Temps froid en cette si belle journée d'Été...

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Temps froid en cette si belle journée d'Été...

Message par Marie_Eve_1989 le Jeu 17 Mar - 20:34

Amandine avait convaincu James d'engager Vincent, son frère, comme nouveau barman, pour le "O mille fées". Du moins, le temps de l'été. Si jamais, il avait quoi ce soit, en Septembre cela pourrait être terminé, de la part d'un ou de l'autre. Elle avait également convaincu Vincent de venir travailler avec elle. De lui changer les idées. C'était une belle place, avec du beau monde. James n'avait pas eu à se faire convaincre pendant très longtemps, trouvant le profil du jeune Homme assez intéressant. Il était beau, il allait attirer les jeunes filles. Il avait un certain charisme. Oui, il n'avait pas de négatif dans cette nouvelle embauche. Donc, voilà, le Copropriétaire avait fait lui-même le training du jeune Homme. Le faisant travailler aux mêmes heures que lui pendant deux semaines. Il se surprit de le trouver quand même sympathique, malgré le peu de présence de sourires. Après tout, il appréciait énormément Amandine comme employée, il lui fit donc confiance. 

Puis, on arriva vers le début du mois de Juin. Les arbres retrouvèrent leurs feuilles. Il faisait plus clair dehors. Cela sentait bon. Il avait aussi beaucoup plus de clients, surtout les soirs de fin de semaine. Puis la saison estivale commençait, la Taverne ouvrait maintenant les après-midis, même s'il n'avait pas toujours beaucoup de gens. Le commerce allait bien et James en était heureux. Il laissait même Vincent travaillé seul maintenant. Il avait appris vite et son travail était satisfaisant pour l'Excentrique. 

Donc, c'était une fin d'après-midi de semaine, dans les alentours de 15h00. James avait fini sa journée, Vincent le remplaçait pour le reste de la soirée. Il était heureux. Sa soeur, Leah, était venue le visiter. Rares étaient les fois où elle venait dans son commerce et quand elle le faisait il en était heureux. Elle s'était installée au comptoir. Elle portait une robe chemise sans manche, noire. Lui arrivant en haut du genou. À ses pieds, elle portait une sandale à talons compensés, noir Elle avait retiré sa veste de jeans, pour l'accrocher à sa chaise. Leah était d'une beauté naturelle. Elle laissait ses cheveux naturellement bouclé, à la couleur de feu, tomber sur ses frêles épaules. Elle avait la peau d'une blancheur qui faisait ressortir ses tâches de rousseur. Ses perles étaient d'un gris acier, qui scintillait facilement. Ils avaient beaucoup parlé, comme s'ils avaient du temps à rattraper. Le frère et la soeur ne se voyaient pas beaucoup, mais lorsqu'ils se voyaient, c'est comme si le monde n'existait pas autour d'eux. 

Lorsqu'il finit sa journée, James avertit sa soeur, lui proposant de rester ou qu'elle pouvait bien partir, si elle le désirait. La Rouquine lui fait part qu'elle resterait. Elle avait un article à pondre pour le lendemain et le calme de la Taverne allait sans doute l'aider à se concentrer. Lorsque Vincent arriva enfin, James sortit de l'arrière du bar, pour venir donner un baiser sur le front de Leah, celle-ci fermant les yeux à ce contact. Pas de sourire, pas de geste de retour, simplement les yeux clos comme réponse. Avant de partir, il lui murmura:" Tu devrais venir plus souvent, j'ai été heureux de te voir...". Elle hochera la tête, approuvant les paroles de son ainé. Puis, le Tavernier s'éclipsera, laissant la Journaliste seule. 

Elle sortira de son immense sac des parchemins, une plume et un encrier. Elle s'étira une moment les bras, passant par la suite ses mains dans ses boucles de feu. Puis, elle commencera à écrire, trempant de temps en temps la pointe de sa plume dans l'encre. Non, son minois était fermé. Aucune émotion était visible sur ses traits. C'est sûr qu'elle était concentré sur ce qu'elle écrivait, mais quand même.De temps en temps, elle passait une main dans ses cheveux. Juste pour bouger. À part écrire, on aurait presque pu croire que c'était une statue, tellement qu'elle était stoïque, sans émotions apparentes. Des fois, un muscles à ses joues se crispa, puis elle barra quelques mots sur le papier, de façon direct, pour ensuite recommencer à écrire. Oui, d'un premier coup d'oeil, elle était magnifique, dans son naturel, d'une beauté à couper le souffle, mais quand on l'analysait de plus près, elle était d'une froideur, qu'elle faisait presque peur. On en avait le souffle couper, car on ne voulait pas l'approcher.

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Re: Temps froid en cette si belle journée d'Été...

Message par Vanoute le Ven 18 Mar - 13:26

Peut-être avait-il agit ses dernières semaines en pensant à ses parents, à sa famille. Oui, parce que lui, il se serait peut-être encore terré quelques mois dans la chambre de sa demeure familiale. Il ne ressentait pas encore vivement le besoin de se mêler de nouveau à la civilisation. Vincent avait fait des efforts, oui, des efforts surprenants, des efforts nourris par sa sœur en partie. Il fallait qu’il sorte, qu’il rencontre des êtres vivants, sa mère s’inquiétait tellement pour lui après tout… Il avait commencé par reprendre l’entraînement. Parce qu’il avait maigri au point d’en être presque malade, ce fut l’étape 1. Oui, reprendre une forme musculaire convenable, un rythme de vie plus saint. Il ne l’avait peut-être dit à personne, mais c’était à l’anniversaire de la mort de Félix que ça avait changé dans sa tête. Il n’aurait pas voulu qu’il reste à se morfondre des années durant. Ce fut difficile, vraiment difficile.

Au départ, on dirait que tout l’énervait du monde. Les sourires, le bonheur…pourquoi les gens étaient-ils aussi heureux? Puis il réalisa que sa peine ne devait pas contaminer tout le monde, à commencer par les membres de sa famille. Il ne voulait pas devenir un poids. Vincent gardait déjà tout pour lui, mais il repoussa encore plus ses irritations pour sembler plus…vivant. Finalement, sa sœur lui avait trouvé un emploi. Barman. Il pouvait faire ça, ça impliquait de voir beaucoup de gens et elle eut raison de le convaincre. Amandine y travaillait aussi donc ça ne pouvait pas être si mal. Il prit même la peine de déménager pour avoir l’air d’un humain saint. Un genre de studio sur le chemin de traverse. Ça lui plaisait, c’était simple. Vincent avait accepté le boulot et avait été formé par un des patrons. Un type bien d’après ce que Vincent pu dire à Amandine. Vincent n’était pas un être totalement anti sociable autrefois, il n’avait pas la joie de vivre de Félix et pour lui pas le un tiers du charisme, mais il se surprit à aimer travailler au bar. Principalement parce que mêlé à ses entraînements, il se retrouvait épuisé à la fin de la journée et il ne pensait pas trop quand venait l’heure de tenter de dormir. Oui, le sommeil, c’était une toute autre histoire, le pire moment de sa journée.

Il s’avéra également assez doué pour le métier. James était un bon prof fallait dire! Il fallait dire qu’il avait aussi kidnappé sa sœur pour refaire sa garde-robe, avoir de beaux vêtements. Il allait toujours aussi fréquemment voir la tombe de l’homme de sa vie, souvent. Pour lui parler, pour évoquer de vieux souvenirs, pour pleurer même parfois. Non, la douleur ne passait pas et ne s’estompait pas.

Bref. Ce jour-là, il travaillait au bar. Le temps lui avait redonné un corps désirable, pas maigre, bien sculpté. Il s’occupait de sa barbe, donnait un semblant de coupe à ses cheveux. Aujourd’hui, il avait opté pour un jeans noirâtre et une chemise à manches courtes de la même couleur, un peu retroussé pour voir le tissu gris en dessous, des boutons défaits, juste assez pour que le pendentif donné par Amandine soit visible sur sa peau. Des chaussures en suède beige et une ceinture dont on devinait du beige de l’autre côté du beige.

Il arriva un peu en avance, comme toujours. Parce qu’il était terriblement ponctuel Vincent. Il salua James d’un faible sourire et d’un signe de main avant de passé de l’autre côté du bar. Il était près. Il vit du coin de l’œil le rapide échange entre les deux rouquins. Il ne connaissait par cette fille si son souvenir était bon. Puis il n’eut pas le temps de vraiment y réfléchir parce qu’il s’occupait déjà des clients. Rapidement, il vit qu’elle s’accapara une bonne partie du bar avec ses papiers. Ouais, les gens aimaient s’installer au bar pour faire leur truc, Vincent l’avait déjà remarqué. L’air de rien, il trouvait que ça mettait de la vie dans l’endroit, les gens avançaient dans la vie et Vincent le voyait. Il la trouva belle, oui, il n’était pas aveugle. Vincent pouvait trouver d’autres individus beaux, autant hommes que femmes, mais il n’en faisait jamais de drame, jamais de cas. Il aimait la couleur de ses cheveux et comment cela faisait tout simplement harmonieux avec la pâleur de son visage. Le temps passait tranquillement, un duo de gars dans le coin commençaient à parler de plus en plus fort à force que les verres se vidaient.

Puis il eut une catastrophe. Non, vraiment, le gars allait sûrement mourir parce que Vincent avait ressenti ce qui émanait de cette fille. Ouais, ça allait mal finir pour le pauvre bougre qui avait osé s’approcher d’un pas maladroit. Il voulait parler avec Vincent, lui dire quelque chose que le barman ne saura jamais parce que le pauvre gars voulu déposer son verre de bière sur le comptoir, mais un mauvais calcul de sa part fit renverser tout le contenu du verre sur le comptoir…et sur les précieux papiers de la journaliste. Le gars se tourna vivement vers la rouquine, se stoppant un moment pour voir à quel point elle était magnifique et il s’approcha en appuyant une main sur son épaule, pas pour la draguer, juste qu’il était saoul et ne connaissait visiblement pas le sens de ‘’bulle personnelle’’.

‘’OH PARDON! Je…j’ai…pouf! Tombé! J’voulais pas!’’

Ouais, il était ivre. Vincent eut un moment de non réaction. Il…regardait la scène avant de s’en mêler…elle allait peut-être le tuer, qui sait.

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Re: Temps froid en cette si belle journée d'Été...

Message par Marie_Eve_1989 le Sam 19 Mar - 9:22

James avait salué Vincent quand ce dernier était arrivé au bar et qu'il le salua en premier. Leah l'avait remarqué. Du coin de l'oeil. Sans plus. Non, elle ne lui accorda pas plus d'importance. Pas d'observation particulière. Juste une oeillade en biais, suivant la salutation de son frère. Lorsqu'elle venait visiter son Ainé, elle était habituée aux employés qui saluaient, parlaient, discutaient avec James. C'était dans la nature des choses. Si elle s'était attardé à tous ses employés, elle n'aura pas fini des présentations, encore aujourd'hui. Puis, bon, ce n'était pas non plus le genre de fille qui se mêlait rapidement aux autres gens. Donc, simplement en le regardant de biais, elle n'entamait pas un début de relation platonique qui ne servait à rien. C'était sans doute pour cette raison que le Copropriétaire n'avait pas fait les présentations. Il connaissait sa cadette. Il connaissait son côté anti-sociale. Pour être proche de Leah, il fallait la connaître, mais pour franchir cette étape, il fallait travailler fort. Sans doute, lui, sa famille et des personnes qu'elle connaissait déjà depuis longtemps pouvaient se considérer chanceux d'échanger avec elle. Il n'en l'aimait pas moins pour autant. Il s'était habitué à ses grands airs de petite fille froide. 

Puis, bon, son frère devait quitter. Elle ne le retiendrait pas, ne lui en voulant pas non plus. Elle savait qu'il avait des choses importantes à faire, gérer un commerce, ce n'était pas rien. Puis, elle profita de sa solitude, pour commencer ou peaufiner un article qu'elle devait remettre le lendemain. Elle s'était installer et la rédaction allait bien. Cela coulait. Elle se sentait inspirer. Peut-être par l'air féérique de la Taverne. Peut-être par le soleil qui s'infiltrait dans la pièce. Peut-être par la musique qui engourdissaient ses oreilles. Il avait quelque chose qui faisait que son inspiration était au rendez-vous. cela pouvait se voir, dans la vitesse qu'elle écrivait. De temps en temps, elle trempait ses lèvres dans ce qui semblait être son verre d'eau. Non, la Journaliste était dans sa bulle. La preuve, elle ne regardait pas autour d'elle. Elle ne savait pas en fait ce qui l'entourait. 

C'est peut-être pour cette raison qu'elle n'a pas vu l'Homme s'approcher. L'homme aux facultés affaiblies. Qui venait demander quelque chose ou parler tout simplement au barman. Non, elle remarqua sa présence lorsqu'une flaque de bière vint inonder ses papiers. Son geste de surprise fut de lever ses mains dans les airs, au dessus de comptoir, comme pour éviter d'être trempées par le liquide. Elle cligna un moment des paupières. Assimilant la scène de ses parchemins mouillés. De l'encre qui coulait. De son travail ruiné. Sa respiration s'activa un moment. Puis, lorsqu'elle comprit enfin ce qu'il venait de se passer, une main vint contre son épaule. Son minois se retourne rapidement vers cette main et vers l'individu dont la main lui appartenait. Elle lui lança un regard tellement froid, aussi froid que l'acier, couleur de ses perle.s Si elle avait pu le tuer avec ses iris, elle l'aurait fait. Puis, elle marmonnera, la bouche fermée, dans un anglais impeccable, dont un accent anglais était présent. Un accent anglais, mélangé à un autre accent.... indistinct....

"Ne me touchez pas... En fait, vous devriez juste vous en allez... Je vous le conseille fortement!"

C'était craché, comme paroles... Presque inaudible. Puis, bon, la main devait se retirer, sans doute, en voyant toute la colère sur son minois. Son dégoût aussi. Leah prit une bonne inspiration, retournant sa bouille vers ses papier. Une main ira se saisir d'une parchemin, qu'elle détailla un moment. Non, c'était illisible. Va falloir qu'elle recommence tout son travail. Elle croisera ses jambes, accoudant un de ses bras  au comptoir. La Rouquine posera son front contre la main de se bras. Le frottant un moment. Comme si elle le massait. Comme si elle essayait de se calmer. Mon dieu qu'elle se retenait de crier. De se retourner. De lui envoyer un sort. Juste un tout petit sort, qui pourrait le transformer en limace, tiens. Sa tête commença à cogner. Un bruit assourdissant à ses tempes. Et même comme cela, dans cet état, dans cette position, elle gardait de sa beauté. De sa naturelle beauté. Il avait quelque chose chez cette fille qui était magnifique attirant. Sans doute son air bête, mélangé à son enveloppe corporelle si distinct. 

Cela dura un moment. Un moment qu'elle fut dans cette position. À penser à tout l'Effort qu'elle venait de perdre. Puis, de son bras libre, elle pointera Vincent. Se doutant qu'il se tournait à peu près dans cette direction, restant dans la même position, les yeux clos. Elle marmonnera de nouveau...

"Pouvez-vous juste m'apporter un linge... S'il-vous-plait..."

Le s'il-vous-plait... Était tout sauf pour être poli.

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Re: Temps froid en cette si belle journée d'Été...

Message par Vanoute le Dim 20 Mar - 22:40

Vincent coinçait toujours un linge dans la poche arrière de son jeans quand il travaillait. Pour les dégâts rapides ou pour l’eau qui se ramassait toujours sous les verres. Il gardait le comptoir impeccable. C’était un bon employé quand même! Bref, mais là, ce n’était pas ça le but. Tout ça pour dire qu’il aurait pu se précipiter avec son linge pour tenter de sauver les parchemins de la rouquine. On peut dire qu’il est fataliste, parce qu’en une demi-seconde d’analyse, même en se lançant comme un joueur de volley, il n’aurait pas réussi. Alors au revoir les papiers. C’était les risques d’être assis au bar. De tomber sur un crétin un peu trop saoul qui s’enfarge dans les craques du plancher.

Et pourquoi il ne s’était pas précipité une fois la noyade des parchemins fait? Parce qu’il avait une sorte de curiosité malsaine qui le poussait à seulement voir comment le gars allait mourir. Soit physiquement ou mentalement. Ou les deux. Qui sait. Ouf. Ce regard. Ce regard qui venait de le détruire mentalement. Et…peut-être un peu physiquement. Genre, un regard de la mort. Qui glace le cœur. Ça ne le fit pas sourire visiblement, mais c’était une étrange satisfaction de voir le gars déglutir difficilement et de retirer sa main comme s’il venait de toucher de la lave, mais accompagner d’un regard froid comme le pôle nord. Le type recula, comme apeuré, dans son état d’ébriété, il pouvait presque halluciner des éclairs dans son regard, il se tourna vers Vince en balbutiant difficilement.

‘’Tu heu…paieras un verre à la dame d’ma part.’’

Et il déposa quelques pièces sorcières sur le comptoir et parti en se concentrant pour ne pas frôler la jeune femme. Vincent haussa les épaules et vint s’emparer des pièces puis il se tourna vers la fille. Allait-il se brûler aussi si jamais il lui demandait ce qu’elle voulait à boire? Genre, il voulait survivre encore un peu face à ce petit bout de fille. Il remarqua sa position, sa tentative pour se calmer. Ouais, c’était évident qu’elle devait avoir tué le gars environ 10 fois dans sa tête. Noyé dans de la bière au moins une fois. Il ne savait pas ce qu’elle écrivait, mais il savait que ça le rendrait complètement dingue s’il était à sa place. Il aurait fait bouffer le verre au type c’est clair. Elle réagissait quand même bien, malgré son aura qui émanait une colère vive et une envie de meurtre. Vincent devait être plus impulsif, ouais ça devait être ça.

En voyant le dégât, il se dit que le petit linge sur sa jolie fesse ne ferait pas le travail, donc il pivotait déjà pour aller chercher un linge propre, plus grands et magiquement plus absorbant quoi. Et c’est en revenant vers elle qu’il fut pointé. Ohoh, il était la prochaine victime? Il en avait vu d’autres. Le ton aussi sympathique qu’une bande de loups enragés se fit entendre. Il haussa un sourcil. Donc c’est de son plus beau ton de réponse qu’il s’approcha et déposa le linge près de la demoiselle.

‘’Avec plaisir, Madame.’’

Parce que mademoiselle n’était plus courant au Québec, ça ne se disait tout simplement plus alors…qu’elle subisse le madame. Non, il n’avait pas de compassion dans sa voix. Non, mais, c’est pas lui qui avait tué ses papiers. Et puis, Vincent était comme ça, il n’arrivait pas à se sentir assez touché par la situation pour avoir pitié. C’était que des papiers. Il sortit son autre linge pour aussi nettoyer les dégâts sans s’approcher des papiers, lui laissant le soin de les éponger avec le linge qu’il lui avait donné. Puis il rajouta de nouveau.

‘’Et le gars veut péniblement tenter de se racheter avec un verre, Qu’est-ce que je vous sers?’’

C’était dit plus calmement, plus naturellement. Ouais, il avait seulement eut une réaction impulsive, mais il devait se dire que c’était une cliente alors…il fallait qu’il agisse en connaissance. D’autant plus qu’elle connaissait James, il ne voulait pas attirer des ennuis à Amandine en agissant en p’tit colérique.

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Re: Temps froid en cette si belle journée d'Été...

Message par Marie_Eve_1989 le Lun 21 Mar - 16:25

Leah était certes une jeune femme qui transpirait le froid, mais c'était une jeune femme distinguée. Certes, elle avait craché à l'Homme de ne pas la toucher, de juste partir, mais c'était dans son regard qu'elle le tuait. Au moins 20 fois. Non, elle n'était pas impulsive, elle. Par contre, la Journaliste avait un regard de la mort. Sans doute un regard qui parlait pour elle. Non, c'était une jeune fille qui ne parlait pas beaucoup. L'excentricité, ses parents l'avaient sans doute tout donné à son frère. Elle, il ne lui restait que ses yeux. Des perles qui s'agitaient, sous la joie, la colère, la peur. On dit souvent que les yeux sont le reflet de l'âme. Dans son cas, ce l'était totalement. Puis bon, vous l'avez vu, si petite, si frêle... Elle aurait... Rectification, non, malgré la grandeur et l'état de son enveloppe corporelle, Leah pourrait se battre contre n'importe qui. Autant par la parole que par les gestes. C'était une jeune fille qui n'avait pas peur de grand chose, tout comme le démontrait son regard et son si petit corps... 

Donc, tout cela pour dire qu'elle s'était contenue, elle avait simplement répliqué avec des mots et ses perles. Puis, ensuite, elle avait tenté de se calmer, un moment, en massant son front. En prenant une respiration plus calme. Plus adapté à la jeune femme qu'elle était. Mon dieu qu'il faisait chaud. Et comme à toutes les fois qu'elle était en colère, des petits plaques rouges apparaissaient sur son torse, en haut de sa poitrine, ainsi que sur son cou. Phénomène corporelle qui démontrait encore une fois l'état dans lequel elle était. Elle était tellement en colère, qu'elle n'avait même pas entendu l'Homme dire au barman de lui offrir un verre. Pour s'excuser... Non, pour l'instant, Leah était trop occupée à réfléchir. Oh! Et à demander à Vincent un torchon pour essuyer les dégâts, qu'elle n'avait même pas causé. Quand même, elle ne l'avait peut-être pas demandé sur le plus beau des tons, mais c'était gentil, hein? 

Puis, le Tavernier vint lui porter le linge, pour essuyer la rivière de bière qui avait imbibé ses parchemins. Le front toujours contre le bout des doigts, elle pivotera légèrement le faciès pour regarder le bout de tissu. Venait-il de l'appeler Madame? Elle n'osera pas le regarder, lui non plus. Deux meurtres, par le regard, c'était beaucoup trop en si peu de temps. Elle prit une bonne inspiration, se saisissant du torchon, sans toutefois regarder tout de suite le barman. Non, trop occupé à essuyer la perte de son travail. Elle marmonnera quand même un "merci", aussi sympathique que son "Madame". Puis, elle commença à presser le linge contre les parchemins, essayant d'en sauver au moins. C'était peine perdu. Elle ne fut qu'une simple montagne avec les papiers. C'était bon pour aller à la poubelle. Leah terminera son ménage par essayer le reste du comptoir. Ensuite, Vincent reviendra au galop, en formulant une demande... 

Et c'est à ce moment qu'elle leva sa bouille dans sa direction. Pour la première fois. Pour la première fois ses perles d'acier vinrent à la rencontre de celles du barman. C'était la première fois qu'elle le voyait vraiment, depuis son arrivée. Elle le toisa un moment. En silence, ne répondant pas à sa requête.  Non, ses iris étaient trop concentrées à le fixer. À l'observer. Son corps était droit, tout comme son faciès. Non, aucune émotion n'était apparente. C'était même à se demander si elle était en vie. Puis, les mots du garçon lui arrivèrent enfin. Un verre? L'étranger lui offrait un verre, pour tenter de s'excuser. Elle jeter une oeillade à l'homme en question, avant de revenir à Vincent... 

"La Madame que je suis va vous prendre un simple verre d'eau. Merci..."

Puis, ses perles le quitteront enfin, pour revenir à ses papiers, au torchon beaucoup trop humides entre ses mains. Oui, valait mieux se concentrer sur ce qu'il avait devant elle. Et oui, elle n'avait pas digéré le Madame. Avait-elle l'air d'avoir 50 ans? Elle avait eu une absence. Une absence de geste, de mots, de réactions. Ne comprenant pas trop pourquoi. Mon dieu qu'elle le trouvait arrogant l'employé à son frère. Elle déposera le linge sur le comptoir, pour ensuite ranger son nécessaire.

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Re: Temps froid en cette si belle journée d'Été...

Message par Vanoute le Mar 22 Mar - 15:21

On en pouvait pas réellement dire ce que Vincent transpirait pour lui…un mélange de neutralité presque palpable. Stoïque jusqu’au fond de ses chaussures. Froid? Non, une neutralité empreint de ‘’je-m’en-foutisme’’ aigu? Non, c’était difficile à dire, c’était un gars qui pouvait peut-être avoir l’air prétentieux au premier abord, mais il ne l’état pas du tout. Il était secret, voilà tout. Son regard était fermé, comme si une tentative de lecture était impossible. Il voulait être en contrôle de lui-même à 100% du temps. Oui, il avait un peu réagit au ton acerbe de la belle rouquine, mais ce ne fut que momentané.

Pendant qu’il nettoyait le dégât sur le reste du comptoir, il l’observait du coin de l’œil. Oui, on dirait vraiment un petit volcan. Puis finalement il parla de nouveau, faisant le message du gars qui était parti l’air minable. Son regard attendait le sien. Vincent avait un regard noisette, mais peut-être un peu plus proche du noir que d’un brun ambré. Oui, on distinguait mal ses pupilles avec la luminosité du bar et il soutint son regard. Il attendit. Patiemment. Voyons? Avait-il été plus bête qu’il ne le pensait? Il n’en avait pas eu l’impression pourtant…alors il soutint son regard. Son regard était particulier, d’un gris parfait. Parfois les gens ont du bleu dans le regard, non pas elle. Froid comme une lame. Et quand elle dévia sa trajectoire de regard, il suivit. Le gars qui avait levé les yeux vers elle pivota pour prendre une gorgée de son verre…vide. Oui, il avait eu un peu peur. Puis elle parla enfin. Oh, insultée de son madame? Un verre d’eau? Bon…il allait se faire pas mal de pourboire sur son compte. Il ne tentait pas de la convaincre de prendre l’alcool ou ne serait-ce qu’un jus de fruit. Elle voulait de l’eau, elle aurait de l’eau. Il pivota pour s’activer à satisfaire sa demande puis il eut comme un éclat dans le regard. Qu’elle ne put voir naturellement puis il revint vers elle, déposa son verre pas trop loin. Il passa son pouce sous son nez avant de dire.

‘’Hm, minute, je pense que je peux vous aider.’’

Dit-il avant de sortir sa baguette de sa poche gauche arrière de son jeans. Son autre main vint doucement tirer les parchemins près de lui. Il plissa un peu le regard et lança un premier sort pour bien retirer l’eau des papiers. Bien sûr, rien de subsistait, l’eau étant ainsi avec l’encre. Impitoyable. Le papier n’était peut-être pas particulièrement beau, fripé par l’eau. Puis il sembla réfléchir un bref moment. Bon sang, quel était ce sort déjà? Il leva un moment son regard au ciel, visiblement en train de réfléchir. Son cerveau avait tellement tenté d’éliminer ce moment de sa vie que se souvenir d’un simple sort lui semblait presque compliqué, mais son cerveau creusa un peu et il réussit à se souvenir convenablement de ce sort. Il vint appuyer doucement le bout de sa baguette sur le papier en formulant tout bas un sort aux consonances latines. Il glissa sa baguette de haut en bas puis sous leurs yeux, les mots de la journaliste réapparurent sur le parchemin. Les ratures même étaient là. Comme s’il n’avait pas eu d’accident du tout. Une fois que cela fut fait, il rangea sa baguette. Toujours stoïque, pas même une once de fierté dans le regard. Il repoussa doucement d’une main les parchemins vers elle.

‘’Voilà, rien de perdu.’’

Puis il prit le torchon sale près d’elle et se détournait déjà pour continuer ses tâches. Normalement, il n’aurait pas agis de la sorte, après tous les problèmes des autres ne le regardaient pas, mais il avait trouvé ça vraiment dommage qu’elle perde tout ce qu’elle avait fait à cause d’un crétin maladroit. Mouais, c’était sans doute pour ça qu’il avait agi. Ou du moins, il réussit à se convaincre que c’était pour ça.

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Re: Temps froid en cette si belle journée d'Été...

Message par Marie_Eve_1989 le Mar 22 Mar - 17:21

Certes, même son apparence ressemblait à un petit volcan. Si petite, avec ses cheveux de feu, ses tâches de rousseur qui contrastaient si bien avec ses perles grises et sa peau si blanche. Outre son apparence, son caractère était compatible à celui d'un volcan également. Ses émotions grondaient au fond d'elle-même. Chauffaient. Jusqu'au moment de l'explosion. Aujourd'hui, le Tavernier et l'Homme aux facultés affaiblies n'avait pas vu l'Explosion. Non, c'était simplement de la lave qui bouillait en dedans d'elle. L'explosion était toujours plus grande, moins subtile. Puis, elle avait réussi à se calmer un peu. Certes, les mots du Tavernier n'avait pas aidé. Surtout le "Madame", en fait... Mais bon, elle s'était concentrée sur ses parchemins et à essuyer le comptoir. Puis, Vincent était revenu à la charge, en lui proposant le verre que le Client étourdi lui offrait. Il avait eu échange de regard. Un moment. Un bon moment. Ensuite, Leah avait répliqué de façon sec, qu'elle désirait simplement un verre d'eau. Elle ne buvait pas d'alcool. Quand elle en buvait, ce n'était pas beau à voir, elle crie, elle s'engueule avec tout le monde, son caractère était encore plus fort. Donc, elle préférait l'eau... 

Puis, pendant qu'elle rangeait son encrier et sa plume, il alla lui chercher son verre d'eau. Puis, lorsque la Journaliste termina son action, le verre d'eau était déjà devant elle. Ainsi que le Barman. Enfin, de l'autre côté du comptoir, mais tout de même en face d'elle. Puis, il lui annonça qu'il pouvait l'aider. Une petite étincelle vint dans son regard d'acier. Une étincelle d'espoir. Oui, ces papiers étaient effectivement très important. Du moins, pour elle, ce l'était. Mon dieu qu'elle le trouva lent dans ses mouvements. Aller, si tu pouvais l'aider Vincent, il fallait s'activer, car plus le temps avançait, plus l'espoir disparaissait... Ses perles le fixaient. Suivaient ses mouvements. Son coeur se mit à battre rapidement dans sa cage thoracique. Son faciès demeura par contre stoïque, ne laissant rien paraître de sa nervosité, de son impatience. Un muscle de sa joue se contracta lorsqu'il se saisit de ses parchemins. Du calme, Leah, il ne pouvait pas empirer la situation. Non, la Rouquine avait de la difficulté à faire confiance aux autres, à part elle-même... 

C'était long! Elle avait envie de lui crier:" Tu as fini, OUIIII?" Mais elle ne fit rien de cela, outre l'observer. En silence. Son corps était droit, tout comme son visage. Puis, le gout de sa baguette magique vint de nouveau sur les papiers. Puis, la magie fit son travail, faisant apparaître les mots que le Volcan avait écrits il y a quelques instant. Son coeur se calma à cette vision. L'espoir faisait vivre? Mon dieu! C'était un soulagement. Vraiment. Même si sa bouche ne se ourla pas en un sourire, même si son faciès ne s'illumina pas sous la joie, l'étincelle dans ce regard s'accentua. C'est lorsqu'il rangea sa baguette magique que Leah quitta des yeux ses parchemins pour le regarder. Qui était cet Homme? Elle ne fit rien de son geste. Geste de pousser ses parchemins vers elle. Non, trop distraite à l'analyser. Puis, Vincent parla. Mais c'était comme si ses mots résonnaient déjà loin dans la tête de la Rouquine.Puis, lorsqu'il retourna faire son travail, elle continua à fixer le vide devant elle. Peut-être qu'elle n'était pas habituée à ce que les gens soient gentille avec elle. Surtout des gens avait qui elle était si froide. 

Sans le regarder, elle se mit à parler...

"Je suis journaliste pour le Sorcière-Hebdo. Je dois rendre ma chronique demain matin... sur un article à propos de l'après-Guerre. J'ai interviewé plus de 20 Aurores, ministres de la Magie... Et j'en passe. Ces papiers étaient tout le résumé de ces entrevues... J'aurais tout perdu... "

Elle avait murmuré en fait ses mots. Un murmure moins froid que ses premières paroles du tout début de leur rencontre. Certes, elle continuait de regarder l'absence de présence du Barman, devant elle, tout au long de son monologue. Non, elle ne le remercia pas. En fait, pas en tant que tel. Bien sur, elle n'avait pas dit le mot "merci", mais se paroles voulaient clairement dire cela. Du moins, son ton. Puis, le faciès ira dans la direction de Vincent, le regardant de nouveau. Sonné encore un peu de ce qu'il venait de se passer. Même si sa voix avait quelque chose de plus doux, son expression faciale, sa posture demeurèrent tout de même droits. Simplement l'étincelle dans son regard...

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Message par Vanoute le Jeu 24 Mar - 21:49

Mais les si petits volcans peuvent détruire des villes entières. Et recommencer encore parfois alors il ne faut pas ignorer les petits volcans. Il ne fallait pas s’y brûler. Vincent s’y était presque brûlé d’ailleurs, avec un ‘’madame’’ peu courtois. Qu’est-ce qui se passait mon grand hein? Tu montrais que tu n’étais pas une mauviette comme l’autre gars qui était parti ? Bon, déjà, lui, il ne buvait pas beaucoup parce qu’il tombait très rapidement en mode ‘’quoi, tu veux te battre ?’’ avec n’importe qui qui le regardait un peu de travers. Mouais, lui aussi aurait pris de l’eau à bien y penser.

Ce fut lorsqu’il servit le dit verre d’eau qu’il eut une illumination soudaine. Une illumination qui venait de la guerre donc qui n’était pas nécessairement positive pour lui, mais là, il allait pouvoir utiliser une connaissance acquise durant ses sombres années pour aider quelqu’un. Pas qu’il n’avait aidé personne durant la Guerre…mais disons que ce n’était pas ce qu’il retenait le plus. Il fut tout de même surpris de pouvoir se souvenir du sort, aussi longtemps que cela prit à son cerveau de vouloir retourner dans la case sombre et triste de ce moment. Donc oui, cela prit du temps avant qu’il ne s’exécute, mais au moins, ce fut un sort réussit. Qui rendit la pertinence aux parchemins.

Faire ce sort lui dit un drôle d’effet au départ. Déjà de l’avoir cherché dans sa mémoire. Avoir donné un autre sens, bien que faiblement positif, à son expérience dans la guerre lui faisait étrange. Comme coincé un peu plus le cœur dans sa cage thoracique. Et puis, il rendait service avec le sort, ça ne faisait de mal à personne, non…ce n’était pas pour de l’espionnage, simplement aider le petit volcan, lui redonner de l’espoir. C’était peut-être intense, mais pour ce qu’il avait vécu, on ne pouvait pas lui en vouloir après tout. C’est sans doute pour ça qu’il ne s’attarda pas trop longtemps par la suite, non, il fallait qu’il retourne nettoyer, préparer des verres. Il ne prit même pas la peine de voir si elle était contente…non, il fallait juste se concentrer ailleurs.

C’est là que la voix de la rouquine se fit entendre. Il ne se retournera pas tout de suite, non, mais il écoutait attentivement, elle put peut-être le remarquer dans ses gestes qui devenaient plus lents. Sérieusement, sur la guerre? C’était presque risible. Mais sa mâchoire se crispa un moment, il en voulait tellement à certains aurors pour la mort de Félix…mais c’était intriguant. Ce petit bout de femme allait écrire quoi, qu’allait-elle ressortir de toutes ses interviews? Il pivota finalement son regard vers, elle observant un bref moment sa posture, ses cheveux puis finalement son visage. Oui, elle était vraiment très belle le petit volcan. Il resta un bref moment à la fixer, à l’observer, analyser son regard même si lui restait aussi neutre et expressif qu’une pierre. Puis il finit par dire.

‘’Je ne manquerais pas de le lire alors.’’

Simplement. C’était très court comme réponse, mais ça valait beaucoup même si elle ne le savait pas. Elle l’intriguait après tout cette fille…enfin…un peu quoi.

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Re: Temps froid en cette si belle journée d'Été...

Message par Marie_Eve_1989 le Lun 28 Mar - 11:13

Non, la Rouquine n'avait pas vu la lenteur de ses mouvements à ses paroles, car elle ne regardait que l'ombre de sa présence. Ce fut un moment plus tard, un moment de silence, où elle reviendra à le regarder de nouveau. Lorsque le Tavernier se retourna, elle devait déjà le regarder. Puis, il l'analysa. Il l'observa un moment. Leah en fit de même. Profitant du fait qu'il le faisait. Ses cheveux. Son regard. Ses bras... Ses bras... Mon dieu! Il était musclé, le garçon. Son minois fermé, sa mâchoire. Et elle revint à ses perles. Elle avait rarement vu un garçon comme Vincent et en matière de garçon, elle s'y connaissait. Mon dieu, de plus, on aurait dit une critique vestimentaire qui analysait un mannequin. Non, elle ne s'en gênait pas de l'avoir détaillé de la sorte. Si James et Leah avait bien un point en commun, c'était la qualité de ne pas être timide ou bien pudique. En fin, qualité, tout dépendait dans quelle position tu te trouvais. Puis, cette oeillade prononcée devait être un défi qu'elle se faisait à elle-même, contre lui. Un défi de faire pareil que lui, de ne pas flancher, d'être plus fort que le Ténébreux. 

Puis, il parla... De lire son article. Elle clignera des paupières. Une fois. Il s'intéressait à ce qu'elle pouvait écrire. En fait, elle ne doutait pas de ses talent d'écrivaine, pas du tout. Elle savait qu'elle perforait de cet aspect de sa vie. Même parfaitement. Peut-être un peu trop perfectionniste. Cela aurait étonnant du contraire, qu'elle ne le soit pas. Ce qui l'intriguait le plus, c'est que le Volcan ne lui disait pas cela pour qu'il lise son article, pas du tout. Elle ne se doutait pas qu'il était du genre à lire ce genre d'article en plus, c'est ce qui l'impressionnait le plus. Certes, son minois resta neutre également, mais ses perles d'acier parlèrent. S'agitèrent. L'étincelle le remercia, de son geste de ses paroles. C'était d'une certaine façon flatteur. Puis, elle répliquera... 

"Vous me ferez une critique, j'aime bien entendre ce que mes lecteurs ont à dire sur mes articles..."

C'était vrai! Certes, des fois elle ne supportait pas la critique, mais elle aimait tout de même savoir ce que les gens pensaient de ce qu'elle écrivait. Perfectionniste va. Et étrangement, elle voulait vraiment savoir ce qu'il allait penser de ses mots. Bon, peut-être qu'elle ne reverra plus jamais cet Homme, mais elle voulait quand même lui signifier qu'elle voulait savoir sa critique. Leah le regarda encore un moment. En silence, puis, se lèvera, quittant son contact visuel, pour poser ses yeux sur ses parchemins. Qu'elle rangera, dans son sac. Puis, elle enfilera sa petite veste de jeans, suite à cela, elle passes ses mains à sa nuque, sous ses boucles de feu, pour les retirer de son collet. Geste des plus doux. En fait, on aurait dit une petite poupée de chiffon. Une chance qu'elle portait des talons, car elle était minuscule. Si petite, si délicate. Leah se saisira de son immense sac, où elle glissera la ganse de ce dernier contre son avant-bras, la logeant au creux de son coude. Enfin, elle croisera ses pas, pour venir à la hauteur du Tavernier. Même sa démarche reflétait la personne qu'elle était. Ce qu'elle dégageait. Elle allongera le bras qui ne tenait pas son sac, lui présentant sa main... 

"Je m'appelle Leah... "

C'était un simple murmure. Son minois était toujours aussi fermé, mais le ton de sa voix était définitivement moins froid. Elle ne savait même pas pourquoi elle venait de faire cela. Son corps avait dépassé sa pensée. La Rouquine aurait dû simplement partir, franchir la porte et ne pas donner de nouvelles, comme elle avait l'habitude de faire, mais là, c'était fait. Son orgueil était trop fort pour reculer, elle attendait, patiemment, l'étincelle au creux du regard, la main tendue...

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Re: Temps froid en cette si belle journée d'Été...

Message par Vanoute le Mar 29 Mar - 22:27

Il ne fallait pas qu’elle s’en veuille, parce que lui non plus ne se gênait pas pour la détailler des yeux. Bon, ses vêtements, peut-être pas, mais la silhouette délicate, les bras frêles, mais ce visage qui montrait une force de caractère tellement particulière. Ce regard qui semblait tellement puissant, perçant. Et il s’y perdit un moment. Gris d’acier, comme de la glace. Elle avait un beau visage. Réellement, plus il la regardait et plus il trouvait des petits détails qu’il ne pouvait pas dire ne pas apprécier. La ligne de sa bouche, la forme de sa mâchoire, le chatoiement de ses cheveux avec cette couleur de feu… Ouah, il se passait quoi là? Sa mâchoire se crispa davantage, il ne la quitta pas des yeux et physiquement rien ne sembla se passer réellement, mais il se concentra plus mentalement. C’est sans doute pourquoi il parla. Oui, briser cet échange silencieux de regard, d’observation. Cela eut l’effet escompté.

Une lumière? Le reflet des lampes de la taverne? Ou son imagination? Oui, quelque chose se passait dans les yeux de la belle. Il ne pouvait pas comprendre, du moins pas réellement, ce que ça voulait dire, mais ça ne devait pas être négatif et puis elle parla, rajouta des mots à ses lumières. Là, il sembla redresser un peu la tête, très faiblement, comme un mouvement de surprise subtile. Avait-elle l’intention de le revoir? Non, sérieusement, c’était vraiment ce qu’il avait capté de ses mots. Pour faire une critique, il fallait parler, se revoir, non?

‘’Pas de problème, je ne suis pas du genre à retenir mes paroles. Je serais honnête.’’

Non, mais…pourquoi tu avais dit ça? Tu suivais l’élan du ‘’fallait se revoir pour critiquer’’ là. Tu n’es pas comme ça d’habitude. Bon, d’habitude, il ne rencontre pas une personne comme ça. Une personne forte et sans peur. Elle l’intriguait. Oui, c’était sans doute ça. Et en plus, il n’avait pas dit ça pour faire le malin, pour faire son intéressant. Ce n’était pas une menace ou un avertissement. Il parlait juste…de ce qu’il était comme lecteur. D’autant plus que ce n’était pas le genre de gars qui se levait le dimanche matin en se tapant un journal, en tout honnêteté. Mais là, il allait vraiment le chercher l’article de cette fille. Elle bougea alors, se levant. Vincent considéra que c’était le début de son départ, mais il ne bougea pas, gardant son regard sur elle, observant ses gestes, jugeant que son sac semblait être assez lourd pour la casser. Son regard se perdant un moment dans ses mains qui replaçaient ses cheveux. Ce fut avec une surprise invisible qu’il la regarda s’approcher de lui, du moins à sa hauteur, de l’autre côté du bar. Ses iris quittèrent son visage pour se poser sur la main qui se tendant. Il n’eut pas d’hésitation, il répondit étrangement naturellement.

‘’Je m’appelle Vincent.’’

Et son regard retournera se loger dans le sien. C’était vraiment une drôle de fille cette Léah. Et il fut troublé…drôlement troublé. Positivement troublé? Bref. Troublé. De sentir à quel point sa main était petite et délicate dans la sienne qui était massive, forte. Il avait l’impression qu’il aurait pu la casser. Il avait contrôlé sa force pour faire une bonne poignée de main, mais il tenta de se faire doux en même temps. Puis comme s’il ne savait pas trop qui contrôlait son corps et sa voix, il s’entendit dire.

‘’Enchanté.’’

Hm, cette fille qui, deux minutes plus tôt lui parlait comme un vulgaire barman et lui qui répondait comme si elle avait 112 ans. Ouais, c’était cette fille. Et c’était ce barman. Qui était-elle? Léah, une journaliste de Sorcière-Hebdo, mais elle était clairement, visiblement plus que cela.

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Re: Temps froid en cette si belle journée d'Été...

Message par Marie_Eve_1989 le Mer 30 Mar - 18:01

En fait, elle ne savait pas pourquoi, elle lui avait dit cela. Pourquoi elle avait prononcé les paroles sur la critique qu'il lui ferait sur l'article qu'elle écrivait. Parce que c'était lui qui t'avait sauvé la peau des fesses, peut-être? Non, c'était plus fort que cela. D'habitude, Leah s'arrêtait à une rencontre, une seule, sans promesse d'une autre. Involontairement, elle venait de faire une promesse, qu'elle ne savait même pas si elle allait se réaliser. Et étrangement, très étrangement, elle espérait que cette fausse promesse, si elle en était une, vrai ou pas, soit véridique. Certes, jamais au grand jamais, Leah ne proposera un thé ou un café en compagnie du Barman. Jamais elle ne créera cette rencontre, si elle avait à avoir lieu. Jamais, mais son petit coeur de pierre, son petit coeur de Volcan souhaitait que le destin travaille pour eux. Après tout, comme dirait son Ainé, rien n'arrive pour rien dans la vie. Et la réplique du Vincent n'aidaient en rien à ce qu'elle avait laissé glissé de sa bouche, comme paroles. Non, elle se doutait que ce n'était pas le genre de gars à retenir ses mots. Le "Madame" en était la preuve. Mais cela laissait présager vraiment une seconde rencontre. 

C'était peut-être pour cela qu'elle s'était levée. Qu'elle avait rangé ses choses. Pour ne pas répondre d'avantage à cette échange. Oui, c'était son échappatoire, mais que voulez-vous, elle ne voulait pas glisser encore... S'échapper à nouveau. C'était pour cela aussi qu'elle ne voyait pas que le Ténébreux la regardait encore. Qu'il analysait ses gestes, si délicats soient-ils. Certes, son sac devait être trop lourd pour elle, par contre, elle le tenait parfaitement qu'avec son creux de coude. Avait-elle fait exprès de prendre son temps pour passer ses mains à sa nuque, lentement, agilement, pour replacer ses cheveux. Sentait-elle son regard sur elle? Il ne le saura sans doute jamais, mais elle faisait très bien cela, la Rouquine. Puis, elle avait de nouveau glisser. Par gestes cette fois-ci. Allant vers lui. Tendant une de ses mains. 

Elle accueillit son regard, du sien. Plongeant ses perles de glaces dans les siennes. Puis, son immense main, sa main d'homme vint envelopper la sienne. Si petite main, si frêle main. Vous savez le genre de main qu'on a peur de briser, si on la sert trop fort. Mais Leah avait une main élégante aussi. Peut-être le fait que ses ongles étaient peints en noir. Que sa peau blanche était recouverte de quelques tâches de rousseur, qui contrastait parfaitement avec le noir de ses ongles. Il fut troublé? Elle également. De voir que sa main, si grande, contre la sienne, pouvait être si douce. Si chaude. Elle la serra un moment. Puis, comme au loin, elle entendit le "Enchanté..."... Elle était perdue, là. Dans le noir de ses yeux. Elle retira rapidement sa mimine de la sienne, la passant dans ses cheveux, comme pour se réveiller. Ne lâchant pourtant pas son regard.  


Oui, il fallait que le Volcan parte, qu'elle quitte cet endroit. Pourquoi avait-il fallu qu'elle daigne poser son regard sur le Tavernier. Elle aurait pu juste prendre le linge et faire comme s'il n'existait pas. Non, il avait fallu que son minois se lève et se pose sur le Vincent en question. Le minois toujours aussi fermé, elle croisera alors ses bras sous sa maigre poitrine. Reculant vers la porte, sans lâcher Vincent du regard. Quand son dos heurta la porte, elle quittera ses perles, un moment pour les poser sur l'homme qui avait détruit tout d'abord ses parchemins. Le tuant à nouveau du regard. Oui une seconde fois. Elle le maudissait. S'il n'avait pas existé, rien de cela ne s'aurait passé. Puis, ses iris se calmèrent, revenant un instant sur Vincent. Une inspiration, puis, elle franchit la porte d'entrée.

Non, Leah n'avait pas répondu à son "Enchanté", peut-être parce que ses yeux avaient répondu pour sa bouche. Elle n'en voyait pas l'importance de toute façon. Une fois à l'extérieur, elle passa devant une fenêtre de la taverne, en direction de son chemin de retour. Elle s'y arrêta un temps, saisissant cette opportunité pour le regarde de nouveau, une dernière fois, sans qu'il ne la voit. Esquissant un léger, infime, petit sourire, avant de continuer sa route...

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