les paupières, puis les ouvrit. Je l’ai dit, cela lui faisait mal d’agir ainsi, mais il n’avait pas le choix. Certes, on pourrait lui dire, on a toujours le choix, mais il a été élevé, et le changer serait tellement complexe et absurde, car d’une certaine façon on l’aime ainsi.

Elle aurait dû lui dire ce qu’elle pense. La belle n’attendra pas toujours mon Tristan, elle pourrait passer à autre chose. Voir un autre homme, même un moldu, pour ne pas complexifier sa vie comme tu sais si bien le faire. Sans doute que le Bellâtre sait tout cela, qu’il se l’ait sans doute dit et redit. Peut-être même qu’il se dit que cela serait mieux pour elle. Oui, la Professeur aurait dû lui dire tout cela, peut-être cela le ferait réaliser l’immensité de sa faiblesse humaine.

Il remarqua qu’elle avait changé. Ce n’était pas sa Mélina, en tout cas, pas comme il la connaissait. Et voilà que la demoiselle lui filait entre ses mains. Elle s’échappa de son emprise. Elle recula et lui, la regarda faire. Et la voilà qui sourit. D’une façon qui lui brisa le cœur. C’était triste et à la limite du froid on dirait. Lui, il ne sourit pas. Non, ses perles d’émeraude la fixent, avec intensité, sans un mot, seulement un regard direct, une mine fermée. Rien de plus. Et en plus, voilà qu’elle s’excuse. En changeant de direction. Elle partait de son côté, sans lui. Il ne dira rien. Pas un mot, seulement le regard, toujours ce regard. Puis, encore une fois, elle changea de direction. Vers son bureau? Il resta là, à la regarder faire. Sans un mot. C’est qu’elle le connaissait bien. Non, il ne la retient pas. Pourquoi ferait-il cela? Pour la blesser encore plus ? Non. Et lorsqu’elle fut trop loin pour entendre, il murmura tout bas, en commençant à se diriger vers ses appartements.
« Non! c’est moi qui est profondément désolée… »

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