La nuit porte parfois conseil

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La nuit porte parfois conseil

Message par Vanoute le Mer 30 Mar - 22:21

Il faisait sombre. D’une noirceur moite et froide. Tout semblait dans les teintes de bleus froids et tristes. Les images n’étaient jamais claires. Comme passées dans un filtre pour rendre les détails moins précis. Comme quand on consomme une trop grande quantité d’alcool qu’on dirait nos yeux travaillent moins bien. Les contours se mêlaient entre eux, rien n’était défini. Le sol sur lequel reposaient ses genoux meurtris étaient glacial, rude. Il ne pouvait pas se permettre une position plus confortable, ses poignets attachés plus haut sur le mur ne lui permettait pas de descendre plus ses bras. Du sang séché colorait ses bras de taches sombres. Seul la lumière d’une lune à demi voilée laissait paraître quelques éléments du reste de la pièce. Une silhouette, vague, mais familière. Son cœur se mettait à battre plus rapidement, suivre un tempo irrégulier. Tout semblait aller vite ou trop lentement. Le temps ne semblait pas existé. On dirait que des scènes se succédaient rapidement, comme des feuilles de dessins animées que l’on regarde une à la suite de l’autre, comme un décalage irréel. Une porte qui s’ouvre sans un bruit. Non, ses oreilles ne fonctionnaient pas, c’était le cillement désagréable qu’il percevait seulement. La porte qui laisse entrer deux autres ombres, sans visage précis, parce que ce n’était pas ça le plus important. C’était qu’ils ne se tournent pas vers lui. Lui qui criait, qui insultait. Non, comme s’il n’existait pas. Des sorts, des éclats de lumières avalés par la noirceur fusèrent dans la pièce, une seule cible. Cette autre silhouette au mur. Il criait, mais n’entendait pas le propre son de sa voix. Son cœur qui battait plus fort, pompait le sang à vitesse grand V en donnant l’impression de vouloir briser sa cage thoracique, ça serait déjà moins douloureux que ce qu’il voyait. Il tirait, la peau de ses poignets se déchiraient, mais il ne sentait rien, non, rien du tout. Puis finalement, au travers de tant de douleur, sa voix se fit entendre sur une seule chose…

‘’FÉLIX!’’

Et il se redressa dans un lit moelleux. Une couverture chaude couvrant le bas de son corps. Une sueur froide marquait son torse, ses épaules, son visage… Son cœur battait aussi vite que dans son cauchemar, ça c’était réel. La douleur aussi l’était. Sa respiration était accélérés, profonde et on dirait qu’il oubliait une fois sur deux de prendre l’air. Son corps tremblait de partout, les lèvres entrouvertes pas ce sursaut se refermèrent comme pour avaler de l’air ainsi que sa salive. Il fixait le mur devant lui. Le mur ou se trouvait le bureau d’homme. Mais c’était la couleur indéfinie par la noirceur de la pièce qu’il fixait. Il avait vraiment crié, c’était ce qui l’avait réveillé de son cauchemar. Reprenant lentement une respiration calme, il repoussa les couvertures d’un geste brusque, laissant le froid de la nuit percée sa peau de frissons. Malgré la chaleur de l’extérieur, il tremblait encore. Il avait l’habitude de ses cauchemars trop réels, mais c’était douloureux à chaque fois. Comme si son cœur commençait à cicatriser et qu’on venait arracher les points un par un. Il ne prit pas la peine d’enfiler tout de suite des vêtements, laissant le froid le saisir assez pour que son esprit se replace. Il gagna sa salle de bain, la lumière vive le fit cligner quelque fois des paupières avant qu’il ne fasse couler de l’eau entre ses mains jointes pour s’asperger le visage. Il laissa goutter l’eau sur son menton dans l’évier pendant qu’il fixait son propre reflet dans la glace. Il avait une mauvaise mine avec un réveil pareil. L’idée de se recoucher ne vint même pas frôler d’un brin sa tête.

Il fallait bouger, il fallait s’activer, peu importe l’heure, il s’en fichait. Il retourna près de son lit pour prendre ses vêtements qui traînaient par terre pour les enfiler rapidement. Boxer et bas naturellement puis jeans beige et t-shirt blanc à trois boutons ouverts. L’important c’était d’avoir des vêtements, non? Tout ce qu’il voulait, c’était sortir. Marcher, oxygéné son corps. Il renifla un peu en glissant ses pieds dans ses chaussures. Il n’avait pas pleuré. Non, ses yeux s’étaient humectés du liquide salin, mais rien n’avait explosé, il contrôlait mieux ça aussi avec le temps. Il attrapa sa baguette, ses clés et sortis en verrouillant.

Dès que son corps s’activa mieux, il sentit ses poumons prendre de vraies bonnes inspirations. Ça allait mieux, vraiment mieux maintenant. Le ciel était couvert, mais il ne le remarqua pas vraiment. Il marchait sur le chemin de traverse d’un bon pas et même s’il semblait avoir une tête de quelqu’un qui savait où il allait, en réalité, il ne faisait qu’avancer, tout simplement.

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Re: La nuit porte parfois conseil

Message par Marie_Eve_1989 le Mer 30 Mar - 23:07

"Crshhhh.... Crshhhh..."

C'était le bruit de sa plume qui traçait des mots sur un parchemin. Il était tard. En fait, elle savait parfaitement l'heure à laquelle elle était arrivée, mais ignorait complètement l'heure qu'il était à présent. Un à un, ses pairs quittaient la place, fermant la lumière de leur bureau, ne prenant même pas la peine de dire au revoir à Leah, sachant pertinemment qu'elle ne retournerait pas leur salutation. La Rouquine, lorsqu'elle écrivait, était dans une genre de transe et personne ne pouvait vraiment lui en faire sortir. Sauf, bien sûr, une bière qui inonde ses parchemins, là c'était complètement différent. Donc, voilà, la Journaliste écrivait depuis quelques heures déjà un article portant sur la première guerre. Une histoire d'amour entre un sorcier et une moldu. La femme avait fait croire que c'était une sorcière, pour ne pas divulguer sa vraie identité. Pour ne pas mettre en danger la vie de son époux. Quelques mangemorts avaient découverts la supercherie. Ils avaient capturé la Femme. Elle avait réussi à s'enfuir. L'amant et sa maitresse s'étaient perdus de vue et s'étaient retrouvés des décennies plus tard. Une charmante histoire d'amour. Dans sa tête, ce n'était pas du tout charmant, mais de sa plume, elle donnait l'impression que l'histoire d'amour était la pureté à son sommet. Elle avait le don de mettre la beauté, de raffiner son écriture. De faire danser les mots sur le papier. 

Tout cela pour dire, qu'elle avait travaillé tard, longuement et qu'avec la noirceur de la nuit et sa simple chandelle, Leah s'endormit contre son bureau, joue posée sur ce dernier. Puis, elle se rendit dans son sommeil profond, car le nuage des rêve prit possession de son esprit. Un nuage flou. Où simplement quelques images prédominaient. Premièrement, un lit, aux draps blanc, apparaissait. Comme si une caméra tombait en plongée sur ce dernier. Et dans ce lit se trouvait une petite enveloppe corporelle, recrovillée. On dit que le corps humain prend cette position lorsqu'il atteint le stade de la mort ou de la semi mort. Quand le dernier souffle semble être prêt à flancher. Autour de l'enveloppe se trouvait une marée rouge, imbibant les draps, faisant contraste avec la pureté de la couleur de la literie. Pour terminer, la dernière image de ce film cauchemardesque, c'est un Homme qui arrive et qui arrache le frêle corps du lit. Puis, les perles de glace apparaissent. Dans son sommeil, Leah avait soulevé sa jupe, pour plaquer l'une de ses paumes entre ses cuisses, proche de l'aine. Ses ongles pénétrant dans sa chair. C'était sans doute la douleur qui l'avait réveillée. Elle clignotera des paupières un moment. Réalisant où elle se trouvait. La Rouquine se redressera, retirant la main de sous ses jupons, analysant le lieu où elle était. Elle était toujours seule. Sa chandelle s'était éteinte. Sa respiration était brisée, secouée d'arrêt. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas fait ce rêve. Et comme à chaque fois, elle ne s'y habituait pas. 

Essayant de se calmer, elle rangera ses effets dans son énorme sac. Puis, elle replacera sa jupe. La nuit faisait frissonner sa chair. Ses rêves également. De plus, elle était habillé encore de façon légère, ne se doutant pas qu'elle serait encore ici à cette heure. Une longue jupe noire, lui arrivant au genou composait son bas. Serrée à la taille, définissant parfaitement celle-ci, et plus ample dans le bas. Pour le haut, elle avait un petit croc top blanc, à bretelles qui collait parfaitement à sa petite poitrine. Entre le haut et le bas on voyait une ligne de chair, de son abdomen. Comme chaussure, une élégante sandale à talons aiguilles, rosée. Une fois ses vêtements replacés, elle prit possession de son sac, qu'elle fit glissé le long de son avant-bras, jusqu'au creux de son coude. La Rouquine plaça son bureau, puis sortit du journal, en barrant la porte de ce dernier. Ouf, ce qu'il faisait froid à l'extérieur. C'était bien la nuit. Encore dans les vapes, elle n'avait pas vu les gros nuages gris couvrir le ciel. Non, elle voulait simplement rentrer chez elle et aller se coller à Excy. De son bras libre, elle viendra replacé ses cheveux, elle amenant tous sur la même épaule, dévoilant ainsi son autre épaule. 

Ses talons claquèrent au sol, brisant le silence de la nuit. Leah se rendit rapidement sur le chemin de traverse. Son appartement était à quelques minutes, tout près. Elle fit quelques pas, avant que le bruit de d'autres pas se mêle aux siens. Son minois fermé se redressera un moment, puis les perles reconnurent de loin la silhouette de l'homme qui avançait sur la même route qu'elle, face à elle. La Journaliste stoppa sa marche, pour le regarder. Il fallait bien que ce soit la nuit, où son regard tremblait, qu'elle le croise, aussi tard... Étrangement, cela aura pour effet de calmer son rythme cardiaque, mais bon, cela il ne pourra pas le voir... Et puis, rien arrive pour rien dans la vie ....

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Re: La nuit porte parfois conseil

Message par Vanoute le Ven 1 Avr - 12:07

Le pire avec les cauchemars c’est que parfois les images reviennent sporadiquement en tête comme si c’était réel. Et comme si c’était tiré de mauvais souvenir, c’était encore plus frais, plus clair dans sa tête. Il mêlait mentalement le cauchemar et la réalité. Il avait l’impression qu’un poing pressait son corps, le compressait aussi fortement qu’il le pouvait. Le truc, c’était de respirer, de se concentrer sur la respiration. Inspirer lentement…expirer tout aussi lentement, sentir l’air qui sort mal, comme tremblotante. Il fixait le devant, ses iris pivotant parfois sur des mouvements qu’il croyait capter de l’intérieur des bâtisses ou encore de coin sombre de ruelle du Chemin de Traverse. Vincent n’avait pas peur qu’on s’en prenne à lui au milieu de la nuit. Au contraire, un côté malsain de lui-même le désirait presque. Juste pour pouvoir taper sur quelque chose. Quelque chose qui lui voulait du mal, mais cette fois-ci, il gagnerait. Il n’en retirerait aucun sentiment positif par la suite, mais sur le coup, probablement que ça lui ferait du bien. C’était mal, il le savait, de penser ainsi, mais après des réveils comme celui-là, il ne pouvait pas penser réellement autrement.

La lune était couverture, mais les lumières du Chemin éclairaient faiblement ses pas. Pas qui résonnait dans le calme de la nuit. Il s’était concentré sur sa respiration, puis ensuite sur ses pas pour calmer la colère sourde qui l’habitait. Si on pouvait voir son allure, on n’oserait pas vouloir s’en prendre à lui, un voleur qui voyait se regard lumineux de rage n’oserait pas s’approcher. Le dos bien droit, les épaules larges et une démarche beaucoup trop assuré. Oui, Vincent dégageait cette force violente. Involontairement, rien de ce qu’il dégageait à ce moment précis n’était contrôlé. Sa mâchoire était crispée, creusant un peu ses joues. Ses aurors qui avaient pris leur temps. Ses Mangemorts qui avaient fait ses sorts…il aurait aimé les retrouver, aller les voix à Azkabans seulement pour pouvoir leur infliger la même finalité. Mais plus lentement. Non, contrôle-toi Vincent. Cette haine ne te servait à rien et surtout, elle ne ramènera pas Félix. Jamais. Il déglutit difficilement, elle était longue à faire son effet cette marche nocturne. Il passa une main rapidement dans ses cheveux en finissant par se gratter la nuque puis elle retourna le long de son corps. Ses bras ne faisaient rien du tout, juste être sur le côté de son corps. Pas de mains cachées dans ses poches, pas de croisement de bras. Ses vieux instincts durant le combat le forçait à garder une attitude prête à tout.

Puis il eut du bruit. Mais un bruit qui ne lui fit pas peur ou qui l’inquiétait. Des talons. Une femme. Il ne fallait pas sous-estimer les femmes, mais il pensait que si une femme voulait s’en prendre à un passant solitaire, elle n’attaquerait pas chaussée de talons. C’était logique dans sa tête. Puis ses yeux, maintenant habitués à cette semi-pénombre virent lentement apparaître la silhouette qui accompagnait le bruit. C’était une délicate silhouette dans la nuit. Puis il vit des cheveux de feu. Des cheveux qui semblèrent absorber la lumière quand elle passa près d’un lampadaire. Il se stoppa à ce moment. Il venait d’apercevoir brièvement ce visage pâle et magnifique qu’il avait vu au bar. Magnifique? Oui, parce que les lumières lui donnèrent un air tout à fait magnifique.

‘’Léah?’’

Et c’était dit comme s’il la connaissait bien. Une surprise de quand on rencontre un vieil ami, une vieille connaissance. C’était sorti tout seul. Il se surprit lui-même. Et il fit une autre réalisation. L’espace d’un moment, dès qu’il avait vu ses cheveux jusqu’à maintenant, il avait perdu sa rage intérieure, elle était partie. Et elle avait peine à revenir on dirait. Non, ses yeux couleurs charbons étaient trop occupés à observer la jeune femme. Son esprit préoccupé à analyser l’effet de la nuit sur ce petit brin de volcan. C’était une drôle de sensation. Étrange. Elle s’était arrêtée elle aussi, mais il reprit la marche peu de temps après, comme dans l’intention de diminuer la distance qui les séparait. Il plongea ensuite ses mains dans ses poches. Il voulut lui dire quelque chose, mais se retint, attendant peut-être une réaction de sa part à elle avant qu’il ne poursuive, qu’il ose ne pas se mêler de ses affaires en réalité. Sa mâchoire était moins crispée, mais pas un sourire sur ses lèvres, juste son intense regard qui semblait encore plus dense dans la nuit.

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Re: La nuit porte parfois conseil

Message par Marie_Eve_1989 le Ven 1 Avr - 20:58

Les cauchemars avaient pour effet d'être encore présent dans l'esprit des gens, après un moment, lorsque les songes sont devenus passé. Les cauchemars revenait en tête, lorsqu'on pensait qu'ils avaient quitté nos pensées. Lorsqu'elle marcha en direction de ses appartements, elle croyait avoir chassé ses rêves, en se préparant, en activant son corps, mais dans cette presque obscurité, le souvenir de son mauvais rêve était revenu, encore plus puissant. Lorsqu'elle marchait, elle sentait encore la présence de ses ongles dans sa chair. Elle ne pouvait pas se concentrer sur autre chose que cela. Ni sur l'humidité de la nuit lancée, ni sur les reflets des lumières dans les fenêtres et encore moins sur le bruits de ses talons contre le sol. Non, elle ne pensait qu'aux petites égratignures qu'elle s'était faite subir durant ses songes. Cela chauffait sa chair et picotait son coeur. Non, Leah, tu ne devais pas trop penser à la sensation que cette brûlure te procurait. La Rouquine devait repousser cette pensée, cette sensation. Se noyer la tête sous les jets puissants d'une douche beaucoup trop chaude. Oui, à chaque fois que ses pensées revenaient, c'était le remède à son mal intérieur. 

Mais, au bruit de nouveaux pas, elle se stoppa. En fait, la Journaliste stoppa sa marche, lorsqu'elle aperçu au loin une silhouette d'homme. Pas qu'elle avait peur de se faire apostropher par un Homme, en pleine nuit, en pleine presque noirceur. Non, du tout, elle savait se défendre. Par le corps ou par la magie. elle s'arrêta, car elle reconnut rapidement, trop rapidement cette silhouette, qui arrêta également sa marche. Et prononça son prénom. Son minois toujours stoïque, ses perles d'acier scruta la silhouette...En fin, le barman qu'elle avait déjà croisé à la Taverne de son frère... Ses bouclettes, ses bras, oui ses bras... Son visage, puis elle revint à ses yeux. Aussi noir que cette nuit-là. Puis, le Ténébreux avança d'un pas. Puis un autre. Et un autre, comme pour combler l'espace entre les deux personnes. Plus qu'il avança, plus qu'elle pouvait mieux le voir... Et plus qu'elle le trouvait beau. Oui, Leah le trouvait beau. Même si son minois ne reflétait rien, son coeur avait arrêté un bond ou deux à la prononciation de son nom. Il s'en souvenait, tiens donc. Elle passera un moment sa main dans ses cheveux, comme si elle cherchait... Répondant enfin...

"Hm... Vincent? C'est ça?... "

Il fallait vraiment que tu fasses la fille qui avait de la difficulté à se souvenir de son prénom, pas vrai? Tu ne pouvais pas faire autrement? Tu aurais semblé trop faible? Tu aurais fait la fille qui se rappelait parfaitement d lui, même si c'était le cas. Sa main qui était à ses cheveux, reviendra à sa place, le bras simplement contre le côté de son corps. Puis, ses iris de glace plongèrent dans la noirceur des siennes. S'invitant. Parlant de son regard, plutôt que par des mots ou bien par son corps. Non, pas de sourire de sa part non plus, sauf que les yeux de Leah étaient calmes. Ainsi que son corps en fait. La brûlure avait disparu, non, elle ne pensait simplement qu'à la pénombre des yeux qu'il l'enveloppait tout d'un coup. 

Elle s'en allait dire quelque chose. Oui, même qu'elle avait commencé. Leah avait dit:" Je voulais..." ... Puis un bruit assourdissant brisa le ciel, suivi de quelques éclair qui déchirèrent les nuages gris. Ses perles quitteront un moment Vincent, glissant vers l'atmosphère, le questionnant de ce qu'il allait se passer. Puis, comme on ne s'y attend jamais, une énorme pluie commencera à couler des nuages. Vous savez, le genre de déluge qui mouille la terre en un rien de temps. Rapidement, le sol accumulera de l'eau. Les gouttes cogneront sur les fenêtres et martèleront les toits. Leah abaissera son faciès vers le sien. Replongeant ses perles dans les siennes. Cela ne prit pas beaucoup de temps avant que ses vêtements et ses cheveux s'imbibent d'eau. Elle qui portait un haut blanc... Ses boucles auront tôt fait de coller contre son minois. Des perles de pluie couleront sur sa peau de lait, donnant à celle-ci un effet magnifique. Bon, Leah, tu ne pourras pas rester ici des heures, à le regarder. La Rouquine se saisira d'un de ses poignet, tirant sur ce dernier, pour qu'elle le suive. Malgré le fait qu'elle soit en talons, elle se mit à courir. Et même si elle courait, elle avait encore sa magnifique élégance. Non, elle ne dira rien, faisant que le traîner. 

Pour s'arrêter cinq minutes plus loin devant une porte. Sa mimine quittera la peau de son poignet, pour venir fouiller dans son immense sac. Quelques secondes. Peu importe! Ils étaient déjà trempés. Puis, Leah trouvera enfin ses clefs, elle ouvrira la porte et passera ensuite le cadre de cette dernière, l'invitant du mouvement à la suivre. Il faisait noir dans ses appartements, car il n'avait aucun lumière d'allumer, puis avec les nuages qui couvraient le ciel, on n'y voyait rien. Son corps pivotera vers le Barman, cherchant son regard du sien. Murmurant d'un ton calme, mais sans égard d'émotions...

"On est chez moi, tu peux attendre que la pluie cesse... Si tu veux."

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Re: La nuit porte parfois conseil

Message par Vanoute le Ven 1 Avr - 22:24

Il eut en tête leur rencontre au bar. Ils avaient à peine échanger des mots, beaucoup plus de regards. C’était d’une intensité qu’il ne connaissait pas vraiment. C’était un type d’intensité que l’on a pas avec une personne que l’on connait bien. Non, c’était comme un éclair qui s’était fait lors de leur première rencontre et peut-être que c’était prétention de sa part de penser cela, mais il se doutait que c’était un peu comme ça de son côté aussi. C’était peut-être parce que lui aussi était très stoïque et difficile comme personne qu’il arrivait à se dire que peut-être elle croyait la même chose. Mais tout cela n’expliquait pas pourquoi il n’avait pas passé son chemin. C’était peut-être parce que c’était la nuit. Parce qu’ils étaient seuls… non, ce n’était peut-être pas ça. Vincent n’était pas sociable de nature. Il n’aurait pas réagi instinctivement en disant son prénom si…mais si quoi en fait?

Peu importe. Maintenant, il était près d’elle, il avait prononcé son prénom et elle l’avait entendu. Il avait observé sa réaction, premièrement non verbal. Une main dans ses cheveux, il pouvait analyser ce mouvement de plusieurs façons, mais il ne s’arrêta sur aucune signification particulière parce qu’il se perdit un moment dans l’observation de sa main dans ses cheveux. Une si petite main, délicate, frèle…si blanche dans ses cheveux vifs. Ses paroles dirigèrent ensuite ses yeux dans les siens. Oui, c’était bien ça, Léah. Étrangement, le mouvement et cette hésitation…ça sonnait faux on dirait, mais cela ne le dérangea pas. En fait, il se demanda surtout pourquoi. Et on dirait qu’elle lui donnait la réponse par ses yeux d’acier, ou c’était une impression que le Ténébreux avait? Il se posait beaucoup trop de questions en ce moment d’ailleurs. C’était perturbant un peu. Elle allait pour parler, peut-être répondrait-elle à ses questions silencieuses, mais la Nature les dérangea.

Il eut un coup de tonnerre qui ne le fit pas broncher d’un poil, des éclats de lumière du ciel qui éclairent le duo. Comme en harmonie, il leva les yeux au ciel, mais il aurait dû s’en douter, tout cela n’était que les précurseurs de…et le déluge arriva. Il eut plus l’impression qu’on lui vidait une piscine sur la tête. Oui, rapidement, très rapidement il se retrouva complétement trempé. Mais il sembla en avoir besoin, oui cette plus fut plus que bienvenue. Puis il la regardera par la suite, à croire que leurs regards étaient synchronisés. Lui aussi sentit le poids de ses vêtements augmenter par la pluie, son chandail lui collé au corps, ses chaussures se remplirent d’eau…et ses cheveux lui coller sur le front et les oreilles. Mais rien ne pouvait l’empêcher de continuer de regarder la rouquine qui était…d’une beauté fascinante sous la pluie. Il souhaita presque qu’un éclair déchire à nouveau le ciel pour pouvoir la voir mieux un bref instant. Qu’est-ce qui se passait, vraiment…et avant qu’il ne se pose d’autres questions mentales, elle attrapa son poignet. Il n’eut aucun réflex pour reprendre contrôle de son corps, non, il la laissera mener. Lui qui était normalement le meneur. Il courut derrière elle…puis il eut des flashs dans sa mémoire. Lui qui courait avec Félix. Sous une pluie battante, mais ce n’était pas la nuit…c’était un début de soleil qui se levait, ils avaient célébré toute une nuit…il ne se souvenait plus pourquoi.

Léah s’arrêta à une porte qu’il devina être chez elle et durant le cours laps de temps qu’elle prit pour trouver ses clés et ouvrir la porte, il revit la porte de son ancien appartement, celui qu’il avait rapidement quitté après la mort de Félix. Puis une émotion monta en lui en voyant ses cheveux roux, ce mélange de souvenirs et de réalité le confondait, le troublait.

Elle ouvrit la porte, il suivit sans même réfléchir, comme si c’était naturel, elle ne l’avait pas mené là pour l’abandonner sur le pas de la porte. Puis là, il reconnut le sentiment qui l’habitait. Le désir. Étrangement, il se revoyait entre dans son appartement après cette pluie battante d’un début de matinée avec Félix. Les pluies battantes, les petites courses pour se cacher avait un côté romantique, on ne va pas se le cacher. Et à l’époque, il n’avait pas songé deux fois à plaquer Félix contre le premier mur venu pour l’embrasser avec la fougue de l’envie, de presque déchirer son t-shirt sur lui seulement pour pouvoir sentir sa peau sous ses mains… De presser son corps contre le sien pour sentir son envie à lui monter également…

Sauf que là, si le souvenir avec Félix lui revenait, ce n’était pas parce qu’il lui manquait et que c’était un élan de mélancolie. Félix lui manquait en permanence, mais c’était en regardant les cheveux de feu disparaître dans la pénombre qu’il réalisa qu’il aurait pu agir de la même façon avec elle. Ce fut un choc mental monstrueux, troublant, effrayant. Surtout dans cette pénombre qu’il arrivait à peine à deviner le contour de sa personne. Il oublia un moment de respirer. Son désir était pour elle et non pour son Félix perdu. Il n’avait jamais ressenti cela pour une femme. Rectification, il n’avait jamais ressenti cela pour quelqu’un d’autre. C’était peut-être le temps qui avait passé…son corps avait peut-être des besoins…mais il ne s’attendait pas à ce que ça le frappe de cette façon. Comme un bon coup de poêle en pleine tête.

Son cœur battait tellement fort dans sa poitrine, calme toi Vincent...Respirer, oui reprend une respiration au moins. Tes poumons ont besoin d’air. Sa voix vint le ramener sur terre, quitter le monde de sa tête et…tout le reste. Il déglutit difficilement, cherchant ses yeux, son visage dans le noir, n’osant pas bouger d’un poil. Il aurait pu lui dire que 10 minutes dans l’autre sens et il serait chez lui, mais il n’en fit rien. Il y pensa à peine.

‘’Ouais, je veux bien…’’

Oui, rester dans tes chaussures pleines d’eau, tes jeans qui te faisaient frissonner et ton t-shirt qui commençait réellement à te dégoutter. Il se risqua à lever une main pour reculer ses cheveux de devant ses yeux avant de prononcer de nouveau, curieux comme pas un.

‘’Qu’est-ce que tu allais dire?’’

Oui, avant la pluie, avant que son esprit déboule sur des choses qu’il croyait perdu.

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Re: La nuit porte parfois conseil

Message par Marie_Eve_1989 le Sam 2 Avr - 9:02

Était-ce prétentieux de sa part de croire que c'était intense du côté à Leah également? En fait, pas que leur relation était intente, mais leur regard, l'intensité de leur regard, de leur échange visuelle? Hm, non, ce n'était pas prétentieux de la part de Vincent, car Leah pensait la même chose. Ce n'était pas à tous le jours qu'elle échangeait, même si cela n'était qu'en regard, de cette façon, avec un Homme, qu'elle ne connaissait pas. Mais bon, à force de le regarder de cette façon, bientôt, elle ne pourra pas dire qu'elle ne connaitra pas son minois en entier. Enfin, façon de parler, bien sûr. En plus, Leah était le genre de personne statut, un peu comme le Barman, donc ses yeux parlaient beaucoup plus qu'elle. Ce n'était pas difficile à cacher. Une étincelle, de l'intensité, cela ne mentait pas. Peut-être que c'était pour cette raison que la Rouquine continuait ses échanges de regard avec le jeune Homme, car elle savait que c'était réciprocre, que cela venait dans les deux sens. Ou que c'était tout simplement plus fort qu'elle. Quelque chose qu'Elle ne pouvait pas contrôler. Donc, voila. Elle s'était arrêté, elle lui laissa la chance de s'approcher d'elle, de dire son nom. 

Puis, une pluie torrentielle se mit à tomber du ciel. Une pluie qui coupa son élan, qui laissa une phrase en suspens. Oui, elle s'était arrêtée, pour regarder les cieux, pour analyser un moment l'avenir de cet orage, avant de tout simplement revenir à Vincent, presqu'au même moment que lui. Elle qui voulait prendre une douche, elle était servi. Sauf que cette douche était froide, faisait frissonner sa chair et envahissait ses vêtements. Puis, peut-être que c'était parce que sa phrase n'était pas terminée ou bien parce qu'elle voulait vraiment qu'il le suive, qu'elle se saisit de son poignet, pour l'attirer chez elle, dans son appartement. Elle ouvra la porte et ils pénétrèrent dans la noirceur des lieux. Oui, il faisait noir. Plus noir qu'à l'extérieur, elle distinguait mal sa silhouette, parce oui, bien sûr, la journaliste s'était retournée vers lui. Pour le chercher de regard, pour essayer de le trouver. Et c'est à ce moment que cela la frappa. Oui, elle l'avait amené ici tout d'abord pour s'auto-protéger de la pluie, mais aussi, car elle voulait que Vincent vienne chez elle. D'habitude, lorsqu'un homme venait dans ses appartements, cela ne prenait pas beaucoup de temps avant qu'elle lui arrache les vêtements et que les corps s'entremêlent. Elle eut cette pensée à ce moment. Dans le noir, une de ses mains se soulève en direction du ténébreux. Puis, s'arrêtera, si près de lui, sans le toucher, au niveau de sa ceinture. Elle n'avait qu'à allonger le bras et elle le frôlait, du bout des doigts. Oui, elle se stoppa, dans son élan. Non, elle ne voulait pas que cela se passe comme cela avec lui, même si le désir traversait son petit corps de femme. La main s'abaissa, silencieusement, délicatement. Son corps se détournant. Et il accepta son offre, pour ensuite poser une question. Qu'est-ce qu'elle allait dire, avant que la pluie ne vienne les déranger. Non, Leah ne répondit pas dans l'immédiat. Gardant un silence aussi noir que ses appartements.

Ensuite, il pourra le deviner, elle accrochera son sac à un crochet au mur, arquant par la suite son petit corps pour retirer ses chaussures. Puis, sa présence disparaitra. Après tout, elle connaissait bien son chez elle, même si il faisait aussi noir que dans un four. Quelques secondes plus tard, une petite lumière ambiante éclairera la pièce. En fait, elle avait allumé des chandelles, qui se trouvaient au centre de sa table de cuisine. Vincent se trouvait en ce moment dans un corridor qui menait à son loft. 

"Tu peux venir et tu peux retirer tes chaussures et faire sécher tes bas..."

Le ton de sa voix était bien calme encore. C'était le sens des mots qui ne l'était pas. Vincent était habitué à commander, sans son ancienne relation, bien elle, elle commandait aussi, avec lui, même si elle ne le connaissait pas vraiment. Certes, elle avait utilisé le mot "peux"... Mais c'était clairement un "fait" dans sa bouche. Lorsqu'il traversera le corridor, il arrivera ainsi dans la pièce principale. C'est sur qu'à la simple lueur des chandelle,s il ne verra pas l'effet escompter, mais on devenait que ce lieu reflétait parfaitement la femme qu'elle était. Petit, mais pas trop, la pièce principale comprenait cuisine, salle à manger et chambre. Un mur de pierre couvrait ses trois sections. Tout était en blanc. Tout reflétait la pureté. Son lit était à même le sol, surélever d'une petite base. Lit qui n'était pas fait. Non, la Rouquine avait du se lever tôt le matin même et partir sans avoir le temps de fermer les draps. On y voyait encore la présence du petit corps, les plis,  les oreilles recouvrant l'espace du matelas, entremêlés. Sur le mur du fond, proche de son lit, se trouvait une immense fenêtre, qui comprenait vingt petits carreaux. Le jour, au grand soleil, cette pièce devait illuminer, avec la blancheur des lieux. Sur le mur à l'opposé du mur de briques, il avait deux portes. L'une menant à la salle de bain, l'autre étant un locker/penderie/walkin qui comprenait tout le nécessaire pour vivre, literie, articles ménagers, vêtements, etc. C'était sobre, simple, mais c'était elle. 

Une fois qui sera à sa hauteur, il pourra voir, grâce à la lumière dégagée des chandelles... Son white t-shirt. Enfin, ce qu'il pourra voir, c'est son croc top collé d'avantage à sa frêle poitrine, la détaillant, détaillant également son soutient-gorge. On devinait parfaitement la ligne de ses seins. Le blanc mouillé avait cet effet, un effet transparent, presque invisible, qui traçait les formes. S'il regardait bien, on pouvait apercevoir le creux entre ses seins. Son chandail dessinait même la fine dentelle de son soutient-gorge, qui devait être d'un blanc crème. Un peu plus foncé que le chandail lui-même. Elle ne fit rien pour se cacher, elle ne fit rien pour se montrer. Non, une fois qu'il sera à sa hauteur, elle secouait simplement l'allumette qu'elle s'était servi pour allumer les chandelles, la déposant au centre de la table. Puis, elle traversera le loft, passant devant lui, pour plonger dans la salle de bain. Elle en sortira avec deux serviette, lui en tendant une. Une fois que Vincent se saisira de sa serviette, on pourra entendre un léger miaulement. Un miaulement élégant délicat. 

Leah se détournera, cherchant la provenance de ce miaulement. Non, elle ne répondait pas à sa question, pas tout de suite. Puis, il apparut. Un petit chat. Enfin, petit, dans la comparaison qu'il n'était pas gros. Un chat dont le pelage était tacheté de plaques rousses. Il avait une démarche délicate, il faisait très félin. On aurait dit un guépard en fait, mais en miniature. Leah, se penchera à sa haute, sur ses genoux pour accueillir son ami félin. Tenant toujours sa serviette au creux de ses mains. Le chat posera ses deux petites pattes avant sur ses genoux, venant cueillir les perles qui voulait de ses cheveux trempés. Du bout des doigts, elle viendra gratter son cou, pour ensuite déposer un baiser au creux de ses yeux, au-dessus de sa tête. Cette scène, d'un point de vue extérieur était adorable. Certes, la Maitresse n'avait pas eu le moindre sourire, ni la moindre expression verbale ou émotionnelle, mais elle était si délicate dans ses gestes, si humaine, qu'elle ressemblait à une enfant. Très loin de la Leah froide qu'il avait vu. C'était presque charmant et elle ne faisait pas cela parce qu'il était là. Au contraire, c'est qu'elle l'aimait son chat. Puis, elle lui murmura d'un français plus que parfait...

"Bon Excy, j'ai un invité ce soir..."

Le chat regardera sa maitresse un moment, avant de continuer sa route vers son lit, se couchant sur un des oreillers, commençant ce qui devait être sa toilette. La Rouquine observera son félin faire un moment, avant de se redresser. Mon dieu que sans ses talons, elle était petite. Elle paraissait si menue, si maigre en fait. Son corps reviendra vers Vincent. Replongeant instantanément ses perles d'acier dans les siennes. Sans éviter une oeillade à son torse bien sûr. Ses mains, armées de sa serviette, viendront emprisonner le bout de ses bouclettes, retirant l'excès d'eau. Revenant à l'anglais... Elle répondit...

"Je voulais te dire que j'étais enchantée aussi... "

Vaut mieux tard que jamais...

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Re: La nuit porte parfois conseil

Message par Vanoute le Sam 9 Avr - 0:11

Pour Vincent, ça faisait une éternité qu’il n’avait pas échangé comme ça avec un nouvel être humain. Il s’entendait peut-être bien avec des gens du bar, mais jamais il n’avait eu quelque chose comme avec Léah en ce moment. C’était intense, ça venait dépoussiérer un peu son corps, ses émotions même. Étrangement…intensément surtout. Mouais, tout ça était vraiment trop étrange. Réellement, si quelqu’un d’autre aurait fait ça à Vincent, l’attirer chez lui, il ne serait pas laissé faire. Il aurait repris sa main dans un geste brusque avec l’air le plus bête de la terre. Mais Elle. Elle avait comme une force sur lui. C’était puissant de dire ça dans une deuxième rencontre, mais il n’était pas inconscient, il avait connaissance de sa curiosité. Oui, la Rouquine devait dégagée quelque chose qui l’intriguait, qui semblait…comme le posséder un peu. D’où la raison qu’il se souvenait de son nom à la base.

L’arrivée de la pluie, la course et finalement le noir et le froid. Ça avait été tellement vite. Son cœur battait tellement fort dans sa poitrine et pourtant, il avait encore son air terriblement calme, aucune émotion n’était visible sur son visage. Seulement peut-être un peu les lèvres entrouvertes pour permettre une plus grosse respiration, reprendre son souffle face à cette petite course. On dirait que son cerveau avait doublé de volume tant qu’il avait de pensées qui filaient de tout bord tout côté. Il revint sur sa phrase qui ne s’était pas terminé une fois à l’intérieur. Comme s’il fallait vraiment dire quelque chose. Il resta très patient cependant. Ce n’était pas une question de vie ou de mort, loin de là.

Il l’entendit s’activer, voir comme des mouvements dans le noir, très faiblement, parce qu’il se concentrait sur ce qu’il pouvait essayer de percevoir. Il ne bougea pas d’un poil, il ne connaissait rien de cet endroit, il allait se casser quelque chose s’il tentait quelque chose, il s’en doutait. Une lumière vint finalement les éclairer. C’était peut-être une petite bougie, une toute douce lueur, mais on dirait que c’était un gros soleil dans la nuit. Doux à la fois. Ça laisse quand même une ambiance certaine. Sa voix se fit retentir par la suite. Il eut un frisson qui passa sur son échine. Ce n’était pas le froid, ni les mots, c’était la voix. Qu’est-ce qui se passait ? Il ne comprenait vraiment pas, mais il s’exécuta. Retirant ses chaussures, un léger sifflement de dégout passa entre ses lèvres. Il trouvait ça tellement désagréable des bas mouillés, il fut vraiment heureux de pouvoir les retirer et les laisser tomber sur ses chaussures. Puis ce fut les pieds nus qu’il s’aventura plus dans l’appartement, ses yeux s’accrochant à chaque détail, comme s’il espérait comprennent un peu plus la rouquine en analysant son appartement. Le blanc pur, le lit défait…il avala sa salive. C’était sans doute le mélange entre le choc du rêve et le choc de sa rencontre nocturne qui le rendait comme ça. Possiblement. Puis ses iris tombèrent sur elle. Sur tout son Elle. Sur ses vêtements qui épousaient parfaitement son corps à cause de la pluie. Vincent ne voulait pas avoir l’air d’un pervers, mais oui, ses iris s’arrêtèrent un moment sur la forme de ses seins. Sur les magnifiques courbes délicates que cela faisait sur son chandail. Il n’avait jamais eu un tel regard sur une poitrine de femme. Jamais les formes ainsi, la délicate définition d’un sein n’avait causé autant de sensation dans son corps. Un tiraillement dans le bas du ventre qu’il identifia rapidement… comme ses intestins qui se contractent un peu. Puis ses iris sombres retournèrent sur la jeune femme.

Et lui? Lui aussi portait un chandail blanc qui épousaient aussi parfaitement la forme de son torse. Elle pouvait rapidement deviner la musculature de l’homme sous le tissu qui était comme un voile sur ses pectoraux définis. C’était le corps d’un homme qui s’entraîne énormément. Mais pas trop non plus, c’était juste…parfait, disons-le, ses abdos qui bougeaient doucement sous sa respiration retrouvée. Il la suivit des yeux quand elle alla à la salle de bain. Un regard intense, il regardait son dos, ce qu’il pouvait voir de ses jambes, ses bras tout petits. Il prit la serviette qu’elle lui tendit en revenant, s’attaquant de suite à ses cheveux, prenant une pause pour se tourner vers l’animal qui s’approchait d’eux. Elle ne le vit peut-être pas, mais il eut l’ombre d’un sourire qui passa sur ses lippes. Il aimait bien les chats le Ténébreux. Ses iris revinrent sur la jeune femme. Elle était belle à donner de l’amour à son chat comme ça. Oui, ce fut la première pensée qui traversa son esprit. Elle était belle, toute petite accroupie comme ça. Une femme qui dégageait tellement de froideur qui donnait de la tendresse à son chat. C’était charmant…et il se sentit un peu charmé oui. Il se remit alors à sécher ses cheveux. Vincent, qu’est-ce qui se passe hein? Voyons…

Quand elle reviendra, il rabaissait la serviette, son regard voyant le sien un moment. Puis il eut une illumination. C’était du français qu’elle avait utilisé ? Oui, cela amena un peu d’amusement dans son regard. Il la regarda un moment puis il parla, doucement, un murmurant sans émotion.

‘’Alors si je m’attendais à entendre du français ce soir…’’

Dit-il en français également. Puis elle dit qu’elle était enchantée aussi. Son regard brilla un peu, sans sourire évidemment, mais ce n’était pas un regard bête, on s’entend, loin de là. Et il se remit à bouger un peu. Il retira de ses poches son portefeuille qu’il posa sur la table. En réagissant à ses derniers mots.

‘’Mieux vaut tard que jamais, à ce qu’on dit.’’

Et c’était loin d’être un reproche, comme un côté un peu joueur chez le barman. Un faible sourire, espiègle frôlant un moment ses lippes. Il agissait comme s’il était chez lui et ça se faisait naturellement. Il dévia son regard d’elle, parce qu’il était trop attiré à regarder sa poitrine. C’était du désir. Il avait rapidement su que c’était cela, mais ça ne lui ressemblait tellement pas…Il se dirigea vers l’évier.

‘’Si tu permets, je suis trempé comme pas possible…’’

Toujours aussi faiblement et que voulait dire ses mots? Oh, qu’il retirait son chandail, là comme ça. Pas de préliminaire. Il le retira d’un mouvement rapidement, comme s’il voulait se dépêcher de retirer ce vêtement mouillé sur lui. Il l’essora dans l’évier. Que faisais-tu là? Tu te permettais peut-être un peu trop non? Il voulait la tester? Aucune idée, il ne savait pas ce qu’il faisait. Et pire encore, il ne savait pas pourquoi.

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Re: La nuit porte parfois conseil

Message par Marie_Eve_1989 le Sam 9 Avr - 13:31

Il la détaillait si intensément et sans gêne qu'elle lui retournera le regard. Non, la Rouquine ne se gênait pas, même s'il ne l'avait pas regardé de cette façon, elle osait quand même l'analyser. Et là, la pluie avait permis à  Leah de pouvoir l'analyser convenablement. Hon! Les deux portaient un chandail blanc, que l'eau avait rendu transparent. Qui avait fait en sorte que le tissu épouse les formes parfaites de leur corps, presque à découvert avec la transparence de leur vêtement. Ses perles grises avaient tôt fait de tomber sur son ventre. Sur ses abdominaux travaillés... Plus que travaillés, si bien dessinés sur son chandail. La lueur des chandelles n'aidant en rien à la vue qu'elle avait, rajoutant quelque chose de séduisant à ce corps. Elle déglutit lentement, silencieusement, comme pour essayer de reprendre une respiration des plus normales. De plus, elle avait capté son regard sur ses propres seins, sur les courbes de sa poitrine. Peut-être la pluie, peut-être pas, mais des frissons vinrent briser sa peau de lait. Dieu quelle aimerait qu'il casse encore l'espace qu'il les séparait pour qu'il vienne retirer son haut, pour qu'il puisse la regarder sans ce paravant transparent. La Rouquine se retint, un moment, de mordiller hâtivement sa lèvre inférieure. Non, elle n'en fit rien, ne pensant qu'à ce geste, puisque ses yeux étaient déjà de retour sur le faciès du Ténébreux. Un moment, car elle ira chercher deux serviettes, pour lui en tendre une, gardant prisonnière l'autre de ses mains. Avant aussi qu'un animal ne vienne les dérange.

Non, Leah ne remarqua pas l'ombre de son sourire, car déjà, elle était en grande conversation de gestes avec son chat. Elle clot cette échange, avertissant en français son félin qu'elle n'était pas seule. Non, c'est vrai, Vincent était là, si près d'elle, à la regarder faire. Étrangement, elle eut un petit picotement au coeur à savoir qu'il la regardait comme cela. Leah? Un picotement au coeur? Tu as bien ressenti un picotement au coeur? Elle devait faire de l'insuffisance cardiaque, car elle ne comprenait pas ce qui se passait dans sa tête et dans son propre corps. Comme si de nouvelles sensations apparaissaient et qu'elle n pouvait pas les éloigner. Donc, elle se leva, revenant vers lui, replongeant ses iris de glace dans les siennes, essuyant par la même occasion l'excès d'eau dans ses boucles de feu. Le regard du Barman changea un peu. Une étincelle de plaisir... d'amusement? Enfin, la Journaliste pouvait capter cette lueur de cette façon... L'interrogeant du regard, c'est les paroles de Vincent qui répondit à son questionnement. Ho, elle avait parlé en français. Devant lui. C'était sorti tout seul. C'était la langue qu'elle parlait avec son chat. Elle ne s'en était même pas rendu compte. Puis, elle lui répondra, sur le même ton que lui, sans éclat d'émotions non plus...

" J'ai étudié à Beauxbatons... (Et? Pourquoi disais-tu cela, pourquoi avais-tu à justifier ton parlé...Elle continua... Comme si c'était plus fort qu'elle...) En fait, mes parents voulaient qu'on apprenne plusieurs langues, James et moi... Donc, quand on est seuls, on parle uniquement en français, lui et moi. Il ne le fait jamais devant personne, moi c'est rendu un automatisme... En fait... je parle cinq langues..."

Pourquoi avais-tu besoin de te vanter. Ce n'était pas de la vantardise, mais il fallait qu'elle ponctue sa phrase de ce fait. Comme pour lui prouver qu'elle n'était pas une gamine, un enfant, même si elle en avait l'air. Comme pour lui prouver qu'elle avait d'énormes connaissances. Que malgré sa beauté, elle avait une intelligence aussi. Car elle avait beaucoup parlé. Trop en fait. Ce n'était pas dans ses habitudes de parler autant. Certes, elle avait gardé le français, car elle aimait cette langue. Et elle aimait savoir qu'il la parlait. Puis, elle termina la phrase qu'elle avait commencé avant que la pluie ne les interrompt. Et il joua. Avec ses mots. "Mieux vaut tard que jamais, à ce qu'on dit.." Il avait bien dit cela. Ses perles observèrent un moment l'Homme faire. Retiré son porte-feuille de ses poches. Ce dernier atterrissent sur sa table. C'est qu'il se mettait à l'aise, le Ténébreux. Trop? Non, pas assez. Et comme s'il était synchronisé avec ses pensées, il se mettra plus qu'à l'aise... Il retira son chandail, au dessus de l'évier, dévoilant sa peau. Dévoilant ses muscle. Dévoilant son torse. Certes, Leah n'avait pas lâché Vincent du regard. L'observant, captivée par ses gestes. Sa respiration s'était arrêtée, un moment. Retenant un long soupire qui aurait pu tellement en dire long. Elle ne répondit rien à ses mots. Pas pour le moment. Trop occupé à le dévisager du regard. Dévisager dans le sens le manger... Du regard. Il la testait clairement.. Il testait ses limites. 

*Puis, son corps s'activa. Retrouvant l'énergie de bouger, s'approchant de l'Homme. Vincent avait-il oublié que c'était un petit Volcan et lorsqu'on s'approchait trop près d'un volcan, on pouvait se brûler? Elle vint se placer derrière lui, collant son bassin à ses fesses. Doucement. Ses gestes étaient si calmes, si posés qu'on aurait dit qu'elle le frôlait, qu'elle n'était qu'absence, en étant présente. Puis, ses frêles bras vinrent se soulever, pour que le bout de ses doigts glissent, dans une tendre caresse, le long de ses bras à lui, partant de l'épaule, allant jusqu'au coude. Alors que sa bouche était active, soufflant sa respiration contre le grin de sa chair, au niveau de sa colonne vertébrale, entre les omoplates. Un souffle chaud qui sera bientôt remplacé par ses lèvres. Un baiser, du bout des lippes. Goutant à sa chair humide. Goutant à son dos travaillé. Elle avait même fermé les paupières, pour profiter de ce festin...

Puis, ses paupières clignoteront, comme pour la réveiller d'un rêve éveillé qu'elle venait de faire. Tu étais partie loin, ma Leah. Beaucoup trop loin. La vue de son corps t'a rendu toute chose. Le bas de son ventre travaillait comme pas possible, se contractant à la vue de Vincent, chez elle, si peu vêtu. Ses cheveux mouillés, son torse humide, la lueur des chandelles avaient créé ce songe. Songe qu'elle retenait pour pas qu'il devienne réalité. La Rouquine vint déposer sa serviette sur le dos d'une de ses chaises de tables, raclant sa gorge, comme pour reprendre contenance. Un moment, ses iris s'étaient perdues sur la lueur d'une chandelle, revenant peu de temps après sur Vincent qui faisait une ... Genre de toilette. Puis, elle chuchotera...

"Ne te gêne pas... Mais au fait.. Attendais-tu réellement à ce que je sois tout aussi enchantée de te rencontrer... Tu attendais après cela, dis-moi?"

Ce n'était pas non plus un reproche. L'étincelle dans ses perles d'acier le prouvait. C'était un amusement, à l'état pur. Elle jouait avec lui comme il le faisait avec elle.

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Re: La nuit porte parfois conseil

Message par Vanoute le Mar 12 Avr - 21:46

Il la détaillait sans gêne probablement parce qu’il n’avait peut-être pas connaissance de comment il la regardait. Il savait qu’il la regardait. Longtemps. Mouais, finalement il avait conscience qu’il ne semblait pas avoir trop de gêne. Il aurait pu avoir l’air d’un maniaque sexuel à ses yeux, qu’en sais-tu, Beau brun? Oh, parce qu’elle le regardait pareil. Ses deux-là se regardaient de façon très intense et sans pudeur. Détaillant le corps de l’autre, Vincent avec une attirance qu’il se découvrit, un plaisir à suivre la courbe de son sein, voir le froid qui avait fait ériger ses mamelons qu’il devinait très bien au travers de son soutien-gorge et de son chandail. Il s’y attarda un moment…en fait, il avait réellement observé sa poitrine. Heureusement qu’elle était occupée à observer son propre corps car il eut vraiment un petit clignement d’yeux qui fit réaliser à son cerveau que c’était peut-être déplacé d’agir de la sorte. Heureusement qu’elle bougea, qu’elle s’activa un peu. Heureusement que le chat était venu faire un tour. Il avait senti le malaise des humains et étaient venu sauver le moment. En fait, le malaise de Vincent. La tension, la curiosité. Et elle parla en français. Elle venait de piquer la curiosité du barman. He bien! Cette fille était pleine de surprise n’est-ce pas. Il réagit naturellement à ses mots. Oui, parce qu’il n’avait pas que les regards, il avait des mots aussi. Elle répondit à ses questions silencieuses en parlant de ses études, de ses parents et de James. Il ne sembla pas ennuyé du tout par ses mots, au contraire, il la regardait avec attention.

‘’Donc James est ton frère, c’est ça? Tu n’as presque pas d’accent quand tu parles français.’’

Oui, il avait tout retenu, mais ça en premier, allez savoir pourquoi. James était son frère. Elle n’avait pas d’accent. Ça lui plaisait? Il aimait la petite sonorité de France dans sa bouche. Ça sonnait pas comme son québécois plus dur. En même temps, ça montrait qu’il avait bien écouté. Il savait écouter Vincent. Son regard avait un peu changé, observant ce brin de femme. Une puissante curiosité l’envahie soudainement. Il voulait la connaître, comme si son regard qui avait détaillé sa peau avec autant d’attention, il voulait maintenant connaître les parcelles secrètes de son âme. S’imprégner d’elle, de ses connaissances qui ne faisaient qu’accentuer sa beauté. Un autre clignement d’yeux qu’elle ne perçut peut-être pas, mais un clignement qui le ramena sur terre. Reste calme Vincent… Son corps, maintenant son esprit? Il reconnaissait les sensations, leurs significations…Active-toi. Il fallait que tu bouges.

Il continua la conversation sur son retour de salutation. Étrangement, il se doutait que bien que tardif, c’était sincère. Elle ne semblait pas être une fille qui disait des trucs qu’elle ne pensait pas. D’où lui venait se sourire. On dirait que son visage se craquait dans ce sourire, il n’avait plus l’habitude de sourire comme ça. De cette façon bien précise. Puis là, il bougea. Il fit…ça faisait agace non? Un peu. Légèrement. Il avait retiré son chandail, sans préambule, juste après il précisa que c’était pour enlever l’eau. Bien sûr. Ça paraissait qu’il s’entraînait. C’était peut-être pour vider son corps de ses pensées qu’il s’entraînait, mais c’était son corps qui en prenait les formes. Il sentait son regard sur elle, un regard qu’il sentit un peu brûlant. Il s’y connaissait en regard brûlant…Vincent était un type bien calme, mais Dieu que dans le passé il avait aimé faire travailler Félix. C’est clairement le genre de gars qui retire des vêtements, fait des mouvements pour éveiller les sens, mais tout en ayant l’air de ne pas faire exprès. Le plus étrange c’est qu’il n’avait jamais fait ça à quelqu’un d’autres que Félix dans sa vie. Léah était la seule autre personne qui subissait son côté sans pudeur et surtout, la première femme. Elle n’avait pas bien vu son torse puisqu’il était devant l’évier. Il essora son chandail, quelque fois, ses muscles se contractant dans son dos par ce maigre effort. Il revint vers elle, secouant son chandail pour le défriper un peu en la regardant, plantant ses billes charbons dans ses perles d’acier. Si plus tôt, il ne savait pas pourquoi il avait retiré son chandail, on dirait que tout lui venait en tête. Son comportement, il arrivait à le relier à d’autres qu’il avait déjà eues. Son côté joueur, mais son côté qui n’avait appartenu qu’à Félix. Il ne voulut s’arrêter sur le fait qu’il ressentait cela pour une autre personne, ou pour une femme. Étrangement, là, il ne voulait que succomber un peu, retrouver ce côté de lui qu’il croyait avoir disparue. Et la belle rouquine ne l’aida pas. Elle semblait même joueuse un peu elle aussi. Il laissa loisir à Léah de détailler son corps avant de remettre son chandail dans une grimace un peu retenue. C’était froid quand même. Il revint vers la table, ou son portefeuille se trouva et s’en saisi avant de planter de nouveau ses iris dans les siennes.

‘’Non, je m’en doutais, je me demandais si tu étais le genre qui était capable de le dire.’’

Pas de sourire, mais l’intincelle dans son regard ne trompait pas, il jouait ensemble tous les deux. Et ce n’était pas malsain, au contraire, c’était…vivifiant. Il retourna ensuite ses iris vers son porte-feuille pour l’ouvrir et retirer tout ce qui était papier pour faire sécher. Ses iris tombèrent naturellement sur Félix. Il fixa un moment la photo…il voulait qu’elle sache. Il aurait pu comprendre que c’était mal et fuir à ce moment. Se dire qu’il agissait mal par rapport à Félix. Mais l’air joueur, le regard de son défunt être aimé le rassurant un peu, au contraire. Il avait figé l’espace de deux secondes et sortit la photo de sa place pour la laisser tomber sur la table, sortant aussi d’autres cartes et papiers pour bien faire sécher le tout.

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Re: La nuit porte parfois conseil

Message par Marie_Eve_1989 le Mer 13 Avr - 10:39

Leah ne faisait absolument rien pour cacher sa poitrine de toute façon. Il avait tout le loisir de pouvoir la regarder. Même si elle commençait à avoir terriblement froid, avec ses vêtements trempés, elle ne croisait pas les bras sous ses seins. Au contraire. Peut-être qu'elle devinait le regard du Ténébreux sur ces derniers et elle ne voulait pas qu'il s'arrête. Peut-être qu'elle devinait ce regard, car elle lui offrait le même regard. Jamais la vue d'un garçon, la vue d'un corps d'homme l'avait mis dans cet état auparavant. Oui, Leah était capable de dire qu'un Homme était beau et bien proportionné. Là, elle était capable de dire cela de Vincent, de ses muscles, de son torse, mais la vue lui procurait également du désir. Un petit frétillement au bas du ventre qu'elle n'avait jamais ressenti. Puis, bon, leur échange de regard dura malheureusement qu'un laps de temps, car le chat vint interrompre l'intensité qui habitait entre les deux personnes. Chat qui détourna l'attention de la Rouquine un moment. Au point de parler en français. Puis, le chat quitta pour son lit. Elle était revenu naturellement au barman. Ils avaient échangé sur le fait qu'elle parlait en français. Elle dit beaucoup de mots. Il répondit aussi. En demandant si James était son frère. Comme simple réponse, elle hochera tout simplement de la tête. 

C'était surprenant que Leah et James viennent de la même famille, effectivement. Ils étaient tellement à l'opposé l'un de l'autre, côté mental. Leah était calme, ne montrait pas ses émotions, ne parlait pas beaucoup. Alors que James, c'était une boule d'énergie, il prenait de la place pour deux. Par contre, leurs yeux, pour les deux, parlaient beaucoup plus souvent que leurs mots. Ils avaient un regard hypnotique, un regard qui traversait l'âme. Et ils s'aimaient. C'était sans doute cela qui les unissait le plus. L'amour. James répétait souvent que Leah était la première femme de sa vie. Sa Leah Banana. Leah parlait moins, mais elle l'aimait son frère, sans doute plus qu'il ne le croyait lui-même. De plus, du côté des propriétaires, si on avait eu à miser, le Volcan ressemblait beaucoup plus, côté mental, à Ethan. Les deux transpiraient le froid. Sarah et James se ressemblaient beaucoup plus, autant physiquement que mentalement. Mais bon! Son frère était bien James. Puis, il critiqua la pureté de son français, de son accent. Une petite étincelle vint au creux de ses perles de glaces. Une étincelle charmée. Si cette étincelle s'était retrouvée sur ses joues, elles se seraient empourprées. Mais, elle n'était que visible à l'oeil.

" Serait-ce un compliment?..."

Et là, elle vint mordre délicatement sa lèvre inférieure. Dans un geste calculé, dans un qui se voulait lent. Tantôt, Leah s'était retenue, mais là, elle osait. Joueuse? Vraiment! Ce mordillement était peut-être là aussi pour retenir un sourire. Non, elle ne flanchera pas la première. Il était peut-être là aussi pour jouer d'avantage. Si ce n'était pas un compliment, elle le prenait comme si. Ouf, elle avait beaucoup parlé. Trop, mais étonnement, elle voulait continuer, comme si elle avait besoin de lui montrer qui elle était ... Heureusement que l'ambiance changea... Changea en plus intense encore... Peut-être qu'il ne répondra jamais à sa question, mais cela ne la dérangeait pas... Car, il ira retiré son chandail pour enlever l'excès d'eau de ce dernier. Et encore une fois, son regard ne le lâchera pas. Au contraire, il pouvait maintenant détailler chaque parcelle de sa peau à découvert. Ses muscles se contractèrent sous ses gestes, elle le remarqua. Elle plongea même dans le fond de ses pensées. Revenant quelques instants plus tard, changeant ses idées en plaçant sa serviette sur un dos de chaise. Lorsque son minois revint à lui, il avait déjà enfilé son chandail, cachant la superbe vue qu'elle avait. Elle accueillera son regard du sien, ne se défilant pas. Au contraire, comme si elle attendait avec impatience son regard charbonneux. Regard qui la quitta trop rapidement, car il ira se saisir de son porte-feuille, pour mieux la regarder ensuite. Comme pour la défier du regard. Et parler. Répondre à ce qu'elle venait de lui dire. Vincent Roy était un joueur, Leah Taylor aussi. Ils se répondaient bien. Naturellement, elle ne laissera pas sa dernière phrase en suspens, elle devait répondre. C'était plus fort qu'elle. 

"Je n'ai pas peur de dire grande chose... Vincent. Je n'ai pas peur, point."

Et là! À la commissure de ses lèvres, un délicat sourire vint se pointer. On aurait pu croire que son visage se serait brisé à la suite de cette réaction, mais au contraire, cela donnait un autre style à son faciès. Cela rajoutait de la pureté, elle qui était si froide d'habitude. Puis, le sourire s'effaça, gardant tout de même le pétillement que lui offrait ce jeu, au fond du regard. De toute façon, il s'activa à vider son porte-feuille. Sans doute pour être sûr que rien de soit trempé. Ses perles d'hier déviera sur les objets qu'il en sortait. Son regard s'arrêta sur la photo, instinctivement. C'était quand même étrange, un garçon qui trainait la photo d'un autre garçon. Et le visage du garçon lui disait vaguement quelque chose, en plus de cela. Comme un souvenir lointain, qu'elle n'était pas capable de savoir la provenance. Elle détaillera un moment l'homme. C'était un bel Homme, vraiment. Le genre de garçon qu'on ne croise pas à tous les coins de rue. Mais quelque chose la chicotait. Elle ne savait pas quoi. Peut-être le froid. Elle croisera alors ses bras sous sa plus que frêle poitrine, comme pour chercher de la chaleur. Mais rien à faire, il avait quelque chose qui continuait de la chicoter. Donc, elle osa, remontant son minois vers le sien, pour regarder Vincent. Murmurant...

"Tu dois être le seul gars à traîner une photo de ton frère..." 

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Re: La nuit porte parfois conseil

Message par Vanoute le Sam 23 Avr - 21:06

Ce n’était pas le fait qu’il détaillait son corps en soit qui le surprenait. C’était qu’une partie de son âme était en train de se dépoussiérer. Et une partie de son corps aussi. La mort de Félix avait fait mourir plusieurs parties de Vincent, il aurait très bien pu y laisser son corps entier au départ. Il n’y avait pas pensé réellement, parce qu’il savait que Félix ne voudrait pas cela, mais il avait eu une pensée, une fois, que ça serait sans doute moins douloureux que de vivre la perte de son aimé. Juste pour faire arrêter les cauchemars, pour faire arrêter la douleur autant corporel que mentale. Là, il avait l’air en forme physiquement, il s’était remis en forme quelques mois plus tôt, mais il y a deux ans, il n’était pas la moitié de la personne qu’il était en ce moment. Et la douleur mentale aussi été persistante, c’était celle qui restait un peu dans sa tête. Celle qui était encore présente. Parce qu’à chaque fois qu’il tentait de se souvenir de son rire, on dirait que plus le temps avançait plus ça devenait un écho lointain, ça lui faisait mal, tellement mal de ne pas se souvenir par cœur, de l’entendre en vrai ce rire… tous ses souvenirs de Félix s’amusaient à être brûlant comme la réalité ou tenter de se dissiper, juste pour le laisser courir après, le laisser forcer sa mémoire jusqu’à ce qu’avec soulagement, il puisse se souvenir de son touché, sa chaleur, le contact de ses cheveux entre ses doigts…

Tout ça pour dire que son cerveau venait maintenant d’ouvrir la case Leah. Pas trop loin de celle de Félix. Comme voisins. Et déjà quelques images s’imprégnaient, déjà leur première rencontre. La glace dans ses yeux, mais le pétillement quand il l’avait aidé. Son corps menu, adorable. Et maintenant elle dans ses habits tout trempés. Sa poitrine, ses cheveux de feu qu’il adorait déjà. Son regard s’attarde bien que brièvement sur ses jambes. Des jambes élancées qui donnaient envie qu’on passe doucement une main dessus, pour s’imprégner de la douceur de sa peau, de son parfum. On dirait vraiment que tout le désir qu’il n’avait pas ressenti depuis deux ans venait d’éclater, comme une bouteille de mousseux. L’image est peut-être tordue, mal choisie, mais c’est sans doute l’impression que Vincent avait. Ses yeux charbonneux s’étaient attardés sur elle, avait changé ensuite de vision. Ils avaient parlé, de français de son accent, du fait que James était son frère…enfin, tout ça très rapidement s’entend, mais il n’avait pas besoin de parler durant 100 ans de cela, non? Oh, oui, elle avait continué sur son accent. À sa question, il ne fit que plisser un peu les yeux. Vous savez ce petit plissement du regard qui donne un air joueur, espiègle malgré l’absence de sourire? Le pétillement au fond des iris…ouais, exactement ça. Et pas de mots…non, il tentait de la laisser tenter de l’apprivoiser. Était-ce trop intense pour une deuxième rencontre? Peu importe, Vincent se foutait des conventions, totalement. Et puis son geste vint faire travailler ses entrailles, tordre le bas de son corps. Elle le faisait exprès? Il adorait ça. Il trouvait étrange d’adorer ça, mais c’était plus fort que lui. À son tour, le Ténébreux fit exprès avec son t-shirt.

Puis avant qu’il ne se mette à vider son portefeuille, elle dit quelque chose qui le séduit totalement. Elle n’a pas peur. Elle n’avait pas l’air d’une fille qui a peur de quelque chose…et ça la rendait dotant plus désirable on dirait. Du calme, jeune homme. Il la regarda un moment, intrigué, curieux, désireux de la connaître. Il eut un petit mouvement de la pointe de ses lèvres, bref qui se cacha parce que ses lèvres s’activèrent pour parler.

‘’Je n’en doute pas une seconde.’’

C’était vrai, il l’imaginait une terrible guerrière malgré sa corpulence de souris. Vit-il son sourire? Oui. Hop. Direct dans la case Leah de sa mémoire. Ça n’avait duré qu’une demi-seconde, mais c’était gravé. Elle était éblouissante en souriant. Mais il s’activa sur son portefeuille là. Il vidait non seulement ses papiers et cartes à sécher. Il mettait aussi de son intimité, même si elle ne le réalisait pas encore. Mais il le savait, s’il n’avait pas eu envie de mentionner Félix, il ne l’aurait pas fait à la base, parce qu’il savait que la photo était là, qu’il allait la sortir pour la faire sécher. Du coin de l’œil, il l’a vit croiser les bras. Une petite boule se forma dans le creux de sa gorge. Allait-il lui faire peur? Autant qu’il ne se retiendra pas de parler, autant qu’il ne voulait pas que ses nouvelles sensations le quittent. Bref, il n’eut pas loisir de trop penser parce qu’elle parla, qu’elle mentionna la photo. Normal. Qui traînait une photo d’un autre homme dans un portefeuille? Son frère? C’était risible. D’ailleurs sa délicieuse bouche se tordit en un réel retint de rire. C’était charmant en réalité. Il tourna ses iris vers elle, plongeant son regard dans le sien, totalement, complètement.

‘Je n’ai pas de frère. J’ai deux sœurs par contre, dont une qui travaille aussi à la taverne.’’

L’avisa-t-il en premier, non pour la reprendre, mais pour L’informer, même que son ton de voix était gentil, pas trop, juste assez. Comme pour être doux avant d’y aller avec le ‘’punch’’ de cette photo. Il continua de la regarder, sans détourner, sans cligner presque.

‘’C’est Félix. C’est mon amoureux qui est mort il y a environ deux ans durant la guerre.’’

Et il resta silencieux. Parce qu’il la laissa peser ses mots. Et au fond de lui, il voulait qu’elle pose des questions. Il voulait lui parler à elle…étrangement il avait peu de personne avec qui il était à l’aise de parler de Félix. Qu’elle ne le connaisse pas aidait peut-être…il ne savait pas ce qui le poussait à vouloir vider son âme à cette fille, mais c’était puissant, instinctif…et il espérait que ça soit pareil pour elle.

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Re: La nuit porte parfois conseil

Message par Marie_Eve_1989 le Lun 25 Avr - 11:23

Et la question qu'elle se posait en ce moment était: Pourquoi n'avait-il pas répondu à sa question sur le compliment? Cela aurait tellement été plus simple s'ils avaient resté dans cette thématique. Pouvait-on revenir en arrière? Quelques minutes? Après tout, c'était des sorciers, ils pourraient peut-être détruire quelques règles et accéder au moment avant où elle lui pose la question. En fait, ce n'était même pas une question, c'était une affirmation. Leah n'avait même pas osé poser une question, non, elle y avait été d'une affirmation, sans penser au fait que ce n'était peut-être pas son frère. C'est vrai, après tout, qui traînait une photo de son frère dans son porte-feuille. Elle, elle ne devait même avoir une photo de James dans tout son appartement en entier, enfin... Surement! Elle n'avait pas eu la chance de répondre à son : Je n'en doute pas une seconde... Car le contenu du porte-feuille s'était immiscé entre les deux protagonistes. En fait, c'était la photo de l'Homme qui avait sorti du lot, qui avait accroché les perles d'acier de la Rouquine. Et dire qu'il y a quelques instants, ils se dévoraient des yeux... Ils se dévoraient des yeux. Pourtant, son regard était toujours sur le Ténébreux, attendant une réponse... Et elle vint. Enfin, sur un sujet qui ne concernait en rien son affirmation. Enfin, presque... Il parla de ses soeurs. Dont une travaillait également pour James. Rapidement, elle essaya de trouver quelle employée pouvait être de sa fratrie. Aucune lui vint en tête. Peut-être parce que son coeur battait à ses tempes. Que l'image de l'homme qui siégeait sur sa table la chicotait plus qu'elle ne le voudrait. Peut-être parce que ses vêtements humides la faisaient frissonner de froid, qu'elle serrait d'avantage ses petits bras sur son maigre ventre. Peut-être bien des choses, qui la pousseront à lui poser une première question... 

"Elles sont plus jeunes que toi... Tes soeurs? Es-tu l'aîné?"

C'était murmure, presque qu'inaudible en fait. Une petite voix d'oiseau qui émanait de c minois fermé, laissant transparaître aucune émotion, simplement le pétillement à ses iris. Pétillement qu'on ne pouvait distinguer comme de l'impatience, de la peur, de l'incompréhension... Du doute. Puis, de nouveau, la Journaliste vint mordre sa lèvre inférieure. Mais cette-fois-ci ce geste n'avait pas la même signification que précédemment. C'était un geste qui la retenait de dire d'autres choses. De le presser à parler d'avantage. Cela n'avait en rien de joueur. Leah? Pourquoi te mettais-tu dans ce genre de situation, pourquoi réagis-tu de cette façon? Elle ne le savait pas, mais il avait quelque chose au fond d'elle qui voulait tout savoir de cet homme. Qui la poussait à poser des millier de questions. Qui désirait connaître chaque parcelle de sa chair, mais de son âme. Puis, là... Il répondit enfin à son affirmation. Le Volcan clignera une fois des paupières. Puis une deuxième fois. Et pour terminer, par une troisième fois. Avait-il dit amoureux? Il a bien dit amoureux? ...Dans le sens... Amoureux qui donne et reçoit de l'amour? Son minois resta impassible, même ses perles. Mais sa tête... Ses pensées s'activèrent dans tous les sens possibles. 

Amoureux? Il avait bien dit cela. Elle avait bien compris. Mort? Depuis deux ans? WHAT THE FUCKING FUCK? C'est ce que sa tête criait en permanence. Si elle s'attendait à cela. Elle ne comprenait plus rien. Son coeur qui battait si rapidement il y a quelques instants venait tout simplement d'arrêter. Sa respiration aussi. On aurait dit une statue. Une statue sans émotion. Puis, parce qu'un jour il faut se remettre à respirer, elle secoua légèrement la tête et déglutit pour essayer de reprendre un souffle plus normal ainsi que contenance. Non, parce qu'elle avait peur de lui, mais plus parce qu'elle devait penser à tout cela, elle quittera son regard et la table pour se diriger vers son lit et Excelsior. Sans doute le froid n'aidant en rien. Puisqu'elle fut dos à lui un moment, elle permit à ses prunelles de s'activer, d'essayer de comprendre ce qui se passait. C'était impossible qu'il soit homosexuel. Un homme qui aimait les autres hommes ne pouvait pas l'avoir détailler du regard comme il l'avait fait. C'était insensé. Elle l'avait senti son regard, sur son coeur, sur sa chair, sur ses seins... Ce n'était pas le regard d'un homme qui préférait les autres Hommes. Il avait eu du désir dans ce regard. Elle devait rêver. Il n'avait pas vraiment dit amoureux! Si? Puis, une fois que Leah fut à son lit, elle vint déposer son fessier au niveau de ses oreillers, allongeant ses jambes, pour venir faufiler ses pieds sous ses draps. Allant recueillir un peu de chaleur. Elle avait le bout des orteils gelé. Comme si le chat sentait les Émotions de sa Maîtresse, il vint se coucher sur ses cuisses, en petite boule, fermant paisiblement les paupières. La mimine de la journaliste viendra tout simplement se déposer sur la tête de son félin, reposant à nouveau ses glaces sur le Barman. Leah ne s'était pas enfuie de lui, non. Elle n'avait pas peur, elle venait de lui dire, c'était plus de l'incompréhension. Comme si le confort de son lit pouvait lui donner des réponses. Puis, elle murmura à nouveau... 

"Mo... Mort? Je suis vraiment navrée. (C'était sincère, il pouvait le lire au fond de son regard, même si son faciès demeurait fermé.) Donc... Tu es aux hommes?"

Puis, elle devait savoir, après tout, même si Vincent venait de lui dire cela, cela demeurait pas moins qu'elle voulait apprendre à le connaître, comme si quelque chose en elle la poussait à le faire. Flattant Excy, elle ne lâchera pas son regard, l'invitant à la suivre. L'invitant à ne pas partir suite à sa réaction. Et là, tout d'un coup, ses paupières s'agrandirent, déviant ses perles vers la table, vers l'endroit où se trouvait l'image de ce Félix en question, car sur l'image il n'avait pas que Félix, non, une jeune fille s'y trouvait également. Ho mon dieu! Non, ce n'était pas possible. Son regard revint à Vincent, essayant de se calmer...

"Est-ce votre... Fille?"  

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Re: La nuit porte parfois conseil

Message par Vanoute le Jeu 28 Avr - 22:43

Vincent est un homme mystérieux, voilà pourquoi il n’avait rien dit à propos du compliment. Bon, c’était la réponse facile ça, mais surtout parce qu’il voulait faire planer une ambiance…oui, peut-être ça. C’était un compliment, elle voulait l’entendre dire? Il préférait laisser un peu de silence, juste assez. D’autant plus que si elle voulait reculer en arrière, lui il voulait avancer un peu. Parler de la photo, parler de Félix. En réalité, c’était étrange parce que Vincent n’avait pas beaucoup rencontré de nouvelles personnes dans sa vie depuis la mort de son aimé. Enfin, des personnes qui avaient une certaine importance disons. Une personne à qui il donnait de l’importance. Et comme il n’avait pas rencontré beaucoup de nouvelles personnes, il n’avait pas à parler de son histoire avec Félix parce que les gens savaient. C’était plutôt eux qui évitaient d’en parler devant lui. Si Vincent pensait toujours à lui, c’est vrai qu’il n’en parlait pas beaucoup. Cependant il avait l’impression qu’avec Léah se serait différent. Parce qu’elle ne l’avait pas connu, parce qu’elle ne savait pas ce que Vincent et lui étaient réellement avant, non, c’était…simplement l’ancien copain qui était malheureusement et tragiquement mort. Ça lui fit un petit point dans le ventre de penser cela, mais ça prouvait qu’il avançait dans la vie…et ça, Félix le voudrait.

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, il parla brièvement de ses sœurs. Ses iris restant sur elle, bougeaient très faiblement pour regarder son langage non verbal. Ses bras contre son ventre…il remarquait tout, analysait tout. Puis elle posa une question, sur ses sœurs. Il hocha d’un mouvement de la tête pour confirmer ses dires. Oui, il était bien l’aîné de sa fratrie. Il était étrangement heureux qu’elle l’ait deviné. Bon, pas nécessairement heureux, mais…content qu’elle sache quelque chose sur lui. Et puis, il enchaina, parce que ce n’était pas le but de cet échange. De parler de ses sœurs, non, c’était de parler de l’homme sur la photo. Vincent lui donna la réponse, très claire, sans ambiguïté possible.

Il s’attendait à une réaction pareille. Ça le rendait un peu nerveux parce qu’il espérait que cela n’allait pas lui faire peur, n’allait pas faire qu’elle le repousse, qu’elle se désintéresse de lui. Sauf que jamais il ne cacherait sa vie avec Félix. Il fallait seulement espérer que les clignements de la Belle ne soit que de la surprise. Et il avait de quoi à être surpris, il l’avait clairement dévoré des yeux quelques minutes plus tôt, avait retiré son chandail pour s’exhiber probablement volontairement pour qu’elle puisse aussi savourer un peu de sa chair, comme un retour de change quoi. Là, il venait de lui dire qu’il avait aimé un homme. Ses perles charbonneux restaient sur elle, analysait son visage, son si parfait visage. Son visage ou se trouvaient quelques mèches trempées…il s’imaginait bien s’approcher d’elle, glisser ses doigts sur sa chair pâle pour en retirer les mèches humides…mais Dieu savait que ce n’était pas du tout le moment de faire cela.

Il revint à la réalité, à une Leah qui prenait son temps à réagir, mais il restait calme, il restait patient. Il suivit ses pas quand elle s’éloigna, fesant un pas vers elle quand elle, elle s’éloignait vers le lit. Il garda une main sur la table et s’arrêta à la fin de celle-ci, la barrière qui l’empêchait d’aller s’asseoir sur le bout de son lit. Oui, il la regarda s’installer, cacher ses jambes élancées sous ses draps, chercher un peu de chaleur. Si son visage restait impassible quand elle plongea son regard dans le sien, son regard fut aussi rempli d’une petite chaleur. Oui, il comprenait qu’elle réagisse ainsi, mais il voulait surtout tenter de lire ce que son comportement signifiait. Il ne connaissait pas grand-chose de ce brin de femme, mais il avait une soif terrible de savoir tout d’elle. Comme elle avait dit, ce n’était pas de la peur qu’il lisait dans ses yeux. Non, elle s’était simplement installée pour continuer la conversation pensa-t-il. Il espérait parce que lui, il en avait des choses qu’il voulait lui dire.

Elle commença par dire qu’elle était navrée pour sa perte et cela lui fit un petit baume à l’intérieur. Cette fille était sincère, il le sentait. Peut-être parce que lui aussi était très peu expressif, c’était peut-être ça qui faisait qu’il détectait rapidement les tons de voix de sincérité ou de mensonges. Puis la question. La question qu’il s’attendait à entendre. S’il était aux hommes. Elle put voir un instant l’ombre d’un sourire se dessiner sur ses lippes avant de disparaître. Puis il se permit…oui, il se permit cela. Il lâcha la table, le meuble qui le retenait de s’approcher, de briser peut-être une barrière, mais il la brisa finalement, passant au travers. Il vint au pied du lit, du côté ou elle était assise pour s’asseoir, s’invitant carrément dans son intimité. Peut-être que s’il voulait parler de la sienne, il devait être un peu dans celle du volcan, ça allait l’encourager. Puis avant qu’il ne se lance, elle posa une autre question qui le fit sincèrement sourire cette fois. Un sourire très bref qui se ponctua par un mouvement négatif de la tête.

‘’Non, c’est notre nièce. La fille du frère de Félix.’’

Il avait commencé par répondre à cette question parce qu’elle était facile à dire et aussi facile à comprendre. Vincent se doutait aussi que ça calmerait les tensions. Un enfant dans l’équation ferait peut-être un peu plus peur, naturellement. Bref, il regarda un moment le chat avant de replonger dans ses perles d’acier, dans son regard. Il se laissa envelopper de ses yeux avant de parler.

‘’Je n’ai toujours connu que Félix. Nous étions ensemble depuis bientôt 9 ans au moment de sa mort. Il déglutit un peu, laissa l’information se rendre à elle. Je n’ai jamais été attiré par un autre homme que lui. Pas autant, pas de la même façon. Alors…je ne peux pas répondre directement à ta question. J’aimais Félix et il était un homme.’’

Serait-ce suffisant? Serait-ce clair? C’était la personne qu’était Félix qu’il avait adoré et aimé. Cela adonnait qu’il avait un pénis. Est-ce que c’était possible? Oui, le physique avait joué, mais c’était le corps de Félix qui l’avait séduit. Pas le corps d’homme de Félix. Et étrangement il put réaliser que c’était comme sa soudaine attirance envers Léah. C’était étrange parce qu’il n’avait connu que la masculinité de Félix, pas parce qu’il croyait n’aimer que les hommes. Il eut un moment durant son deuil qu’il crut ne jamais ressentir de désir comme ça ou même d’amour. Il n’en ait peut-être pas rendu là, mais quelque part dans sa tête, il savait qu’il avait un potentiel chez cette fille…mais ça, il ne pourrait pas se l’avouer ce soir.

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Re: La nuit porte parfois conseil

Message par Marie_Eve_1989 le Sam 30 Avr - 11:13

Il avait hoché simplement la tête sur la question à propos de ses soeurs. Sur le fait qu'il était l'ainé de sa fratrie. Un élément d plus à mettre dans le dossier Vincent. Certes, le dossier était encore mince, mais étrangement, elle voulait qu'il se remplisse rapidement. Elle voulait que les éléments s'entassent dans sa tête. Elle voulait apprendre à connaître l'homme qui était devant elle. Sauf que le commencement débuta de façon un peu brusque. Brusque dans le sens que Leah ne se doutait pas qu'elle en saurait autant ce soir-là. Ce n'était pas de la peur, du dégout, simplement de l'incompréhension. Pourtant, elle apprenait si rapidement la Rouquine, mais là, il fallait qu'elle pèse chacun de ses mots. Qu'elle réfléchisse à ses propres paroles. C'était sans doute pour cela qu'elle s'était éloignée, vers son lit. Pour chercher de la chaleur et pour mettre un peu d'ordre dans ses pensées qui fusaient dans tous les sens. Bien installée, armé de son chat comme protection, elle lui posa deux questions. La première à savoir s'il était aux hommes. Sans doute le point premier de son incompréhension, car sans prétention, elle était sûre qu'il l'avait dévoré du regard. Pas parce qu'elle se croyait incroyablement belle, mais elle n'était pas stupide non plus. La deuxième était à savoir si la jeune fille qui était sur l'image était leur fille, car bon, hein, c'était une question qui se posait et qui faisait un peu paniquer le Volcan. Oui, un enfant dans l'équation aurait changé bien des choses. Et, Vincent vint à a rencontre, enfin, vint plutôt dans sa bulle douillette. Bulle qui était ouverte à ce qu'il y pénètre. De tout façon, c'est ce qu'elle voulait, qu'il la suive, à la base. Dans son appartement, dans son lit... Où est la différence ?...

Puis, une fois assis, il eut un mouvement au coin de la bouche du Ténébreux. Un sourire! Un sourire qu'elle observa, qu'elle garda en mémoire, car Dieu qu'il était beau ce sourire. Même si son minois resta fermé, son coeur manqua un bond à ce sourire. Mais bon, elle n'était pas là pour son sourire. Elle patientait pour une réponse. Il commença par la rassurer. En spécifiant que la petite n'était par leur enfant, mais bien une nièce. Elle put se détendre un moment. Un moment, car la réponse de sa première question ne tardait pas à arriver, elle le savait. Ses perles de glace ne lâcheront pas les yeux charbonneux de l'Homme. Non, comme si elle voulait pénétrer son âme, voir ce qu'il disait était vrai, essayer de comprendre une partielle de ce qu'il était dans son regard. Puis, la réponse arriva. Leah l'écouta attentivement. Analysant chaque mot. Chaque parole. Chaque battement de cils. Chaque respiration. La sienne avait de nouveau disparue. Comme hypnotiser par la présence de l'Homme dans son lit, de ses mots. Cela l'enveloppait. Son faciès demeura stoïque, mais ses iris pétillaient, d'un pétillement nerveux, d'incompréhension... De doute. Oui, elle douta. Pas de lui, pas de ce qu'il lui disait. Mais d'elle, par rapport à lui, car sa réponse ne répondait pas vraiment à sa question. Était-il aux hommes? Hm! En tout cas, il l'avait aimé ce Félix, pour ne pas se fier à son identité sexuelle. Pour être avec lui pendant 9 ans...

9 ans? Il avait bien dit neuf ans? Quel âge avait-il? C'est long neuf ans. Si elle pensait à elle, il y a neuf ans, elle avait 10 ans, bientôt onze. Cet été-là, elle avait passé une partie de ses vacances chez les Ryans. C'était les premières péripéties de sa jeune vie amoureuse. Tristan et elle s'étaient embrassés, car le Blondinet voulait essayer pour être sûr d'être à la hauteur. Leah avait accepté, car bon, elle s'en fichait éperdument et qu'un baiser était un baiser pour elle. Peu importe qui le donnait. Cela s'était répété quelques fois durant l'été, mais Leah s'était vite lassé de Tristan, disant qu'elle avait passé à autre chose, essayant de trouver déjà quelqu'un de plus intéressant que le jeune Homme qu'elle connaissait depuis toujours. Neuf ans, c'est immense. Il s'en passait des évènements en 9 ans. Elle qui n'avait jamais aimé quelqu'un, lui, il avait aimé pendant presqu'une décennie. Elle arrêta de flatter la tête de son chat, venant à nouveau croiser ses bras sous sa frêle poitrine, le froid et le stress la rongeait de l'intérieur. Puis, parce que cela la chicotait trop, elle posa en premier...

"Neuf ans? Mais quel âge as-tu? "

La Journaliste fit mine de plisser un peu les yeux, comme pour analyser le minois de Vincent. Essayer de deviner son âge. Elle lui donnait maximum 30 ans... 30 ans c'est vieux. Plus vieux que son frère... 30 ans... Cela en fait des expériences, mais bon, elle ne s'attarda pas trop à cela non plus, car elle avait tellement d'autres questions à lui poser. Et parce qu'elle était beaucoup trop frileuse, le froid monopolisa ses pensées un moment. Non, mais pourquoi faisait-il aussi froid dans son appartement? Peut-être parce que tu étais trempée de la tête jusqu'aux pieds. Tu aurais du te changer, Leah! Oui, et dans la contemplation de son minois, pour essayer de deviner son âge, elle eut une pensée. Un moment. Qu'elle aurait pu retirer Excelsior de ses jambes, le déposer sur son matelas, puis s'avancer vers Vincent. Une fois à sa hauteur, elle aurait pu retirer le chandail mouillé de l'homme, puis venir tout simplement se glisser sur ses cuisses, sur le côté, position princesse, et venir cueillir un peu de chaleur humaine. Un peu de sa chaleur Humaine. Un peu sentir ses bras et ses muscles contre son petit corps frigorifié. Mais ce n'était pas le moment pour cela. Elle secoua la tête, pressant d'avantage ses bras sur son ventre. Puis, elle murmura à nouveau, gardant son regard dans le sien...

"Si j'essaye de comprendre... Tu pourrais être aux femmes aussi? As-tu déjà connu une... Femme? Je veux dire... As-tu déjà été attiré par une femme... Comme tu as été attiré par Félix? C'est comment d'aimer... Je suis désolée... Je te pose beaucoup trop de questions... "

Et là, ses perles le quittèrent, allant un moment sur la lueur des chandelles. Essayant de penser à tout cela. C'était presque impossible, il avait trop de questions qui traversaient son esprit. Les questions qu'elle venait de lui poser, elle voulait connaitre la réponse. C'était important. Pour bien comprendre, pour bien le comprendre. La Rouquine voulait savoir, si un avenir féminin se pouvait aussi... Pourquoi voulais-tu tant le savoir, au fait Leah? Ha toi, conscience, ferme-là. Elle prit une bonne inspiration, revenant par la suite à lui. Attendant. Patientant! Frottant un peu ses pieds sous les draps pour venir activer la circulation sanguine à ses pieds glacés. Jamais elle n'avait autant parlé avec un garçon. Mais avec lui,  cela ne l'ennuyait pas, elle ne s'en lassait pas... Elle ne voulait pas passer à autre chose... Elle ne voulait pas passer à quelqu'un d'autre. À quelque chose de plus intéressant...

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Re: La nuit porte parfois conseil

Message par Vanoute le Lun 2 Mai - 20:14

Quand on commence à connaître une personne, c’est comme créer un arbre mental. On veut connaître les racines de la personne, mais c’est bien rare que ça sort rapidement, tout naturellement. Ensuite, la base de la personne, ce que l’on perçoit rapidement, autant physiquement que psychologiquement. Ensuite des branches cachées sous les feuilles représentent tous les aspects d’une personne et il en a beaucoup. Si Leah était en train de passer de petite pousse à un arbrisseau avec cette seconde rencontre, il avait hâte que ça deviennent un arbre centenaire. Ils savaient maintenant tous les deux un peu plus sur leur famille respective. Vincent aurait pu croire que Leah avait d’autres frères ou sœurs, mais quelque chose lui disait qu’elle ne devait qu’avoir James comme frère. Il ne parla pas plus de ses deux jeunes sœurs, se disant qu’ils auraient amplement de temps dans de prochaines rencontres. Oui oui, au pluriel, il était optimiste.

Puis tous deux se suivirent dans leur mouvement, comme une danse. L’imitation par le fait qu’il suivit ses pas et s’arrêta à la table. Il la laissa faire toute seule pour s’installer dans son lit puis il vint compléter le tout pour venir s’asseoir sur le bout du lit, pas trop loin de ses pieds cachés sous les couvertures. Il fut assez consciencieux pour réaliser qu’il ne pouvait pas laisser le suspense des questions de la belle donc il répondit. En premier au sujet de la jeune nièce sur la photo. Tout le long qu’il répondait, il laissa son regard sombre dans ses perles d’acier. La pénombre rendant son regard plus profond à lui et plus éclatant à elle. Du moins, c’est l’impression qu’il avait, que son regard brillait dans la semi obscurité de l’appartement.

Il se confia alors sur sa longue relation avec Félix. Enfin, elle avait commencé tôt dans sa vie cette relation alors non, il n’avait quand même pas 40 ans. Il n’était qu’un adolescent quand il avait laissé aller parler son amour pour son meilleur ami de l’époque. Ses iris observateurs virent qu’elle arrêta de flatter son chat, qu’elle croisa les bras…bon oui, il parlait de sa relation avec un homme, mais…elle arrêta le cour de ses pensées en lui posant une question. Ses paupières clignèrent deux fois rapidement, il trouvait cela amusant qu’elle s’arrête sur ce détail. Il avait l’air vieux? Il répondit tout de suite, sans hésitation.

‘’J’ai 27 ans, toi, tu as quel âge?’’

Il le demanda parce que si elle posait la question c’était parce qu’elle trouvait 9 ans long ou que c’était beaucoup pour elle. Il lui donnait au maximum 25 ans, peut-être qu’il se trompait, il allait bientôt le savoir, mais ça ne l’effrayait pas vraiment pour le moment. Pas qu’il était effrayé tout court, mais disons qu’il avait d’autres sujets beaucoup plus important qu’ils devaient discuter…comme le fait qu’il avait été avec un garçon durant un long moment de sa vie. Et comme si elle aussi se disait la même chose, elle continua dans son élan de questions, il ne semblait visiblement pas dérangé par toutes ses questions. Au contraire, ça lui faisait…étrangement du bien. Elle ne s’était pas fermée comme une huitre quand il lui parla de son amour pour Félix, non, elle voulait comprendre et ça lui plaisait beaucoup. C’était une fille sans peur et sans retenue. Ça lui plaisait énormément même. Bon, un pétillement vint dans son regard quand elle commença ses questions. Il pourrait être aux femmes? Sa tête lui murmura que oui, il pourrait probablement avec elle. Son cerveau était intense quand même. A-t-il déjà connu une femme? Heu…soyons franc, il n’a jamais touché une femme dans une intention sensuelle ou encore sexuelle. Attirée par une femme? Il eut un regard attendrissant. Non, vraiment, c’était très subtile, mais il s’attendrit à la fin de ses mots. Et comme il était un gars physique autrefois, comme si ce côté de lui se réveillait et demandait d’être comblé pour tout le temps qu’il avait été sans contact humain…sans contact humain de cette façon, il étira ses bras pour venir se saisir de ses pieds au travers des couvertures. Il ne fit pas grand-chose, mais de ses grandes mains, il vint prendre ses pieds en les encadrant de ses mains. Les enrobant. Oui, il voulait les réchauffer. C’était autant pour qu’elle soit un peu mieux physiquement parce qu’elle semblait trempée, mais aussi pour la rassurer sur ce qu’elle venait de dire. Il pressa un peu, doucement. Ses pieds étaient si petits, si délicats dans ses mains, c’était hallucinant…Il regarda un moment ses gestes avant de plonger de nouveau la noirceur de ses yeux dans les siens. Il observait si cela la dérangeait, mais au fond de lui il pensait, il espérait peut-être, que cela ne la dérangeait absolument pas.

‘’Ne t’excuse pas du tout, ça ne me dérange pas. Pose toutes les questions que tu veux.’’

Oui, Monsieur Mystérieux, Monsieur Stoique avait un côté tendre et doux. Bref, mais comme il la rassurait, il réalisa que répondre à ses questions allaient aussi l’aider, du moins il l’espérait.

‘’Alors. Je pense que c’est possible, pour ta première question. Non, je n’ai jamais connu une femme…je suis pas mal certain que la fois ou je suis rentrée dans la salle de bain quand Amandine sortait de la douce ça ne compte pas. Et finalement, oui pour ta dernière question…et je tiens à préciser, au cas, que ça n’a absolument rien à voir avec ce que je viens de dire avant.’’

Oh, mais tu es un petit farceur caché Vincent. Et pourtant, il n’avait que son regard qui semblait espiègle, rien d’autre sur son visage le trahissait à ce moment. Il était juste…présent, à la regarder, à la fixer.

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Re: La nuit porte parfois conseil

Message par Marie_Eve_1989 le Mer 4 Mai - 17:48

Le trouvait-elle vieux? Du moins en apparences? C'est ce que sa question pouvait laisser croire, du moins! Et pourtant, non, dans sa contemplation, elle ne le trouvait pas vieux, physiquement. C'était le 9 ans de relation qui lui avait sonné une cloche. Il ne pouvait tout simplement pas avoir son âge, car cela aurait voulu dire qu'il s'aurait mis dans une relation sérieuse à 10-11 ans. Pas qu'elle ne croyait pas en l'amour à cet âge, elle ne croyait pas à l'amour tout simplement. Donc bon, la question était pour le situer par rapport à elle. Puis, la réponse du Ténébreux arriva. 27 ans. Il avait 27 ans. Leah n'était pas si loin dans son approximation. Mais lorsqu'il lui dit la réponse, cela lui fit tout de même un petit pincement au coeur. Il avait quand même un grand écart d'âge entre les deux protagonistes. Une légère peur l'envahit. Une peur qu'il la trouve trop jeune. Étrangement, la Rouquine ne pouvait pas expliquer cette peur, mais au fond d'elle-même, elle s'installait, même si elle essayait de la repousser. Après tout, il avait des choses bien plus épeurantes. Comme le fait qu'il avait été avec un HOMME, plus de 9 ans. Et comme elle s'en doutait, il lui retourna la question. Malgré sa crainte, elle continua de le regarder, murmurant sa réponse... 

"J'ai 19 ans... Dans moins d'un mois, j'aurai 20..."

C'était plus fort qu'elle. Il fallait qu'elle spécifie qu'elle aura bientôt vingt ans. La vingtaine faisait beaucoup moins peur que 19... Du moins, pour Leah. Puis, le sujet de conversation bifurqua. Comme si les deux s'entendaient sur le fait que les petits sujets pouvaient attendre. Comme s'ils voulaient tout de suite passer aux choses sérieuses. De toute façon, la journaliste n'attendait que cela, qu'il répond à ses autres questions. Et Vincent la contenta rapidement. Elle s'était laissée aller par un élan de vouloir. Vouloir comprendre l'être qu'il était. Des questions avaient surgi d'un peu partout. Elle s'était sentie intrusive dans la vie du jeune Homme. C'était pour cela qu'elle s'excusa. Et comme s'il ressentait cela, il vint déposer ses mains sur ses pieds, au travers les draps. Elle quitta son sombre regard, posant ses perles de glace sur le presque contact. Sa respiration s'arrêta. Du moins un moment, pour savourer cette pression à ses pieds. Pression qui lui procura un peu de chaleur, même si sa peau frissonnait... De bien-être ou de froid. Elle ne savait plus. Ses mains étaient si grandes. Elle avait l'impression qu'elles enveloppaient ses petits pieds. Cela avait un drôle d'effet sur le Volcan. Comme si elle était tendue, mais en même temps rassurée par ce contact. Puis, Leah déglutit, pour reprendre un souffle normal, avant de replonger ses iris aux siennes.  Venant à nouveau mordiller sa lèvre inférieure. Délicatement, trop lentement. Jouait-elle? Non, pas cette fois-ci. Ce réflexe s'était fait seul. Son corps avait réagi plus vite que sa tête. Puis, outre son geste, Vincent la rassura par la parole. Lui disant que cela ne le dérangeait pas, qu'elle pouvait poser les questions qu'elle désirait. Il avait quelque chose dans son regard de charbon, dans son contact qui faisait qu'elle le croyait. Qu'elle le croyait terriblement, comme si sa vie en dépendait. Il fallait qu'elle le croit...

Enfin! Il répondit à sa panoplie de questions. Ho! Cela pourrait être possible. Cela se pouvait, qu'il soit aux femmes aussi. Intéressant. Mais.... Mais il n'avait jamais connu de femmes. Jamais? Dans le sens jamais. Elle garda son minois clos ainsi que ses perles calmes, mais dans sa tête cela s'activait. Il ne connaissait en rien le corps féminin. En rien? Son coeur se mit à battre à une drôle de vitesse. Tout d'un coup elle eut chaud. Comme une sueur froide. Elle ne savait pas pourquoi, mais son corps réagissait à cette nouvelle. Mais la suite de ses paroles lui fit changer les idées. L'ombre d'un sourire apparut à ses lèvres. Puis, l'ombre se transforma en réel sourire. Le sourire se transforma en rire. Un petit rire. Délicat. Cristallin. Mais tellement sincère. Et comme si elle n'était pas habituée à avoir cette réaction, Leah décroisa ses bras pour venir voiler sa bouche du bout de ses doigts, des deux mains. Et elle ria. Pendant un long moment. Même lorsqu'il continua à parler. Le désir pour une femme avait passer dans le beurre, car elle riait de la suite des mots. Elle se doutait que Amandine était l'une de ses soeurs. C'est ce qui était drôle. Hm, elle ne croyait pas que Vincent pouvait être drôle comme cela. Ce qui était le plus amusant était sans doute le fait qu'il ne souriait même pas à ses propres mots. Que son visage était tout aussi fermé. À cette constatation, elle se mit à rire d'avantage, penchant son torse vers l'avant, comme si son corps se contractait sous l'éclat de ses rires. Gardant les mains à ses lippes. 

Puis, la Journaliste se calma enfin. Essayant de reprendre son souffle. Replaçant ses cheveux trempés d'un même côté. Le rire fit place à un sourire, puis le sourire fit place à une moue plus calme, plus délicate. L'ombre d'un sourire planait toujours, mais elle ne souriait plus. Simplement ses yeux qui dansaient d'amusement encore. Elle prit une bonne inspiration, avant de continuer...

"Excuse-moi, je ne riais pas de toi... Je me doute qu'Amandine est l'une de tes soeurs... Donc... Hm-hm... (Elle se racla la gorge, puis enchaîna...) Je peux te poser toutes les questions que je veux? Tu es prêt? Car j'en ai plusieurs... (Elle n'attendit pas sa réponse, elle continua...) C'est comment d'aimer quelqu'un pendant 9 ans... Finit-on par trouver cela long...?"

Oui, cela laissait présager qu'elle n'avait eu aucune relation, du moins, si Vincent réfléchissait un peu, c'était évident. Elle avait une fascination sur le nombre d'années de leur relation, que cela laissait croire qu'elle ne comprenait pas comment deux êtres pouvaient s'aimer pendant aussi longtemps, à leur âge... Ses doigts iront doucement jouer dans ses boucles humides sur son épaule, glissant dans ses cheveux, alternant chaque main. Réfléchissant à quelles autres questions qu'elle voulait poser au barman. Elle en avait trop, il fallait que Leah fasse le tri. Continuant son manège dans ses cheveux, elle enchaîna...

"Tu me le dis si je suis trop indiscrète... Mais... Avec Félix... C'était un amour... Platonique... Je veux dire... C'était de l'amour à tous les niveaux... Ho mon dieu, je ne peux pas croire que je te pose cela... Je ne te connais même pas... Êtes-vous aimés de toutes les façons...? Et pour quelqu'un qui ne connait pas son orientation... Comment as-tu réalisé... Que tu l'aimais, qu'il t'attirait... Certes, c'est vraiment un très joli garçon, mais je ne comprends pas... Comment cela se passe... "

Et elle sentait qu'elle parlait trop. Son regard s'intensifia, comme si elle voulait voir ses réponses dans le regard de Vincent. Cela serait tellement plus simple si elle pouvait lire dans ses pensées. Elle ne se sentirait pas si... Envahissante dans sa vie privée. Même si c'était plus fort qu'elle. Le Ténébreux l'avait tellement attiré physiquement, qu'elle ne baissait pas les bras. Qu'elle voulait le connaître, qu'elle voulait le comprendre. Le contact de ses mains sur ses pieds ne l'aidait pas à calmer ses interrogations. Non, Leah réagissait beaucoup à ce contact, comme si ce contact comblait parfaitement toutes les spécialités que possédaient Vincent. La preuve. Malgré son éclat de rire, malgré toutes ses questions, ses jambes n'avaient pas bougé, ses pieds non plus. Comme si elle ne voulait pas briser ce phénomène. Même si elle avait toujours froid. D'ailleurs, impulsivement, sans calculé rien, ses jambes sortirent de leur tanière. D'un geste presque brusque. Pour venir par-dessus les draps. Glissant de nouveau vers les mains du Mystérieux. Se faufilant entre la couverture et ses paumes. Oui, elle cherchait plus de chaleur, mais elle voulait connaître le contact de ses mains sur sa chair. Elle voulait gouter sa peau, même si ce n'était qu'un geste anodin. Son coeur se remit à battre à ses tempes... Et tout aussi impulsivement que son geste, elle lui posa... En fait, lui murmura, presque tout bas, trop bas...

"Ton attirance pour une fille... C'était avant de connaître Félix... Ou après sa mort..."

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Re: La nuit porte parfois conseil

Message par Vanoute le Sam 14 Mai - 21:27

Disons que leur différence d’âge signifiait seulement qu’il avait plus d’expérience qu’elle. Dans la vie en général et peut-être dans d’autres sphères. C’était des années qui témoignaient de connaissances de plus sur toutes sortes de sujet, pas des connaissances académiques, mais de ce que la vie pouvait faire. Des chemins qui changent, des bonheurs, des peines et des moments où on voudrait juste que le temps s’arrête pour pouvoir profiter une seconde de plus d’un instant ou à l’inverse, pour ne pas avancer, parce qu’on en a pas la force. Oui, c’était ça, mais sans être grave, il se demandait à quel point elle était plus jeune que lui. Parce qu’il savait qu’elle allait l’être étrangement. Donc une fois qu’il eut donné sa réponse, il lui retourna la question. Et la réponse le surpris un peu, mais pas visiblement. Peut-être un imperceptible mouvement des sourcils, mais qu’elle ne devinera pas dans la pénombre de la pièce. Ce n’était pas grave en soit. Non, même pas grave du tout en réalité. Et surtout, pas assez grave pour continuer d’en parler. Il avait d’autres questions à répondre et c’est ce qu’il fit.

Il voulait surtout qu’elle sache qu’elle pouvait lui poser toutes les questions qu’elle voulait. Que ça ne le dérangeait pas. Elle ne le savait peut-être pas encore, mais il offrait son âme de cette façon. Il n’était pas un être particulièrement bavard ou qui se laissait facilement approcher, surtout depuis la mort de Félix. Il était le genre de personne qui aimait avoir son petit monde restreint. Pas le genre à courir de nouveaux amis. Il n’en avait jamais eu besoin. Mais avec elle, s’était tout naturellement qu’il s’ouvrait. Peut-être parce qu’il sentait les questions qui lui brûlaient les lèvres et aussi parce qu’il ne s’était pas senti aussi bien en la compagnie d’une personne depuis Félix. De cette façon du moins. Assez pour que son corps réagisse, pour que de petites pulsions s’emparent de lui. Pourquoi il avait posé ses sur les draps pour prendre ses pieds, doucement, presque tendrement. Ses yeux restaient sur son visage cependant, curieux, observateur. Puis comme pour faire une action en lien avec ses propos, il répondit à sa première série de questions. Sans hésitation, sans crainte. Il eut…même de l’humour. Il se passa quelques choses dans le cœur figé de Vincent. Il avait eu une fissure, mais le rire délicieux de la belle rousse vint secouer son corps, créant un petit tremblement dans son corps pour venir agrandir, fissurer encore plus la pierre qui figeait son cœur. La vision de son sourire, de ses lèvres qui s’étiraient en ce sourire vint augmenter la cadence de son cœur, les pulsions étant rapide et nerveuse. Nerveuse de retrouver cette vitesse, cette raison de battements aussi forts. Léah, avais-tu seulement conscience que ton sourire et ton rire venait de faire redémarrer le cœur de notre torturé Vincent? Un geste si simple, mais d’une beauté, d’un naturel qui fit de l’effet à Vincent. Ses lèvres s’étirèrent en un sourire et se fut la première fois qu’il abaissa un moment son regard pour regarder ses mains sur ses pieds. Cela fut rapide, ses iris retournèrent dans les perles lunaires du Volcan. Sa réaction à son rire, de cacher ses lèvres lui donna envie d’étirer doucement un bras pour venir baisser ses mains, de vouloir lui dire qu’elle était magnifique quand elle riait, mais il ne fit que le penser, penser très fort. C’est sans doute parce que tout cela était terriblement intense pour lui qu’il enchaîna alors qu’elle riait encore, parce qu’il se perdait dans la contemplation auditive de ce rire et l’admiration de sa beauté soudainement illuminée par de la joie. Par son humour. Par lui.

Il s’imaginait l’entouré de ses bras pour sentir son petit corps secouer des soubresauts de son rire. Bon sang, la tête. Tu te calmes. Et le corps, tout doux. Heureusement elle se calma et reprit la parole. Merci. Il n’aurait pas été capable de continuer de contrôler ses pensées et son corps comme ça. Il hocha la tête pour confirmer ses dires. Oui, Amandine était une de ses sœurs. Ses yeux s’illuminèrent quand elle lui dit qu’elle en avait beaucoup, des questions. Sa première questions lui arracha un petit plissement d’une joue, un semblant de sourire. Elle était adorable. N’avait-elle…jamais aimé un peu? À 19 ans, il en était à quelques années déjà avec Félix, mais ils avaient été un couple très fort et très durable si on peut dire. Il ne répondit pas tout de suite, préparant sa réponse parce qu’il aimait mieux qu’elle pose toutes ses questions et qu’il réponde d’un coup. Il regarda ses doigts qui se glissaient dans ses cheveux. Elle se lança. Disant Félix à voix haute. Mais la question était tellement drôle qu’il ne s’attarda pas là-dessus. Bon sang, si elle savait. Puis elle termina. Il avait une naïveté dans la force qu’elle montrait qui le séduisait totalement. Elle était…spéciale cette fille. Il ne semblait aucunement dérangé par ses questions, au contraire, il voulait seulement vraiment répondre correctement. Quand il voulut répondre, elle bougea. Ses jambes en faites. Peut-être qu’elle ne voulait pas qu’il la touche? Vincent comprit rapidement que non, qu’elle amplifiait le contact en posant ses pieds nus contre ses mains.

Ses si petits pieds qui glissaient entre ses grandes mains d’homme. En se posant sur ses pieds, son pouce glissa sur ses orteils, elle était si frère, si petite. Il pouvait enrober ses deux pieds de ses mains tant qu’elle était menue. C’était un drôle de sentiment de protection qui l’envahit soudainement. Oui, il la protégeait en ce moment. Il la protégeait du froid et comme récompense, il avait la sensation délectable de sa peau contre la sienne. Une nouvelle envie poussa en lui, celle de glisser ses mains sur ses jambes, caresser ses mollets doux et délicats, croiser ses genoux minces, glisser ses mains sur la galbe d’une cuisse…Dieu que ça faisait longtemps qu’il n’avait pas touché un autre être humain. Il déglutit difficilement, il fallait répondre aux questions maintenant. La dernière question était la plus facile et la plus effrayante peut-être à répondre, mais c’était la dernière, il fallait commencer par le début.

‘’Alors…il eut un petit toussotement, Non, on ne trouve pas cela long être avec une personne durant neuf ans…en fait, quand on aime quelqu’un profondément, des années deviennent trop rapide…comme si on n’avait pas assez le temps de savourer chaque instant. Et même si on connait l’autre par cœur, il arrive encore à nous surprendre. On ne s’ennuie pas, loin de là. On s’ennuie à l’inverse parfois des quelques heures qui te séparent…’’

C’était intense peut-être…mais il le pensait vraiment. Il parlait avec aisance, même si un petit point naissait en lui, c’était la façon dont il avait été aimé et comment il avait aimé. Ça rappelait des souvenirs. Puis il enchaîna avec une sorte de tonalité dans la voix qui sonnait comme amusé.

‘’Et…oui. On s’est aimé de toutes les façons. Félix ne devait même pas savoir ce que le mot platonique voulait dire. Oui, il venait vraiment de faire cette blague, ça lui faisait du bien de parler comme ça étrangement de son ancien aimé, c’était doux comme conversation. Il prit un peu plus de temps pour la troisième question. En fait, je devais être un ado’ bizarre parce que je ne pensais pas à mon orientation vraiment. Plus tard j’ai compris que je ressentais peut-être de l’amour pour Félix depuis un moment parce que je passais tout mon temps avec lui et ça m’allait tout à fait. Les filles ne m’intéressaient pas, ni même les autres garçons, c’est pour ça que je ne me posais pas trop de questions, je croyais juste que…j’étais tardif sur la chose. Puis un jour, alors que je passais du temps avec Félix, il a eu un rire. Un rire tellement parfait et avant que je me dise que c’était de l’attirance, je l’embrassais. Il prit une petite pause, lassa passer un silence Ça…répond correctement?’’

En parlant, il se souvint de ce sentiment, de ce souvenir vif…qu’il compara rapidement, en une demi-seconde à ce qu’il venait de vivre. Il l’aurait embrassé aussi Léah il y a quelques minutes à peine. Mais sa tête repoussa cette pensée rapidement parce que sinon sa dernière réponse serait trop émotive, trop étouffée à la fois. Il ne pensait pas que sa promenade allait lui faire ressentir autant d’émotion cette nuit en tout cas…

‘’Après.’’

Il ne fit que répondre que cela, doucement, simplement. Oui, il n’avait pas besoin de beaucoup de mots…non il en avait pas besoin du tout même.

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Re: La nuit porte parfois conseil

Message par Marie_Eve_1989 le Lun 16 Mai - 14:54

Ce n'était pas le genre du Ténébreux à se faire amis? À parler comme cela, avec quelqu'un, sur sa vie privé, à échanger sur ce qu'il est, sur ce qu'il a déjà fait, sur ce qu'il pense. Ce n'était pas non plus le genre de la Rouquine à échanger avec autrui. Avait-elle simplement un ami? Mis-à-part Excy, mis-à-part son frère, mis-à-part Sarah? Est-ce qu'elle avait un cercle social? Se laissait-elle approcher, ne serait-ce qu'un peu? Juste pour démasquer la personne qu'elle était? Était-elle le genre de filles à s'accoutumer aux autres, à vivre bien en société? Et pouvait-on vraiment considérer James et Sarah comme des amis. Ils étaient de la famille, ils n'avaient pas le choix de l'aimer, en vertu de tout ce qu'elle était. Hm! C'était à se demander. On ne choisit pas sa famille dans la vie, mais l'on peut choisir ses amis! Est-ce qu'ils la supportait simplement parce qu'ils partageaient le même sang? Ou bien voyaient-ils en elle ce qu'elle-même ne voyait pas ? Leah se surprit même d'échanger autant, d'oser poser autant de questions à Vincent. D'habitude, elle se lassait bien rapidement des gens! Mais là, c'est elle, c'est elle qui l'avait entrainé dans son appartement. C'est elle qui avait osé parler de la photo qu'il avait déposé sur la table. C'est elle qui avait continué avec ses questions indiscrètes. Et le Barman s'ouvrait, répondait, échangeait avec elle. Et elle continuait, comme si était le plus naturel du monde. Comme si elle n'avait pas peur de lui parler. Comme si elle ne se lassait pas d'échanger avec cet Homme. Étrangement, même si Leah se sentait intrusive dans sa vie, elle se sentait bien. Comme si elle devait apprendre à la connaître, comme si deux morceaux de puzzle ne faisaient que s'emboiter. Elle ne se doutait pas être capable de parler autant en la présence de quelqu'un. Avait-elle, d'ailleurs, déjà entendu autant le son de sa propre voix en présence d'autrui? Elle trouvait sa curiosité à son égard bien étrange, mais c'était plus fort qu'elle... Elle devait continuer...

Puis la question sur leurs âges respectifs passa. Comme si d'autres sujets étaient beaucoup plus important. Certes, elle ne fit pas de cas sur son âge plus vieux. Il n'en fit pas plus sur son âge plus jeune. Puis, il avait répondu à sa première série de questions. En mélangeant humour. Et elle avait réagi. D'une façon qui la surprit également. Si elle n'était pas du genre à échanger, elle était encore moins le genre à rire. Leah voyageait de surprise en surprise. Et elle rit. Ça oui! Savait-elle tout l'effet que ce rire avait produit chez le Ténébreux? Le savait-elle réellement? Non, car elle était trop occupée à cesser cette réaction dénaturée, à reprendre contenance. Leah avait remarqué son sourire, suite à son rire, mais elle ne se doutait pas que ce phénomène avait permis au coeur de Vincent de se remettre en marche. Même si elle avait remarqué l'intensité de son regard sur elle, au début de leur rencontre, il avait un manque flagrant de confiance en elle qui la poussait à croire qu'elle ne pouvait pas lui prodiguer ce genre de sensation. De toute façon, elle n'était pas capable encore d'entendre ce coeur qui venait de se remettre à battre d'aussi loin où elle se trouvait, même si ses mains faisant office de protection sur ses si jolis petits pieds. Puis, elle posa une autre série de questions, mais il ne répondit pas tout de suite. Non, elle savait qu'il attendait la fin de cette série. Et comme pour venir ponctuer cette orde elle avait bougé, offrant contact à ses mains, de ses pieds. Un petit courant électrique s'était propagé tout au long de son corps à ce contact, mais elle ne laissa rien paraître. Simplement son regard dans le sien. Souhaitait-elle qu'il voit ce qu'il avait au fond de son regard. Du désir. Le désir que ses si grandes mains glissent sur ses chevilles. Qu'elles remontent sur ses tibias. Terminant par faire une légère pression sur ses cuisses. Sous ses jupons. Oserait-elle même espérer qu'il voit au fond de ses prunelles de neige qu'elle aimerait qu'il se rende à sa petites culotte. Pensée qu'elle trouva quand même bien étrange. Certes, la Journaliste avait connu bien des hommes dans sa jeune vie d'adulte, mais jamais le désir n'avait été au rendez-vous, pas comme cette nuit du moins. Et là, avec lui, avec ce touché, c'est comme si elle ressentait cette nouvelle sensation pour la première fois dans le bas de son ventre. De ce simple contact, ses mains sur ses frêles pieds. 

Puis, il répondit enfin. Ce qui aura pour effet de faire sortir Leah de ses songes. Elle aura un léger secouement de la tête, comme pour chasser ses pensées et être attentive à ce qu'il lui dit. Vincent répondit tout d'abord à sa première question. Sur la durée de sa relation avec Félix. Non, il n'avait pas trouvé cela long, 9 ans. Étrangement, elle trouva ses mots beaux. Comme s'ils sortaient d'un roman. Jamais l'amour ne l'avait ému comme lui il en parlait. Certes, aucune réaction de sa part lui laissait présager cela, mais au fond d'elle, la glace qui entourait son coeur se mit à fondre lentement. Bizarrement, la façon dont il avait à parler de Félix, elle souhaitait presqu'un homme parle d'elle ainsi. Pouvait-on réellement s'ennuyer de quelqu'un après simplement quelques heures? Pouvait-on trouver le temps long à l'absence d'un être aimé ? Pouvait-on encore se surprendre d'autrui, après toutes ses années à le côtoyer. Elle espérait que ce qu'il dise était vrai, car jamais n'avait-elle entendu de pareils mots sur l'amour. Et pourtant, sa spécialité était d'écrire sur ce dernier. 

Et avant qu'elle ne réponde quoi ce soit, il continua. Et là, le coeur du Volcan se mit à battre un peu plus vite. Ils s'étaient aimé de toutes les façons. Il avait connu un Homme, sur tous les sens inimaginables. Avait-elle dédain de lui maintenant, en sachant cela à présent? Étrangement, non! Puis, il continua, sur la façon dont s'est formé ce couple.... Ce couple dont il en faisait parti. C'était lui qui avait fait le premier pas. Elle déglutit étrangement. Son coeur qui sonnait si fort dans sa poitrine lui donna des sueurs froids... Ou des sueurs chaudes. C'était au choix. Car elle se mit à avoir très chaud, soudainement. Elle qui était toujours gelée. Il avait embrassé Félix, après un rire. Un rire qui avait sans doute fait fondre son coeur à l'époque. Un rire qui donne des papillons dans le ventre. Un si magnifique rire. Elle secoue positivement la tête suite au silence et à sa question. Oui, cela répondait parfaitement à ses questions. Mais il en manquait une. Et elle vint. "Après." C'est tout ce qu'il dit. Il fut attiré par une femme après la mort de Félix. C'était à son tour de laisser passer un silence. Avalant ses mots, les digérant, les analysant. Leah était une experte des mots. Elle les faisait danser. Et là, les siens, ils dansaient dans sa tête. Elle n'avait pas lâché son sombre regard d'un instant. Ni même bougé, mais elle se trouva trop loin. Il fallait qu'elle comprenne de plus près. Leah se racla la gorge, retirant délicatement ses pieds de ses mains. Ce n'est pas qu'elle n'aimait pas le contact, c'est qu'elle voulait simplement changer de position. Puis, elle vint à quatre pates près de lui. S'arrêtant à quelques centimètres de sa jambe. Elle gardera ses jambes pliées, redressant le torse, ses paumes iront se poser à plat sur ses propres cuisses. De cette façon, leur visage devait être à peu près à la même hauteur. Puis ses perles d'acier analyseront son regard, son minois, ses cheveux. Pas de la même intensité qu'au début. Non. Son minois était fermé, exprimant de temps en temps une moue pensive, penchant la tête de côté, comme pour mieux observer. C'était une analyse sérieuse, comme si elle l'étudiait, comme si c'était un sujet d'étude qui sortait de l'ordinaire. Puis, elle murmura...

"Tu es un gars vraiment particulier, tu le sais ça?..."

Son faciès se redressa, plongeant ses iris dans la noirceur de les siennes. Lui, particulier? Et toi, tu était quoi? Hm! Elle prit une bonne inspiration. Il fallait qu'elle enchaîne rapidement, pour ne pas installer un malaise, suite à son observation, suite au fait qu'elle se trouvait si près de lui maintenant. Donc, suite à une rapide oeillade en biais en direction de la table, où se trouvait l'image de Félix, elle revint à lui, chuchotant de nouveau...

"Si je comprends bien, Félix est la seule personne que tu as connu? Je veux dire, il n'a eu que lui? Je ne sais pas si tu comprends... Il devait être vraiment quelqu'un de spécial... (Ses mains à ses cuisses se mirent à jouer entre elles, elle réfléchissait à comment amener le reste de sa question, car le début de son charabia était que la prélude à son questionnement. Elle penchera donc son minois, quittant pour une fois son regard, installant le sien sur ses mimines nerveuses. Enchaînant de nouveau, sur un ton bas... Très bas...) S'il n'a eut que lui... Cela te fait quoi d'être attiré par une femme maintenant...? Une femme est bien différente qu'un homme..."

Puis sa tête se redressa, venant à nouveau croiser son regard. Attendant sagement une réponse...

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Re: La nuit porte parfois conseil

Message par Vanoute le Jeu 2 Juin - 16:08

C’était tout de même surprenant qu’il travaille dans un bar. Lui qui n’était pas très loquace et qui avait du mal à sourire… bon, fallait dire que James avait de la joie de vivre pour 2 personnes au moins alors ça allait. Malgré que Vincent parle et comme c’était un boulot c’était différent. Sans parler de lui-même, il est capable d’échanger correctement avec les clients et faire office de beau-garçon-à-regarder pour les jeunes filles. Évidemment, depuis quelques temps, depuis qu’il se remettait doucement de la mort de Félix, il parlait plus avec sa famille, il souriait un peu plus et riait même par moment. Mais Leah n’était pas une cliente, du moins pas en ce moment, ce n’était pas un membre de sa famille ou encore une amie de longue date. C’était une toute nouvelle connaissance, une toute nouvelle personne dans sa vie. Qui en connaissait si peu de lui et de sa vie, mais juste avec ses quelques questions elle se rendait directement à son âme.

Et puis ils n’étaient pas obligés de parler fort, comme dans un bar ou autres lieux public. Une conversation à voix basse, une ambiance propice aux aveux, aux conversations profondes. Cependant cette conversation était tout aussi intense que leur premier regard. Vincent s’en souvenait très bien. Une première série de question, un rire, un contact puis finalement d’autres questions. D’autres questions que Vincent répondit avec sincérité et avec une certaine profondeur également. Il aurait peu répondre en s’attardant moins sur des détails, moins développées ses réponses, mais non. Il voulait être bien clair, bien précis avec elle. Il avait répondit tout en continuant de presser ses pieds entre ses mains, tentant de lui donner de la chaleur autant que possible. Ça ressemblait presque à un semi-massage en réalité, mais il se retenait un peu. Oui, juste un peu. Il fallait qu’il se retienne un peu, parce que son cœur s’était remis à battre dans une cadence un peu rapide pour lui qui avait été un inactif dernièrement. Il sentait sa tête qui allait de tout part tout côté. C’est pour cela qu’il aimait converser avec elle. Un trop long silence, un contact mal contrôlé et la situation aurait pu changer…et il aimait cette ambiance. Même cette retenue, cette pesanteur extatique dans l’air lui plaisait. Peut-être parce que ça faisait longtemps qu’il n’avait pas ressenti quelque chose d’aussi intense, d’aussi…vivant.

Vincent répondait à ses questions en observant ses réactions. Pas ses réactions physiques bien visibles, mais plus ses réactions dans l’éclat de son regard. Dans la façon de le regarder. Elle était un peu comme lui la, Leah. Capable de ne pas montrer trop ses émotions, mais sans doute en les ressentant très bien. C’était peut-être pour cela qu’il s’attardait à son regard, parce que lui aussi si une réaction passait, elle passait en premier par ses yeux. Sachant qu’elle n’allait pas non plus réagir verbalement, il continua sur sa lancée pour répondre aux questions. D’autant plus que la deuxième question allait entraîner bien des pensées dans la tête de la jeune femme, il s’en doutait. Il n’avait pas été avec Félix à moitié. Cela allait-elle lui faire peur? La dégouter même? Il ne savait pas trop à quoi s’attendre. Mais…s’attendait-il à quelque chose en fait? Il voulait peut-être qu’elle enregistre cette information tout en pensant au fait que la possibilité d’une femme dans sa vie existait. Une pensée qui troubla un peu notre barman. Il n’avait jamais connu de femme. Encore moins eu de relation sexuelle avec l’un d’elle. Il n’était pas un ignorant sur la sexualité homme-femme, mais il n’en avait pas l’expérience. Seulement le contact de ses petits pieds dans ses mains lui avait fait drôle d’effet déjà. C’était petit frêle et doux. D’autant plus que dans son modèle de femme, Leah était petite. La dernière question fut répondue avec un mystère presque calculé par le jeune homme. Puis il se tut. Attendant une réaction quelconque, voir même une autre série de questions peut-être. Un silence s’installa. Ses iris de charbon se perdant dans le gris métallique de ceux de la belle. Plus le silence s’intensifiait, plus Vincent se demandait comme il allait réussi à contenir une pulsion de ses mains et comme il se disait cela, elle reprit vit. Un raclement de gorge en premier puis des mouvements. Il déglutit avec une petite difficulté en la voyant s’approcher à quatre pattes de lui, son regard ne la quittant pas, ses mains retombant avec une déception dissimulées sur le matelas. Il la contemplait plus son visage s’approchait. Il sentait son regard perçant sur lui et si une envie de la toucher s’empara de lui, ce fut plutôt ses yeux qui se réveillèrent. S’illuminèrent de la beauté parfait de la rouquine devant lui. S’attardant sur le contour de ses yeux de ses cils, le creux de ses joues, observant les taches de rousseur qu’il percevait malgré la pénombre de la pièce. La forme délicate, attirant de ses lèvres…Oui, il se perdit dans la contemplation de son visage, si près. Il en avait profité pour connaître son minois. Il se demanda si le grain de sa peau était délicat. Il avait envie de caresser du revers de la main une pommette, sentir sa peau, mais il se retint. Son murmure le ramena sur terre, ses yeux retournant dans les siens. Un murmure qui semblait avoir rugi sur le coup tant il était loin dans ses réflexions. Il eut envie de lui répondre ‘’Je me disais la même chose sur toi.’’, mais il ne le fit pas. Il laissa les paroles de la jeune femme pénétrer en lui, se risquant à penser que c’était sans doute positif comme commentaire. Puis elle enchaîna, rapidement même. Rien pour le déplaire cependant, il était près. Sa proximité avait fait augmenter la cadence de son cœur, mais rien n’était visible. Vincent était un stoïque naturel. Cependant son regard continuant de l’observer quand elle posa d’autres questions. Il écouta avec attention. Elle était adorable. Cette fille était unique. Une force de caractère. Elle s’était approchée sans gêne, mais la façon dont ses mains bougeaient montraient qu’elle était nerveuse un peu ou gênée. Quand elle termina de parler, il leva ses mains, il aurait voulu aller prendre les siennes, mais il s’arrêta à temps, s’arrêtant parce que peut-être que ce n’était pas le moment. Non, il fallait avoir parlé, pas toucher. Il avait sans doute peur de ses propres réactions s’il la touchait un peu plus. Donc une main monta pour venir passer sur sa nuque. Il pensa que ça ne devait pas faire naturel, mais c’était pas un mouvement hors norme, plus comme un tic, oui, ça passa comme un tic ou comme un signe de réflexion puisqu’il répondit quelques secondes après.

‘’Oui, Félix était vraiment unique comme personne. Et oui, il n’a toujours eu que lui. Il déglutit un peu, parce que là, il eut un brin de nervosité qui passa dans sa gorge, serrant un peu à l’intérieur. Qu’est-ce que ça fait…allons…il pencha un peu la tête sur le côté. Puis il se lança. Je ne sais pas comment te répondre…je suis surtout surpris d’être attiré par une autre personne tout court. Il murmurait, vraiment tout bas. Je pensais qu’après Félix, je n’allais plus ressentir…tout ça. Que ça soit une femme rend la chose encore plus…curieuse je suppose…’’

Ouf, là il avait vraiment très chaud. Trop chaud. Il était vraiment creux dans son âme en ce moment, à chercher des réponses parce que cette question, il ne savait pas comment la préparer parce que c’était nouveau pour lui.

‘’Je suppose que si…je suis chanceux, j’apprendrais toutes les différences entre un homme et une femme. Je me doute que…ça ne se ressemble pas…et…Ses lèvres se plissèrent un peu, il avait l’impression d’être un parfait idiot en ce moment. Ça doit être une personne tout aussi unique que Félix pour que je me sente comme ça.’’

Il réfléchissait à haute voix en réalité plus qu’il ne répondait à la question et il s’en rendit rapidement compte. Ses yeux avaient dérivés sur la couverture près de lui. Il ne la regarda pas quand il parla de nouveau.

‘’Ça doit sonner bien stupide dit comme ça…’’

Oui, il n’avait pas terriblement confiance en la façon dont il avait répondu à sa question visiblement. Il attendit alors sa réaction, ses yeux revenant lentement vers les siens.

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Re: La nuit porte parfois conseil

Message par Marie_Eve_1989 le Dim 5 Juin - 10:27

Lors de son analyse, avait-elle remarqué que le Ténébreux analysait lui aussi son minois? Peut-être! Peut-être pas. Peut-être que le Volcan était trop occupé à s'occuper de son observation pour être consciente que Vincent la détaillait également. Certes, leurs façons de se regarder étaient bien différentes l'une de l'autre. Leah étudiait, cherchait à comprendre l'homme qu'il était. Certes, elle nota ses bouclettes brunes, son regard sombre, sa barbe qui épousait parfaitement le ligne de sa mâchoire, mais elle chercha également un indice qui pourrait percer le mystère qu'était Vincent! Alors que lui, il scrutait son minois à la recherche de la beauté qu'elle était. Certes, le visage de Leah avait une physionomie particulière. Une peau blanche, satinée de tâche de rousseur. Un regard de glace et des boucles de feu qui contrastaient parfaitement avec la couleur de sa chair. Une fine bouche, de délicates lèvres rosées. C'était une beauté naturelle. Bien sûr, il avait eu une pluie pour retirer le peu de maquillage qu'elle avait, mais la Rouquine n'était pas de nature à se barbouiller le visage de produits cosmétiques. Et cela lui allait à merveille, car le naturel lui allait bien. Puis, le regard à Vincent revint au sien. Passa une main sur sa nuque. Elle n'eut pas de difficulté à le noter, puisqu'ils étaient si près l'un de l'autre. Ensuite, il répondit à ses questions avec une attitude différente de ses réponses précédentes... 

Avait-elle dit quelque chose de déplacer? S'était-elle rendue trop loin dans ses questions. Elle avait posé des questions indiscrètes, sur sa sexualité, sur sa vie en générale avec Félix et là, elle se sentit étrangement mal d'avoir été si loin dans son questionnement. Peut-être voulait-elle trop comprendre son attirance soudain pour une femme. Peut-être, souhaitait-elle, au fain fond de son coeur sans vie, que cette femme soit elle, même si elle croyait dur comme fer que cela était impossible. Elle s'en alla pour s'excuser, mais elle se tut, comprenant peut-être le malaise du Barman. Peut-être que Vincent ne s'avait pas comment géré son attirance nouvelle... Pour une nouvelle personne. Pour une femme. C'était comprenable. Toute sa vie, il n'avait connu qu'un homme. Le même. Il avait aimé la même personne pendant des années. Là, il était attiré par quelqu'un de nouveau. Une femme. Un autre genre humain. De nouvelles formes. Des nouvelles sensations. Des différences évidentes à comprendre... Même si Vincent fuyait son regard lors de sa réponse, Leah continua à le regarder. À plisser les paupières pour essayer de bien comprendre. Elle se surprit même de ressentir un peu de peine... Un peu de pitié pour le Ténébreux. Ce n'était pas mal, mais il avait une façon de parler qui rendait la chose plus émotive que ce qu'elle était. Elle aurait eu envie de lui dire que non... Ce n'était pas stupide... Que cela devait être dur à faire comprendre aux autres et à comprendre soi-même... Mais elle ne dit rien. Non. Elle installa un silence suite à ses mots, accueillant son regard charbonneux de ses perles de neige. Son minois était fermé, mais ses yeux s'excusaient d'avoir créé ce malaise. 

La respiration de la Rouquine augmenta, étrangement. Ainsi que son coeur. Déjà qu'il battait à une vitesse phénoménale, là, cela déviait la loi du corps humain. Un coeur ne pouvait pas battre aussi vite. Faudrait qu'elle le fasse analyser pour être sûr qu'il fonctionne correctement. Ses paumes, à ses cuisses, devinrent moites, humides. Ce silence créait une ambiance pesante. Ce regard créait une ambiance électrique. La Journaliste lui parlait avec ses iris. Peut-être était-ce la lueur des chandelles sur le minois de Vincent. Peut-être était-ce la façon dont Vincent s'était exprimé. Peut-être était-ce la proximité qui avait entre les deux. Peut-être était-ce la longueur de ce silence interminable... Mais elle eut envie de le consoler... Avec des gestes. De lui dire que tout irait bien... De façon physique. De lui dire que oui, s'il était chanceux, il pourrait connaitre la différence entre un homme et une femme et que s'il voulait, elle pouvait l'aider pour que quand le moment arrivera, avec la bonne personne, il saura quoi faire... Peut-être était-ce toutes ses choses qui firent en sorte que Leah prit appuie sur ses cuisses, de ses mains, pour que son torse s'avance, pour que ses paupières se ferment, doucement. Pour que son minois glisse lentement vers celui du Barman. Trop lentement ou juste assez. Juste assez pour que le chat bondisse du sol et vienne se glisser sur les cuisses de Vincent, allant se coucher en boule sur ces dernières. Leah sursauta. Ouvrant rapidement les paupières. Replongeant ses perles dans celles du jeune Homme. Une oeillade rapide au chat, puis elle revint à lui. 

Qu'allait-elle faire? Son coeur qui battait si fort se mit en mode arrêt. Tout comme sa respiration. Son corps avait pris possession de sa tête, de tout le reste. Un geste impulsif. Oui, l'impulsivité avait pris possession de son esprit. Elle s'en allait l'embrasser? Vraiment? Son minois demeura fermé, mais ses iris s'activèrent. Elle sortira du lit, passant le bout de ses doigts sur son front, comme si elle analysait ce qu'elle s'en allait faire, dos à lui. Cet homme est un magicien. En fait, oui, Leah, c'est un sorcier. Non, mais magicien, dans le sens... Qu'il l'a ensorcelé. Elle voulait le consoler. Elle voulait s'excuser de cette façon. Que se passait-il? Ce n'était pas dans les habitudes de la jeune fille de ressentir tout cela pour un autre être humain. Il s'était passé quelque chose dans sa tête, dans son coeur... Elle ne comprenait plus la façon dont elle pensait, dont elle réagissait. Elle ferma les paupières un moment, toujours dos à lui, toujours la main au front. Il fallait qu'elle se calme, qu'elle chasse ce qu'il venait de se passer, de faire comme si rien n'était. Jouer! Oui, elle devait jouer. Elle soupira, un moment, prenant par la suite une longue inspiration, se retournant vers lui. Une nouvelle oeillade pour son chat. Elle devra le remercier. Merci Excy! Puis, elle reviendra à lui. Son regard s'étant calmer. Ses bras allant de nouveau se croiser sous sa frêle poitrine. Le Volcan qui avait si chaud il y a quelques instants, tremblait de froid ou de nervosité... Elle enchaîna, d'un ton normal. C'était fini les murmures pour ce soir... Cela la chamboulait trop...

"Heu non! Ce n'est pas stupide... Je te souhaite... (Elle mordillera sa lèvre inférieur un moment... Qu'allait-elle lui souhaiter au juste... Reviens-en au fait Leah... Il fallait jouer) Ta famille a réagi comment lorsque tu as ... amené un gars pour la première... Ça doit surprendre un peu... Quand tu ne t'attend pas à ce que ton garçon.... soit aux hommes...?"

Bonne idée... Revenir aux questions normales qui ne concernent en rien son attirance pour une femme. Bonne idée Leah. Ta force de caractère va te sauver... Elle déglutit silencieusement, le regardant toujours, frottant légèrement le bout de ses pieds au sol, comme pour activer sa circulation sanguine, comme pour se donner un peu de chaleur... comme pour retirer l'effet de ses mains encore sur sa chair... Même si elle mourrait de retrouver cet effet...

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Re: La nuit porte parfois conseil

Message par Vanoute le Jeu 9 Juin - 20:50

Vincent n’était pas ébloui que par la beauté de Léah, non, son observation le surprenait lui-même. Il découvrait la beauté féminine de cette façon pour la première fois. La façon de regarder une femme avec du désir et de l’admiration. Il avait déjà trouvé une femme belle dans sa vie, ce n’est pas ça. Ça n’a même rien à voir. Léah était non seulement belle, il avait quelque chose qu’elle dégageait, qui émanait d’elle…Oui, Vincent était dans une admiration silencieuse, subtile du visage du petit volcan. Il sentait et voyait son regard sur elle, mais il n’aurait pas su dire les motifs de son analyse. Non, trop occupé dans sa propre observation bien sûr. Sur le fait que sa proximité avait fait augmenter son rythme cardiaque d’un brin, un petit soubresaut. Ce fut les questions qui le calmèrent, qui changea sa concentration, mais cela ne se fit pas trop paraître dans ses réponses…puisque les questions venaient de le toucher différemment ou c’était sa façon de répondre…c’était difficile à dire. Il ne faisait pas souvent dans la demi-mesure et comme il avait consenti mentalement à être honnête avec elle, il le serait à tout prix. Elle ne le savait pas, mais jamais qu’il ne lui mentirait. Jamais.

Il faut mentionner que ce n’était pas les questions en soit qui le rendaient ainsi dans ses réponses. Légèrement plus émotifs sans fondre en larmes. Non, il était même loin des larmes, c’est juste que ça faisait terriblement longtemps qu’il n’avait pas dit tout ça à voix haute…même que certaines questions ne lui avaient jamais été posé alors les réponses n’étaient pas déjà préfaites dans sa tête. Il fallait qu’il réfléchisse, qu’il dise les mots dans un bon ordre avec un bon sens. C’était compliqué et simple à la fois. C’était Léah qui faisait cet effet à notre Vincent? Oui, probablement. Elle posait des questions très poussées, mais en rien il n’eut une réaction qui semblait montrer qu’il trouvait que les questions étaient indiscrètes et même dans sa tête ce ne l’était. Il trouvait qu’elle avait quand même du cran de poser ses questions, mais ça ne le dérangeait pas. Pas vraiment en tout cas. Ça rendait les choses beaucoup plus simples. Il était presque content qu’elle sache qu’il ait été avec un homme. Parce que plus tard, ça aurait été…trop.

Sauf qu’elle poussait dans les nouvelles sensations qu’il ressentait. Elle ne creusait plus seulement dans son passé, dans ce qu’il connaissait ou maîtrisait, non, là, elle touchait aux nouvelles parcelles que son cerveau était en train de créer. Il disait ce qu’il pensait en ce moment, c’était des pensées qui n’avaient même pas eu le temps de mariner dans sa tête encore, non, c’était tout neuf. Elle le surprenait en plein état de…faiblesse peut-être. Non, pas de la faiblesse, comme s’il était désarmé. Voilà, totalement désarmé face à lui-même. Il continuait de la regarder tout de même, par la suite. Il sentit le malaise naissant dans ce silence. Vincent ne savait pas trop comment gérer la situation. C’était de sa faute à lui ou c’était elle qui regrettait ses questions? Il n’osait quand même pas poser la question…laissant peut-être juste le temps estomper le malaise. Surtout que les yeux de perle la jeune femme semblait vouloir parler pour elle.

Il aurait bien lui-même brisé le silence, mais il n’était pas un spécialiste des mots, il était un brin maladroit surtout quand c’était sur un nouveau terrain comme ça. Mais avant qu’une phrase se forme dans sa tête, il eut…quelque chose qui se passa. Quelque chose qui le troubla considérablement. Elle bougea. Pas beaucoup en réalité, à peine. Sauf qu’elle bougea vers lui. Allait-elle? Qu’est-ce qu’elle faisait? Si ses paupières à elle se fermèrent, lui, il la regarda. Il avait envie de l’embrasser. C’est vrai, vraiment. Mais…était-il prêt à ça tout de suite? Savait-il seulement embrasser une fille? Bon, c’est sûr qu’à ce niveau, ça devait se ressembler un peu, mais…oui, il se sentit troublé tout au fond de son corps, mais Dieu que son corps lui disait de se lancer dans cette nouvelle expérience. Une nouvelle personne. Une femme. Un nouveau premier baiser? Ça faisait beaucoup soudainement, comme si son cerveau devenait trop gros pour son crâne, un genre de pression. Il se sentait nerveux, inquiet, pris au dépourvu. Il ne savait pas la réponse à cette question; était-il prêt?

Puis le chat bondit. Sur ses genoux à lui. Un sursaut passant ses épaules massives et son regard dévia du volcan pour regarder le chat, l’air vraiment surpris. Pour une fois, son visage parlait vraiment. De la surprise. Il regarda ensuite Léah. Il n’aurait pas été prêt peut-être…non, il ne voulait pas de cela comme premier baiser. Il en aurait été content, mais il eut l’impression que ça aurait été de la pitié de sa part. Pas que c’était mal! Mais il voulait mieux pour elle, comme premier baisé. Il ne savait pas comment exprimer ce sentiment, mais il fut un bref instant soulagé que le chat ait sauté. Son cœur lui résonnait dans les tempes, il était comme figé dans cette situation. Wow. Quand elle se leva, son regard resta sur l’ombre de sa présence, à l’endroit exact où se trouvait son visage. Il fallait qu’il dise quelque chose là? Qu’il bouge aussi? Seigneur qu’il se sentait soudainement nerveux. Nerveux…et étrangement heureux. Elle avait voulu l’embrassé malgré tout. Alors oui, il pouvait…espérer que cette femme…s’intéresse aussi à lui malgré son passé.

Quand elle se tourna vers lui, son désemparèrent était moins visible, peut-être un peu encore dans ses yeux, mélangé à cette nouvelle étincelle… Et elle poursuivit le plus normalement du monde. Là, il ne put retenir sa réaction. C’était naturel, un rire passa le cap de ses lèvres, un très léger et simple rire. Elle revenait aux moutons comme si de rien n’était. Il conservera un sourire un moment sur ses lippes après son rire et après ses mots. Elle lui souhaitait quoi…son cœur manqua un battement. Il se le souhaitait aussi.

‘’Tout le monde connaissait Félix dans ma famille, il était mon ami depuis ma première année à Poudlard. Je crois que tout le monde a été surpris…plus mes parents au départ. Mais ça s’est bien passé quand même… il a eu quelques larmes et des silences embarrassants, mais je n’ai pas à me plaindre, j’ai une famille formidable.’’

Tout en parlant, il avait bougé un peu, comme pour faire un mouvement pour se lever, laissant le temps au chat de se retirer de ses cuisses tout seul, il était délicat avec l’animal et se permit même une caresse sur son dos. Lui aussi ressentait peut-être le besoin de bouger un peu, de se rapprocher d’elle, mais pas comme elle, elle avait fait. Il prit le couvre-pied sur le lit et s’approcha d’elle pour le faire passer autour de ses épaules. Il revint à sa neutralité de plus tôt, mais si elle était attentive, elle verrait que son regard avait changé, pour quelque chose de positif. Il rajouta doucement.

‘’Tu vas attraper une grippe si tu ne changes pas de vêtements…tu as l’air vraiment gelée.’’

En réalité, il l’aurait bien réchauffé d’une accolade, de la serrer un peu contre lui…mais il se retint, s’ayant contenté de déposer la couverture sur ses minces épaules, ses mains s’arrêtant un bref instant, une seconde peut-être sur ses épaules pour bien mettre en place le tissus, ses iris charbonneux dans les siennes.

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Re: La nuit porte parfois conseil

Message par Marie_Eve_1989 le Ven 10 Juin - 17:30

Dieu merci, elle avait fermé ses paupières. De cette façon, elle n'a pas pu voir que lui, au contraire, avait gardé les siennes ouvertes. Il aurait eu un léger malaise. En fait, un malaise bien plus grand que ce qu'elle avait créé. Il ne fallait pas que tu oublies de remercier Excelsior avec ses gâteries préférées, ma belle Leah. Oui, il les avait sauvé. Enfin, c'était une façon de parler, car le baiser aurait été bien en soi. Était-ce vraiment de la pitié son geste? Ou un mélange d'impulsivité, d'envie et de réconfort. Elle ne savait plus. Et le chat s'en était mêlé, ce qui avait brouillé les cartes également. Peut-être que le destin s'en était mêlé. Peut-être que ce n'était pas le bon moment. En fait, non ce n'était pas le bon moment. Voulais-tu vraiment d'un premier baiser après qu'il ait parlé de ses anciennes envies en matière de sexe? Oui? Non! Elle ne savait plus. C'était difficile à expliquer. Ce n'est pas qu'elle ne voulait pas l'embrasser. Ce n'est pas qu'elle voulait l'embrasser, c'était son corps qui avait pris les devants et la Rouquine n'avait eu aucun mot à dire sur ce geste. Étrangement, lorsqu'elle aperçut le chat sur les cuisses de Vincent, un mélange de pensées émana de son esprit. Elle se dit qu'elle était heureuse que son chat semble apprécié l'Homme, car il approchait seulement James et elle-même. Puis, elle comprit se qu'elle allait commettre comme geste et c'est là que Leah se leva. Plongeant dans un dilemme moral à n'en plus finir. 

C'est surtout qu'elle ne se reconnaissait plus dans ses mouvements. Ce n'était pas son genre de faire ce qu'elle s'en allait faire. D'habitude, c'était les hommes qui franchissait le premier pas. C'est eux qu'ils semblaient la courtiser, la désirer. Puis, après un certain temps, elle se lassait des compliments et le Volcan se permettait de les amener dans son lit. Au départ, il avait un brin de plaisir, puis les pensées émergeaient, les souvenirs également... Et toute trace de plaisir disparaissait comme il était venu. Ses songes avaient un contrôle sur ce qu'elle ressentait, sur ce qu'elle désirait. Leah ne pouvait pas se laisser aller complètement, il avait toujours une conscience qui passait par là et qui lui refusait cet inconnu. Souvent, ses nuits terminaient par une douche chaude. Trop chaude. Pour laver son corps, mais aussi son esprit. Pour nettoyer la barrière qui lui permettait de s'abandonner. C'est pour cela que la Journaliste ne se reconnaissait pas dans son agissement avec le Barman, car la barrière avait été presque fracassée. Pas au complet! Non! Simplement une infime parcelle... Le bas de son ventre s'était crispé. Sa respiration avait accéléré. Son coeur battait la chamade. Sa salive n'existait plus. C'était des sensations qu'elle n'avait jamais eu le bonheur de connaître et en quelques secondes elle avait pu savourer ce délice. Quelques secondes avant que la réalité ne la frappe, ainsi que la présence de son chat. 

Donc, voila, elle s'était levée. La Rouquine avait pensé quelques minutes, dos à lui, puis lui avait fait face à nouveau. Et Leah avait poursuivi le plus naturel du monde. Une question sur Félix. Et lui. Sur leur relation. Éloignant son désir pour une femme le plus loin possible. C'était peut-être cette petite brèche qui avait fait naitre en elle ce qui avait causé tout se désordre. Bref, elle voulait parler d'autres choses. Puis il rit. Vincent rit. C'était la première fois qu'elle le voyait rire. Et elle le trouva extrêmement beau. Le Ténébreux avait quelque chose dans son minois, lorsqu'il riait, qui le rendait désirable... Excitant. Elle savait qu'il ne devait pas être le genre d'homme à rire souvent. Étrangement, elle se sentit privilégier de le voir ainsi. De le voir réagir ainsi. Comme si elle comptait parmi les chanceux... Ou chanceuses. Non, Leah ne sourit pas, ne broncha pas, mais ses perles d'acier s'illuminèrent. Un moment, à cette réaction. Des petites étincelles dansaient au creux de son regard. C'était bien elle qui avait causé tout cela? Oui, il faut croire que oui. Puis Vincent répondit à sa question. Oubliant ou faisait en sorte que son souhait n'ait jamais existé. Le petite volcan l'écouta. À demi. La question était là simplement pour masquer son malaise. Et avec son rire, elle était trop obnubilée par la présence de ce dernier pour vraiment écouter. La Rouqine hocha simplement la tête, comme pour lui signifier qu'elle comprenait ce que le barman venait de lui dire. Elle se dit que sa famille aurait une autre surprise s'il devait apporté une femme.. Mais bon, elle n'osera pas lui poser la question immédiatement. Non, pas tout de suite. Elle gardera la question en banque pour une autre fois...

Pendant cet échange, elle avait croisé ses bras sous sa que trop frêle poitrine. Elle avait doucement martelé le sol du bout de ses pieds à la recherche de chaleur. Non, rien ne se fit avec subtilité et c'est pour cela qu'il s'en rendit compte. Leah l'observa dans ses mouvements. Ses grandes mains d'homme se saisirent de son couvre-pied, qui était en fait une couverture de laine dans les teintes de beige. Puis Vincent s'approcha d'elle. Avec la couverture. Ne lâchant pas son sombre regard de ses iris grises. Il avait quelque chose de différent dans les yeux du Ténébreux. Leah ne pourrait dire ce que c'était, mais elle voyait une étincelle qui n'était pas présente au départ de leur soirée. Puis, il mit le drap sur ses petites épaules. Elle sentit la légère et que trop rapide pression sur ses épaules, mais ce petit geste permit à son chétif corps de s'embraser. Elle le regarda, comme il la regarda. Silencieusement un moment. Analysant ses paroles. Puis, elle racla sa gorge à nouveau... Revenant au murmure...

"Hm, je suis toujours gelée... Sans doute que la pluie n'a pas aidé... Mais lorsque tu vas partir... J'irai prendre une bonne douche chaude. Ça te va ?"

Même si son minois était stoïque, même s'il ne laissait rien paraitre, il avait un peu d'humour dans ses paroles. La question à la fin était une blague, comme un enfant qui demandait à son père si ce qu'elle faisait était bien, s'il l'enfant avait l'accord de son paternel sur ce qu'il faisait. Ses prunelles ne lâcheront pas ses sombres iris. S'accrochant à ces dernières. Même si d'autres questions lui brulaient la bouche, elle n'en posa aucune. Savourant la chaleur de la couverture sur ses épaules. Savourant le fait qu'il devait s'inquiéter à son sujet si Vincent avait posé ce geste. Si Vincent avait dit ses mots. Peut-être que oui, peut-être s'inquiétait-il à son sujet. Même si sa tête refusait l'éventualité qu'elle pourrait être de son genre, ce qui venait de se passer lui donnait l'espoir que cela se pouvait. Un frêle espoir, si fragile à briser, mais quand même présent.

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Re: La nuit porte parfois conseil

Message par Vanoute le Ven 24 Juin - 20:28

Peut-être que l’idée d’un baiser le troubla aussi. Pas parce qu’elle était une femme, mais parce qu’il n’avait pas eu de contact aussi intime avec une personne depuis la mort de Félix. Peut-être aussi parce qu’il souhaitait sentir sa bouche sur la sienne. Mais pas comme ça, pas après ce genre de conversation, pas après ce qu’il avait dit. Il désirait…oui, parce qu’il désirait ce baiser et il aimerait que ça soit juste entre eux. Pas dans une conversation de cet ampleur, mais dans un moment qui leur appartenait à eux. C’était un romantique? Peut-être, mais c’était probablement parce que ce n’était pas le bon moment aussi tout court, mais il était assez vieux et brillant pour se dire qu’il aimerait l’embrasser un jour ce petit volcan. Il voulait s’y brûler.

Cependant le chat fit son apparition juste au bon moment, probablement parce qu’il se disait que ces deux humains n’allaient pas bien gérer la situation. Bon chat. Puis Vincent n’était pas le genre à vouloir faire éterniser un malaise quand il en détectait un. Comme celui-là. Puis Leah reprit la conversation normalement avec une question. Ce qui l’amusa un peu, assez pour en rire en tout cas. Ça lui allait bien rire, ça formait de belles lignes sur son visage le rendant encore plus attirant. Puis il répondit à la question, préférant suivre Leah pour éloigner le malaise le plus loin possible, ça ne servait à rien de le creuser encore plus. Ensuite il bougea, s’activa pour faire un geste pour se rapprocher de la rouquine. Peut-être voulait-il lui montrer que sa proximité de ne le dérangeait pas et en initiant ce mouvement, il savait qu’il voulait être près d’elle. Étrangement. C’était soudain pour l’homme de se sentir comme ça, mais Vincent allait réaliser tout ça et se poser des questions plus tard. Il vivait ce moment avant tout.

Il vint ensuite poser la petite couverture sur ses épaules dans un geste tendre et qui se voulait surtout attentionné. Lui acceptait le froid de ses vêtements sans rechigner, sans trembler. Son sang devait voyager trop vite dans son corps pour que le froid lui fasse quelque chose. Oui, ça devait être ça. Vincent avait le sang chaud. Son regard restait dans le sien, il continua ensuite de parler et il attendit patiemment la réponse de la rouquine. Une réponse qui fit briller un peu ses yeux. Elle était…adorable cette fille. Adorable, spéciale, il se sentit attaché, en réalité, c’était de l’attirance pure, mais il mettrait le mot exact sur cela plus tard dans la nuit, quand il ne sera plus en sa compagnie. Il hocha positivement la tête avant de répondre.

‘’Je vais partir alors… Va vite dans ta douche.’’

Il la regardera un autre moment dans les yeux, pas longtemps. Pas longtemps parce que son imagination s’activa. Il avait vu la forme de son corps, du moins de sa poitrine avec l’eau qui avait moulé ses vêtements à son corps et son imagination tentait de percevoir comment elle serait, nue. Donc il ne s’attarda pas, ne se laissant pas aller dans cette fantaisie mentale. Non, ça, c’était trop. Donc comme si c’était normal, il ne fit que passer près d’elle pour aller chercher son portefeuille et son contenue, rangeant ses cartes et la photo de Félix au même endroit que c’était avant de faire sécher le tout. Il lança un bref regard à Leah, parce qu’il fallait qu’il dise quelque chose, qu’il lui dise.

‘’Ton article était vraiment intéressant. Tu as su allé chercher des éléments que beaucoup d’autres journalistes ne font pas. Tu n’as pas fait que donner ton opinion personnelle, tu as su aller voir les gens qui l’ont vécus et….c’est ce qui m’a plu.’’

Wow, Vincent! C’était beaucoup de mot pour un gars comme toi, mais il voulait qu’elle comprenne qu’il avait réellement apprécié son article et qu’il en avait une vraie opinion avec des raisons du plaisir qu’il avait eu à lire l’article. Oui, ça avait été une lecture intéressante, mais difficile un peu pour lui de par ses souvenirs reliés justement à la Guerre, mais Leah avait une plume parfaite. Il laissait son regard longtemps sur elle après ses paroles et attendit de voir une réaction sur son visage pâle et superbe.

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Re: La nuit porte parfois conseil

Message par Marie_Eve_1989 le Lun 27 Juin - 15:37

Sa proximité ne la dérangeait pas plus. Non, à la base, c'était elle qui avait créé le contact à chaque fois. Souvenez-vous en. Les pieds, contre ses mains. Son aventure dans le lit, pour l'observer. Le presque baiser. Lui, il suivait la danse qu'elle commençait. C'était un jeu de chat et souris depuis le départ. Là, encore, il la suivit. Sortant du lit, armé d'une couverture, pour voiler ses frêles épaules de cette dernière. Pour ce mouvement, ce fut lui qu'il commença. Ce fut lui qui débuta le geste. Elle n'en fut plus qu'heureuse, mais elle ne se douta pas que c'était pour lui signifier que sa proximité ne le dérangeait pas. La sienne, à lui, si près d'elle, ne lui faisait absolument rien. Elle avait du mal, par contre, à concevoir que c'était la même chose pour lui. Qu'il pouvait lui montrer qu'être proche d'elle ne le dérangeait pas.  Les relations humaines avaient quelque chose de complexes, du moins pour la Rouquine. C'était trop d'analyse, trop de questionnements. Pouvait-elle vraiment comprendre que son mouvement était qu'il désirait l'avoir près d'elle? Peut-être était-ce Leah qui se posait beaucoup trop de questions aussi. Elle ne savait plus, mais elle ne fit que le regarder de ses perles grises, dans un presque silence. Elle répondit finalement. Osa même l'humour. Oui, c'était un petit volcan gelé, en tout temps, mais Papa Vincent ne devait pas s'inquiéter, elle irait prendre sa douche lorsqu'il sera partit. Elle lui souligna. 

Était-ce son imagination qui lui joua des tour, mais elle aurait cru apercevoir un éclat au fond de ses sombres perles. Était-ce parce qu'elle avait dit qu'elle irait prendre une douche que ses yeux s'illuminèrent un brin? Puis, il lui annonça son départ. Il lui précisa de se dépêcher d'aller prendre sa douche. Est-ce que le barman avait si hâte de partir? Peut-être!Peut-être qu'il avait hâte qu'elle se réchauffe. Une drôle de pensée lui vint en tête. S'il avait si hâte, elle pourrait commencer ici... Maintenant. À se dévêtir, à retirer ses vêtements humides, devant lui. À montrer son petit corps de femme, pour ensuite se faufiler dans sa salle de bain. Cela aurait été une bonne idée, s'il n'avait pas coupé le contact de son regard, pour se diriger vers sa table et reprendre ses choses. Son porte-feuille et la photo. La photo de Félix. Cependant, les perles de glaces suivirent l'homme. Suivaient sa route si près d'elle. Elle remarqua son regard en biais qui lui était destiné. 

Et il parla. Vraiment beaucoup. Elle s'infiltra le plus qu'elle put dans la couverture, ramenant chaque rebord au centre de son frêle corps, agrippé de ses mains. Pour s'envelopper complètement dedans. De cette façon, elle paraissait si petite. Ces mots avaient le même effet sur elle. Elle se sentit si fragile tout d'un coup C'était gentil? Leah ne se doutait pas qu'il lui aurait dit cela. Elle ne se souvenait même plus de l'article. L'article qu'il avait sauvé de la noyade. L'article qui avait créé leur rencontre. C'est vrai, il lui avait fait part qu'il le lirait. Elle s'en souvenait juste pas. Leah le regarda. Dans un silence des plus complets. Dans une moue des plus fermées. Dans un regard des plus brillants. Vincent avait bien dit.... Intéressant. Son article était vraiment intéressant. Il la compara à d'autres journalistes, qu'elle ne faisait pas dans le sensationnalisme, que ses mots étaient cherchés, poussés. La Journaliste savait qu'elle faisait un bon travail. S'il avait quelque chose de sur qu'elle savait sur elle, c'était bien cela. Elle était jeune mais connaissait les joies du métier parfaitement. Sa plume était parfaite, son rendement était exemplaire, elle cherchait, elle travaillait fort pour donner vie à ses histoires. Mais là, de l'entendre dire cela la toucha. Vincent n'avait pas l'air du gars à faire des compliments facilement. Elle déglutit lentement, essayant de reprendre contenance. Accueillant son regard du sien. Elle fera durer le silence un moment, raclant par la suite sa gorge, pour marmonner d'une voix tremblante...

"Merci... J'ai un rubrique à... toutes les semaines... Si tu veux... "

Heu... quoi? Elle se maudissait intérieurement de lui avoir dit cela. C'était quoi ça? Entendre une autre fille dire cela à un garçon, elle aurait vomi sur place. Là, c'était elle, la Rouquine qui avait dit cela, comme pour se montrer. Elle secouera la tête un moment, ne comprenant pas ses mots et passera devant lui, pour se rendre vers le corridor qui menait à la sortie de son appartement. Quand elle sera assurée qu'il ne voit plus son minois, elle viendra frapper son front de son petit poing, Que se passait-il? Ce gars te faisait vraiment trop d'Effet, Leah! Elle se calma et se rendra àa la porte. Pour lui signifier qu'il était temps de partir. Oui, la douche sera trop bonne. Pas qu'elle voulait le mettre dehors, mais c'était trop d'émotions pour elle ce soir. Il la chamboulait trop. Une fois qu'elle sera rendue à destination, elle se retournera vers lui. Le regardant un moment. Les yeux brillant, le visage stoïque. Puis, prononcera...

"Rentre bien Vincent... Merci d'avoir répondu... à mes questions... "

Puis, sa main prendra possession de la poignée, pour ouvrir la porte, pour l'inviter à sortir. Son petit corps était fatigué par toutes ses nouvelles sensations, par autant de présence désirée. Mais lorsqu'elle observa son départ, elle se promit de le revoir...

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Re: La nuit porte parfois conseil

Message par Vanoute le Sam 16 Juil - 22:37

Vincent avait toujours été un homme d’impulsion. Il agissait souvent avant de réfléchir. Parfois, il était un homme dans sa nature la plus pure. Qui se fiait à son instinct qui agissait parce que sur le coup, ça lui semblait être la meilleure chose à faire. Depuis la mort de Félix, il avait perdu un peu de ce côté de sa personnalité. Sa perte lui avait montré que la vie pouvait être fragile et que maintenant que Félix n’était plus là pour la vivre, il devait vivre pour lui, vivre pour deux. Contrairement à ce que certaine pouvait croire, ça n’avait rien de malsain. Au contraire, c’était le positivisme de Félix qui faisait que Vincent voulait continuer à vivre, à avancer. Ce soir, il avait eu une surprise qu’il n’espérait pas de sa vie. Une autre personne pouvait être importante dans sa vie. Il pouvait désirer un autre être humain. Donc oui, Vincent était revenu un peu à ce qu’il était. Il ne faisait rien par obligation, il ne se rapprochait pas pour ne pas être seul ou pour chercher absolument un contact physique. Elle ne le savait pas et lui ne le savait pas complètement encore…mais c’était elle qui l’affectait et non ses pulsions et ses envies. C’était tellement compliqué en son être, mais tout ça pour dire que pour le moment, il ne se posait pas de questions, il se faisait confiance.

Cependant il s’imposa une limite naturellement. Il ne fallait pas aller trop vite, son corps le désirait peut-être, mais c’était encore une fois son être qui le bloquait un peu. D’un coup qu’il brisait ce qui était en train de naître en lui? Qu’il lui faisait peur? Non, il ne fallait pas prendre de chance. Il retourna à son portefeuille et parla un peu. Beaucoup en réalité, il parla de l’article tandis que ses iris restèrent sur elle. À ne pas tenter de laisser ses yeux vagabonder sur ce corps, mais pourtant si son corps l’attirait, l’éclat de ses perles aussi, dans toute son entièreté, il voulait la connaître. Durant tout le silence qu’elle laissa passer, il ne fit que continuer de plonger dans la glace de ses yeux. Puis dans une douceur qui lui ressemblant, dans une voix qui lui sembla un peu différente, elle mentionna sa rubrique. Il pinça un peu les lèvres en retenant visiblement un sourire, oui il se retenait vraiment pour ne pas sourire en ce moment. Ce qui le rendait tout de même charmant parce que c’était visible. Il ne fit que murmurer à cela.

‘’Je sais.’’

Saleté de coquin quand même. Il en avait lu d’autres, des articles? Il avait peut-être des journaux qui traînaient au bar et peut-être qu’il avait lu ses articles et peut-être que c’était pour mieux la connaître par sa plume. Oui? Avait-il fait cela? Peut-être, surement. Le petit volcan avait intrigué le bellâtre dès le départ non? Et pour satisfaire une partie de lui qui désirait la connaître, il avait lu ses articles. Mais il ne lui dirait pas ça dans des mots clairs, non, il aimait faire planer un peu le mystère.

Ses billes de charbon restaient sur elle, analysant sa réaction face à ses propres mots. Il la suivit quand elle se déplaça et son esprit dérapa de nouveau. Il n’aurait fallu qu’étendre un bras pour l’arrêter dans son mouvement, poser une main contre sa taille et l’attirer doucement à lui, de côté en allant poser son nez contre ses cheveux mouillés, la réchauffer un peu de son corps… il fixa un moment le fantôme de sa présence quand elle passa près de lui, ce qui fit qu’elle ne vit pas du tout son mouvement avec son poing. Il pivota pour voir qu’elle se trouvait près de la porte. Oui, il fallait qu’il parte. Naturellement, il la suivit pour aller mettre ses pieds dans ses chaussures mouillées. C’était dégoutant comme sensation, mais il resta neutre en apparence. Lorsqu’elle parla, son regard se retourna vers elle, l’écoutant et il eut un petit mouvement de la tête qui voulait dire que ce n’était rien, un petit accord il ponctua quand même le mouvement avec des mots.

‘’Ce n’était rien. Merci d’avoir écouté les réponses.’’

Il s’était approché de la porte et s’arrêta dans l’encadrement pour pivoter son regard vers elle, posant une main contre la porte, comme s’il ne savait pas ou la poser, comme s’il ne savait pas quoi faire de son corps. Il voulait la regarder de près une dernière fois avant de partir.

‘’Bonne nuit Leah, à bientôt.’’

Et il pivota ensuite son être pour quitter son appartement, quitter la bâtisse pour s’engloutir dans le cœur de la nuit, plus réveillé que jamais. Il avait une promesse dans ses mots parce qu’il ne pourrait pas ne pas la revoir, ça ne lui sembla physiquement pas possible. Il quitta à bons pas, mais ses pieds ne le menèrent pas chez lui, non. Il transplana ailleurs, marcha sur du gazon entre des pierres droites avec des inscriptions…il devait parler à quelqu’un. Vincent avait besoin de son confident.

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Re: La nuit porte parfois conseil

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