Rencontre au bureau [Anthony]-Terminé-

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Rencontre au bureau [Anthony]-Terminé-

Message par Marie_Eve_1989 le Dim 13 Avr - 9:31

C’était quoi la brillante idée de revenir ici. C’est ce qu’elle s’était dit lorsqu’elle était arrivée avec Mélina au Château. Depuis ce temps, la jeune femme s’était enfermée dans ses appartements, le théâtre qu’elle avait aménagé en fonction de ses goûts et de ses choix. C’était la condition à son embauche. Le théâtre, lieu qui lui rappelait des milliers de souvenirs, aussi bon que mauvais, mais qui mettait un baume sur ses plaies encore ouvertes. Deux ans et même plus, qu’elle n’était pas venue ici, qu’elle ne s’était pas mêlée aux autres Sorciers, qu’elle avait voulu rester chez elle, dans son pays natal, à faire sa vie comme si rien ne s’était passé. Malheureusement, chère Amandine, ce n’est pas comme cela que ça fonctionne. La guerre a ce don de faire du mal, même si on n’y pas mêlé. Elle, qui depuis deux ans s’était terrer comme serveuse/barman dans un bar sur la Rachel, à Montréal. Elle qui avait loué un appartement pas si loin de là, quinze minutes en métro. Elle qui ne voulait pas se mêlé à cette guerre qui faisait des ravages. Elle qui ne s’est jamais sentie bien dans ce monde où elle avait grandi et appris la sorcellerie. Jusqu’au jour et cette nouvelle avait frappé sa vie, sa famille et sa force. La jeune Femme avait senti son monde s’écroulé sous ses pieds, un tsunami d’émotions l’avait englouti. Depuis ce jour, elle n’a pas arrêté de penser à Lui. À l’Homme qui l’avait tant épaulé dans un temps où elle ne voulait plus vivre. Lui qui avait été sa béquille, sa canne de soutien. Lui, qui avait été le premier amour. Lui qui avait un second frère. Lui qui avait été temps de chose pour elle, mais pour surtout pour Vincent. Bref, cette tornade de pensées, elle avait voulu la fuir et elle avait postulé pour ce poste d’aide à l’Infirmerie. Mais on ne fuit pas le passé en changeant de lieu, il nous suit également et la Blondinette s’en était rendu compte en posant les pieds au Château.
Après une semaine au Théâtre, elle décida de sortir prendre l’air. Une marche dans les lieux lui ferait du bien. Et elle savait où elle allait. Pourtant, arrivée face à la porte, elle resta plantée là, à regarder le vieux bois.

« C’est bien toi ça, tant de détermination et si peu de courage… »


Léger murmure, elle ne savait pas pourquoi elle était ici, face à cette porte, pourquoi elle avait décidé de faire face à cette évènement maintenant. Ils s’auraient croisés un jour ou l’autre dans les corridors de l’école et voilà. L’ancienne Gryffondor plante l’intérieur de sa main sur son front. Au moment où elle voulait rebrousser chemin, elle rentre en trombe dans le bureau d’Anthony, disant d’un trait, sans aucun souffle :

« Allôbienc’estça, jesuisarrivéeilyaunesemaine. Ouiçava,toi?Haok! Heuouais,faitpasmalbeauetj’aimebientonbureau.Doncc’estça,tudoisavoirbeaucoupdetravail, jevaistelaissertejevaisrevenir. Byeeeeeeeeeeeeee! »

Son « bye » elle l’avait comme crié. Certes, Amandine tu as fait une entrée remarquée. Et c’est ainsi que la jeune femme avait fait son entrée, en coup de vente, sans vraiment rien dire et ne sachant même pas s’il était réellement, puisqu’elle avait fermé les yeux. Malgré toute la tristesse, la guerre n’avait pas changé son côté aussi théâtral.

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Re: Rencontre au bureau [Anthony]-Terminé-

Message par Vanoute le Dim 13 Avr - 15:34

«Professeur Tre-mhmm-blay?»

Destruction de nom de famille : En cours. Vraiment, il ne supporterait pas de voir des centaines de petits britanniques détruire son nom de famille, il pouvait décider de se faire appeler Anthony? Déjà, il avait pas 50 ans hein! Il était un jeune professeur plein de fougue! Il ferait son rebelle et les gens l’appelleraient Anthony… sinon… il les transformerait en crapaud. Voilà. Bref, il avait fait mine de rien avec le collègue qui l’avait interpelé. Il était arrivé il y a déjà…quelques jours. Il ne comptait plus en fait, Anthony ne comptait pas. Il était prof’ de défense, pas de math.

Ça lui faisait étrange d’avoir moins besoin d’être sur ses gardes. Il avait été si actif durant la guerre, il avait passé si près de la mort qu’il trouvait étrange ce retour à une vie…normale. Normale, oui, mais difficile. Les souvenirs étaient douloureux, il avait des gens qui étaient morts dans ses bras, des gens qui étaient blessés de façon bien plus permanente que lui. Il avait été blessé aussi dans cette guerre, mais c’était dans son dos, à peine visible. Quand il avait croisé Mel’ à l’hôpital, elle avait voulu le tuer en lui disant que s’il mourrait, elle le tuait. Bien sûr, Blanche Neige. Il avait été content de la voir, elle aussi. Il savait qu’elle allait enseigner ici elle aussi, ça lui faisait plaisir. Et ça lui faisait encore plus plaisir de savoir qu’Amandine viendrait également, mais il n’avait pas été très… intense à savoir le quand qu’elle arriverait. Il n’avait pas dit à Tristan aussi que Mel’ enseignerait…comme il n’avait pas dit à Mel que Tristan serait là aussi… Il en savait des choses pour un homme qui parle tant normalement!

Enfin, il avait un peu changé, mais pas tellement. Anthony était un bon comédien et même s’il était vraiment différent à l’intérieur de lui, il aimait se montrer souriant et bavard, mais… il avait des sujets qu’il ne fallait pas aborder avec lui. Bref, tout était en place, il avait pris de l’avance… lui qui était tellement…bordélique. Son bureau était…relativement impeccable. Il se retrouvait dans son petit fouillis. Sa classe était impeccable et… il ne fallait pas entrer dans ses appartements, là, il n’avait pas pris le temps de rendre l’endroit respectable, ou presque hein! Ça sentait bon et il avait pas des souris, mais ça traînait pas mal.

Aujourd’hui, il s’était dit que préparer ses cours seraient une bonne idée. Il allait devoir montrer tout ça aussi à Tristan, alors il fallait prendre un petit peu d’avance. Aussi, il était assis tranquillement en train d’écrire sur le parchemin, ce n’était peut-être pas tant une bonne idée de donner ce cours, il avait tellement…de choses à dire et il se sentit si…impliqué personnellement… bref. Il se disait que c’était pour une bonne cause et c’était bel et bien le cas! Bref, il était en train de se dire qu’il pourrait parler de….

Et elle entra en trombe. Il manqua presque de tomber en bas de sa chaise, mais la surprise l’avait fait lever d’un bond…donc la chaise tomba, mais pas lui. Il la fixa avec de grands yeux quand elle s’exclama dans un charabia tout à fait incompréhensible qu’il…faisait beau? et aussi son bye. Un bye assez… communicatif. Mais Antho’ était un homme de pulsions. Autant qu’il ne voulait pas qu’elle parte et autant qu’il en avait besoin, il contourna la table rapidement et vint l’attraper pour la serrer contre lui. Il était comme ça, que voulez-vous, il avait un côté très physique chez Antho et heu… il n’attendrait pas la permission voilà.

«J’ai absolument pas compris ce que tu as dit, mais je suis content de te voir.»

Dit-il avec un sourire quand même dans la voix, la voir comme ça le rassurait un peu d’une certaine façon. Elle avait vécu des choses difficiles, mais c’était sa Ama’.

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Re: Rencontre au bureau [Anthony]-Terminé-

Message par Marie_Eve_1989 le Dim 13 Avr - 16:04

Ho mon dieu! Et c’est ce qu’elle pense. Des bras l’enveloppent tout d’un coup. Et elle n’y est plus du tout habitué. Non, depuis Sa mort, elle refuse tout contact avec un être humain. Elle a même de la difficulté à être en présence d’elle-même, alors avec quelqu’un d’autre, c’est toute une histoire. Et surtout que cela faisait si longtemps, si longtemps qu’ils ne s’étaient pas vus. Mais elle s’attendait à quoi la Comédienne, c’est Anthony quand même. Donc, elle se permit d’accepter son étreinte. Non, elle n’y répondit pas, les bras de chaque côté de son propre corps, comme un piquet. Mais elle ne le repoussa pas, ce pendant une bonne minute, en gardant le silence. Puis, elle recula d’un pas, en regardant le sol, sa menotte allant vers sa propre bouche, se rongeant un ongle. Elle n’avait pas perdu cette mauvaise habitude.

« Che chuis contenze moi zossis! »

Bon, ton but de la journée était de ne pas te faire comprendre par lui. Ta conscience te lance justement des roches à pleine tête. Bon et si on faisait une belle description pour voir ce qu’elle a l’air. Elle avait gardé sa belle grandeur, mais comme il aurait pu le constater en la prenant dans ses bras, elle avait encore maigri depuis les deux dernières années et cela se ressentait au niveau des côtes et la peau sur les os au niveau de ses épaules et de son cou. Ses boucles étaient encore d’une belle couleur miel et cette fois-ci elle les avait nattées en une tresse de queue de poisson. Son teint était toujours aussi pâle, mais elle le cachait derrière un petit fard à joue rosé. Vêtu d’un skinny jeans délavé, des bottes lacés brunes et d’un chandail de laine vert kaki beaucoup trop grand pour elle. Et ces perles d’automne où se mélangent le brun et le vert avaient perdu leur éclat du temps passé, mais elle les avait rehaussés d’une couche de mascara. La description terminé, on peut continuer l’histoire.
Sa tête se relève et elle se permet de faire un rapide coup d’œil sur sa personne. Rapide, le temps d’une seconde, pour voir si la Guerre ne l’avait pas brisé, si elle n’avait pas détruit quelque chose sur son corps, son visage, lui qui était si parfait. Pensée qu’elle garde pour elle. De toute façon, la Guerre fait plus de dégât à l’intérieur qu’à l’extérieur pour certain. Juste à regarder Vincent, Mélina ou bien elle-même. Pas une seule égratignure, mais un cerveau en bouilli et un cœur à réparer. Après son court coup d’œil, heureuse de constater qu’il n’avait rien de visible, ses yeux se lancent sur le bureau, une inspection qu’elle prend au sérieux, s’avançant même vers son bureau, passant son index sur celui-ci. L’ancienne Gryffondor se trouve alors dos à lui.

« Hm, c’est quand même propre ici… »

Oui, oui, Anthony tu as bien entendu, après toutes ses années, elle parle de ménage, mais elle ne voulait pas entendre quoi ce soit sur la guerre, sur comment il allait, sur comment elle allait. Elle voulait se changer les idées pour l’instant. Un jour, peut-être, elle parlerait d’autres choses. Elle reste alors dos à lui et élance sa main à la recherche du parchemin.

« Tu commences déjà? Je rêve où tu es à l'ordre... Pour une fois … »

Léger sourire dans son murmure, elle, elle était fière de ses amis. De Mélina, de lui! Ils étaient devenus professeurs, ce n’est pas rien. Bien sûr, elle ne savait pas que le Ténébreux les suivait dans cette démarche, mais bon, elle qui l’aimait tellement. Hmhm!!

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Re: Rencontre au bureau [Anthony]-Terminé-

Message par Vanoute le Dim 13 Avr - 22:44

D’accord, il avait été un peu…impulsif. Elle ne lui retourna pas l’étreinte, mais il la connaissait assez bien pour savoir que si elle n’aurait vraiment pas voulu, elle l’aurait poussé. Oui oui, tout bonnement. C’était une réflexion simple, mais qu’il savait si… véridique. Quand elle recula cependant, il fit pareil, retirant ses bras d’autour d’elle. Un délicat sourire vint sur ses lèvres. Elle ne devait même pas se douter de la joie qu’il ressentait en ce moment. C’était…indiscutable. Il était très content de la voir. Surtout quand elle lui retourna les paroles, il se retint même d’en rire un peu. Elle était adorable. Il resta là, longuement à la regarder, l’observer sous toutes ses coutures. Hm. Elle avait maigri, il pinça un peu les lèvres. Félix. Il n’oserait pas lui en parler, même lui tentait d’oublier certains moments de la guerre. Il était plus musclé, endurci physiquement. Il l’observa se diriger vers son bureau, son sourire revint. Hm, que regardait-elle? Elle le surveillait? L’espionnait peut-être. Il croisa les bras et attendit son accord ou son désaccord.

Il passa son pouce sous son nez à ses paroles, geste qui tentait de cacher un enième sourire. Il finit même par ricaner, tout simplement. Qu’elle fouille dans ses affaires, il s’en foutait comme de l’an mil. Qu’elle farfouille, qu’elle regarde si ça pouvait illuminer un peu son regard… Il s’approcha doucement quand elle prit le parchemin en arrivant à côté d’elle près du bureau, il regarda les traits un peu grossiers de son écriture. Tristan ne pourrait peut-être pas lire… c’était presque illisible! Il eut un sourire franc et amusé quand elle commenta son travail, là, il ne put s’en empêcher.

«C’est que j’ai de grandes responsabilités maintenant.»

Dit-il d’un ton faussement hautain alors qu’il contournait le bureau pour lui présenter sa chaise.

«Ça fait très formel pour moi, je sais pas à quel point je suis à l’aise avec tout ça.»

Il ponctua sa phrase en se grattant la nuque. Il avait un beau sourire sur les lèvres, le genre de sourire un peu maladroit cependant, du genre… il n’avait pas beaucoup sourit récemment. Mais juste voir la jolie blondinette, ça lui réchauffait son…comment dit-on? Oh oui, son cœur. Oui, son cœur qui en avait pris des coups. Sauf qu’Anthony ne parlerait pas de ce qu’il avait vu, pourquoi les gens devaient savoir les horreurs qu’il avait vu? Pas besoin de le partager, non, il aimait mieux espérer voir des sourires et, serait-il désespéré de penser passer plus de temps avec la jolie Amandine? Anthony avait toujours été un garçon impulsif, mais il avait des moments où il s’était retenu, trop souvent et il s’était dit trop souvent qu’il était idiot de ne pas s’être risqué. Il attendait les signes. En fait, il avait été magnifiquement éloquent dans une lettre qu’il lui avait adressé, mais ça aussi, pas besoin de rendre la situation plus mal à l’aise. Il était très à l’aise avec ce qu’il ressentait pour elle et il le savait. Il lui sourit alors et tourna ses billes sur elle.

«Je me répète, mais ça fait vraiment plaisir de te savoir au château… On va de nouveau se voir…enfin…là on se voit, mais…hm…plus souvent…! Voilà. Je suis content!»

Conclut-il avec un grand sourire. Il était maladroit, comme toujours. Il ne réfléchissait peut-être pas assez avant de parler hein! Mais c’est pas grave, il était…comme ça!

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Re: Rencontre au bureau [Anthony]-Terminé-

Message par Marie_Eve_1989 le Lun 14 Avr - 7:37

Impulsif? Hm, légèrement! Disons que la Blondinette ne s’attendait pas du tout à cela, mais bon c’est passé et c’est fait! Et effectivement, la Demoiselle ne se doutait pas de sa joie. Certes, dans sa seconde d’inspection sur son corps, elle avait remarqué son sourire, mais elle ne se doutait pas de la joie que ressentait le Guerrier. Mais ça, il a totalement raison, elle est adorable, son Amandine, parfaitement, adorablement complexe, mais elle reste tout de moins adorable. L’espionner? Jamais, elle ne se cherche que quelque chose à faire pour retenir ses doigts d’un rongement prochain et surtout faire quelque chose avant de crouler sous le stress. Et de toute façon, elle avait un espion de taille, qui ne manquait jamais à l’appel et qui ne redoutait pas le moindre danger…. Mélina. Donc, pour ça elle était servie.


Oh, elle ne s’arrêta pas aux détails de son écriture, elle était maintenant habituée à celle-ci, car dans cette Guerre, les seuls baumes qu’elle avait était le moment où elle recevait ses lettres et celles de Mélina. Elle se postait, dans ses coussins, coin aménagé dans son appartement pour la lecture, et faisait la lecture des aventures de ses amis. Elle avait failli faire un arrêt cardiaque lorsqu’il avait écrit qu’il était blessé, mais jamais Amandine n’aurait dit quoi ce soit pour qu’il arrête d’être aussi impliqué, pour qu’il soit un lâche, pour qu’il soit comme elle, quelqu’un qui aime mieux oublier. Par contre, elle, dans ses lettres, elle était très évasive. Elle faisait le récit de ses journées. Une fois, une seule, elle avait dit une phrase. « J’ignore si tu le sais, mais Félix est mort au combat. » Tout, c’était tout ce qu’elle avait écrit. Jamais, l’Amandine n’était revenue sur le sujet avec lui. Un sourire, vrai vient à ses lèvres lorsqu’il parla de ses responsabilités. Un sourire, c’est déjà un bon pas.

« Hm, des grandes responsabilités, hein? »

On pouvait entendre le sourire dans le ton de sa voix et il devait en être heureux, car depuis quelque mois, peu de gens avaient cette chance.

« Je suis sûre que tu y arriveras… Je ne sais pas comment, mais je suis sûre. »

Elle le lui murmura, en levant un regard vers lui, léger, l’instant de quelques secondes, avant de revenir sur le parchemin et de le fixer, pendant qu’elle le remettait sur son bureau. Cela lui réchauffait son cœur? Sans doute, oui sans doute, Amandine serait mal à l’aise de savoir cela, mal à mais heureuse, tout de même. Pour ce qui était d’elle, depuis des mois, voire même un an, elle ne savait plus ce qui se trouvait là. Oui oui, vous savez, à son cœur. C’était un nœud de sentiments, pris en boule qu’elle ne savait pas comment exprimer et déchiffrer. Pour ce qui est de la Guerre, il lui en parlera, quand bon lui semble, elle ne forcerait pas les choses de toutes façon et cela voudrait dire aussi qu’elle faudrait qu’elle parle et pour l’instant elle n’en a pas envie. Il attendait des signes ? Oui Amandine était trop gentille et trop mélanger, elle ne voulait pas faire de mal à une mouche et c’était souvent comme cela qu’elle blessait les gens. Sa lettre éloquente, elle l’avait gardé, dans une enveloppe qu’elle mettait en dessous de son oreiller, mais elle n’en parlera pas elle non plus. Pourquoi rendre plus malaisant cette scène. Un rire impulsif vint franchir ses lèvres lorsqu’il dit sa dernière phrase. Un rire vrai, court et précis. Il prit 5 secondes au plus, mais il était là. Elle garda son timide sourire et elle se permit de le regarder une fois de plus.

« Oui, c’est bien! J’avoue que cette fois-ci n’est pas une vraie fois, mais les autres le seront… N’est-ce pas? »

Elle croisa ses bras sur sa poitrine. Il était maladroit? Il était comme ça, mais c’est comme cela qu’elle l’appréciait.

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Re: Rencontre au bureau [Anthony]-Terminé-

Message par Vanoute le Lun 14 Avr - 23:00

Ah Anthony. Belles fesses pour les intimes. Enfin, il trouverait ça bizarre que Mel’ l’appelle comme ça sérieusement. En fait, elle se moquerait bien plus de lui en utilisant ce terme. Heureusement hein. Bref, pour en revenir à son bureau, il remarqua qu’en effet… c’était bien propre. Donnons-lui… une bonne semaine. À moins que son stagiaire s’invente aussi homme de ménage! Il dû faire un effort pour se retenir de sourire à cette idée, une idée pour que le Prince le trucide.

Une bouffée de fierté le submergea quand elle sourit. Il aimait tellement se sourire. Et, indéniablement, ça le fit sourire aussi alors qu’il retournait de l’autre côté du bureau et il ne put se sentir happé par le timbre légèrement humoristique de la jolie blondinette.

«Bien sûr, des corrections et tout ça hein… je vais faire mon méchant enseignant sévère, donner des retenus…oui oui!»

Dit-il d’un ton très convaincu en haussant les sourcils comme pour se donner plus de sérieux, mais son sourire trahissait bien son amusement. Elle lui dit alors qu’il y arriverait. Ça lui fit plaisir. Il posa une main sur son propre cœur et hocha un peu la tête et dit d’un ton théâtral.

«Ça me fait plaisir que tu crois en moi»

Et c’était tellement vrai, qu’elle lui dise ça, ça lui redonnait un peu confiance. Il était un peu pataud quand même et disons… qu’enseigner devant des jeunes adolescents plein d’hormones ça l’effrayait un peu. Au moins, Tristan serait là pour attirer l’attention des jeunes filles…Enfin, par la suite il fut un peu maladroit, mais sa maladresse lui donna un rire. Il serait maladroit plus souvent alors! Un autre sourire vint sur ses lèvres à la voir rire, il sentit son cœur se réchauffer un peu. Ses mots le firent rire aussi. Bon sang, sourire et rire dans la même minute, quel miracle! Et un bref rire qu’il avait eu, mais il était si beau quand il souriait notre Anthony.

«En fait ça compte, mais pas pareil comme si on prévoyait, tu vois? Là, tu es entré en surprise en parlant chinois!»

Il sourit un peu, il se tenait à côté d’elle, bon sang qu’il avait encore envie de la prendre dans ses bras. Il avait manqué de contact humain agréable le jeune homme on dirait. Pour prouver cela, il se permit de prendre doucement la main, mais même par ses gestes, c’était juste léger, il ne voulait pas avoir l’impression d’être super envahissant. Résultat de la guerre, il avait oublié ce que c’était… de simplement tenir la main de quelqu’un comme ça. En fait, il ne se permit pas longtemps. Il retira sa main avec un léger sourire et pivota pour aller vers la fenêtre derrière son bureau.

«Désolé, tu m’as beaucoup manqué.»

Il ne la regardait pas, il avait juste besoin de lui dire. Tout simplement lui exprimer comment il avait pensé à elle durant la guerre, elle ne pouvait pas savoir comment ça lui faisait du bien de lui écrire et il tentait de le faire le plus souvent possible. Il n’avait écrit presque qu’à elle et disait de partager les nouvelles avec Melina. Il se gratta la nuque une autre fois. C’était pour elle aussi qu’il s’était battu, pour sa sécurité, pour tenter de mettre un peu de paix et aussi de raisons pour sourire… mais avec la mort de Félix, il se doutait qu’elle devait être anéantie. Et il avait l’impression qu’il ne pouvait pas être un si grand baume sur son cœur, surtout qu’elle lui servait de baume pour lui aussi alors… Il se retourna alors pour la regarder, un sourire presque tendre sur les lèvres.

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Re: Rencontre au bureau [Anthony]-Terminé-

Message par Marie_Eve_1989 le Mar 15 Avr - 7:26

Ce surnom, Belles fesse, était effectivement pour les intimes, les très intimes, vous voyez, personnes d’autres, sauf les personnes intimes, n’avaient le droit de prononcer ces mots, outre dans l’intimité, vous voyez? Que Mélina et elle? Vous comprenez? Ça, ce serait sa réponse si le Guerrier lui avait posé la Question. Disons qu’amandine, malgré le fait qui ne se soit pas passé quelque chose entre les deux, elle est comme on dirait un peu … Possessive à ce sujet. Mais bon, c’est ce qu’elle est et on l’aime comme ça. Elle n’osera jamais, Ô grand jamais faire un geste, mais venez pas l’appeler Belles fesses, you know? Et pour ce qui est de la femme de ménage? Tantôt il veut éviter de déclencher une Guerre à l’intérieur des murs du Château, alors je crois que l’idée de la femme de ménage est en fait… une très mauvaise idée.

« Ton méchant enseignant sévère? … Donner des retenues? »

Elle le regarda, même que son sourcil se arqua dans un bouille stupéfaite. Attends un peu Amandine, je crois qu’il fait du sarcasme. Ahhh! Son sourire s’accentua. Et elle entra dans son jeu, le défiant d’un regard amusé, gardant son sourire, de l’espièglerie se mêlant à celui-ci.

« Tu n’es pas sérieux j’espère… Je vais faire en sorte qu’ils viennent me voir et je vais leur dire : Mais non, en fait, cet Homme est un Homme au cœur tendre… Il pleure devant des bébés chats. Ta réputation va en prendre un coup. »

Ce fut la goutte qui fit déborder le vase. Elle se remit à rire de plus belle. Cette fois-ci un vrai rire, franc. Cela faisait du bien. Elle en avait mal aux joues, c’est que cela faisait longtemps, vous voyez, qu’elle ne s’était pas relâchée. Qu’elle n’avait pas su profiter de la vie un peu. Depuis Sa mort, elle ne se permet rien de tel. Il est mort tandis qu’elle et le reste du monde vit. Des fois, il y a de ses injustices.

Et c’était tellement vrai qu’elle croyait en lui, comme elle croyait en Mel’, comme elle croyait en Tris… Non, il ne faut pas charrier, croire en Tristan pour la Belle était comme croire au Père-Noël. Amandine ne croyait qu’à la licorne après tout. Et pour ce qui est  d’attirer l’attention des jeunes filles, je crois que les deux sont très bons dans la matière. Il rit lorsqu’elle ria. Non, mais là, c’est de l’enchantement, à les voir ces deux-là on pourrait presque croire qu’il n’y avait eu aucune Guerre, que deux années n’avaient pas passé et qu’ils se retrouvaient comme ils l’ont toujours fait. Et c’est vrai qu’il était beau lorsqu’il souriait.

« Je ne parlais pas Chinois, de un… Et de deux… Je comprends.. Se voir en prévoyant se voir.. Complexe, mais je comprends… »

Son sourire s’adoucit, léger soit-il, à la fois tendre et attendri. Mignonne va. De contact humain agréable? Oui, disons qu’à la Guerre, on évite ce genre de contact, hein! Et son sourire s’évanouit complètement lorsqu’il lui prend sa main. C’était si doucement qu’elle ne ressentait presque rien. Ses billes d’automne tombèrent sur les deux mains jointes. Fixe, elle s’est trop laissé aller, c’est ce qu’elle pense lorsqu’elle fixe avec autant d’intensité les mains. Elle a trop sourit, elle a trop ri. Et en une fraction de seconde, il retira sa main. Ses yeux restèrent la, à fixer le vide, à penser à rien. Puis son minois se redressa et regarda le jeune homme à la fenêtre. Il avait dit quelque chose. Elle était tellement loin dans sa tête qu’elle n’avait presque rien entendu. Lui il était en manque de contact humain agréable, elle, elle repoussait les contacts humains agréables.

« Je sais… »

C’est tout ce qu’elle répondit. Son « je sais » insinuait tellement de choses. Qu’elle comprenait ce qu’il avait vécu, qu’elle aussi il lui avait manqué et que sans doute elle-même, si elle n’était pas si drogué de tristesse, aurait réagi pareil lors de leurs retrouvailles. Pour occuper ses mains, elle croise ses bras à sa poitrine. Puisqu’il est dos à elle, elle peut l’observer. Observer un dos, mais l’observer quand même. C’est très beau, il s’est battu pour elle et si elle le savait, elle en serait immensément touchée, mais maintenant, avec Sa mort, est-ce qu’elle méritait de vivre tandis que lui, il était mort. Elle donnerait beaucoup pour Vincent. Avait-elle le droit d’être heureuse alors que son frère, sa chair, son sang ne l’était pas. Anéantie? Elle est à reconstruire, comme chaque être qui a touché de loin ou de près la Guerre. Elle accepta son sourire lorsqu’il se retourna, gardant sa bouille fermée.

« Comment vont tes sœurs… »

Ça c’est du Amandine tout craché. Elle change de sujet, pour ne pas aborder le reste.

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Re: Rencontre au bureau [Anthony]-Terminé-

Message par Vanoute le Mer 16 Avr - 21:26

De toute façon, Anthony n’assumait pas du tout ce surnom! Pas qu’il ignorait qu’il avait un beau popotin hein… on lui avait dit, il devait s’y faire! Mais disons que Belles Fesses ce n’était pas le genre de surnom qu’on utilise entre chums de gars hein! Nenon, ça va, il peut clairement s’en passer! Bref, passons à autre chose d’accord? Elle commenta alors son idée de faire son enseignant un peu méchant…et visiblement elle ne le croyait pas du tout. Il fit un merveilleux sourire en hochant d’un vif mouvement de la tête.

«Bien sûr! Tu te souviens de notre prof’ en histoire de la magie à l’époque? Celui qui nous postillonnait dessus? Mais heu… moi je ferais pas ça quand même. Peut-être à 50 ans!»

Dit-il dans une mine presque réflexive sur son visage. Puis quand elle parla de bébé chaton, il leva une main comme pour rajouter prestement

«N’oublie pas les bébés lapins aussi, question que ça me rende encore plus virile!»

Il était fier de la faire sourire et encore plus de la faire rire. Il allait en beurrer épais pour continuer de la voir comme ça sa belle Amandine. Ensuite elle en vient à lui dire, après son commentaire si peu éloquent sur le fait de se voir vraiment qu’elle comprenait ce qu’il voulait dire. Heureusement hein! Il aurait eu du mal à le réexpliquer. En même temps… il allait pas faire un dessin! Il s’imaginait bien faire des bonhommes à lunette avec de grands sourires ! D’accord, il était idiot.

Puis il lui prit la main, il n’avait pas pu se retenir, c’était si bien tenir la main d’Amandine, si délicat. Rassurant aussi. Mais son geste fut rapide, il s’éloigna pour aller vers la fenêtre. Antho avait grandi avec des filles, des filles, c’était parfois plus affectueux que des hommes hein! Sa sœur Alice était particulièrement colleuse d’ailleurs. Et il se la jouait frère très protecteur. Bref. Après la réponse d’Amandine, il ne sut pas quoi dire. Il fixait le lac qu’il voyait d’où il était en sentant peut-être un peu les yeux d’Amandine dans son dos. Cependant, à défaut de savoir quoi dire, il se retourna pour lui sourire doucement et comme si Amandine sentait le malaise, elle lui demanda comment allait ses sœurs, quelle belle ouverture! Il s’y lança.

«Ma sœur ainée va adopter bientôt. Joannie est toujours aussi…timide, elle travaille dans une espèce de librairie, elle vit maintenant à Londres. Alice…he bien tu vas la voir, elle va être en quatrième année… elle est terrible. Je pense que je vais devoir m’empêcher de taper sur les petits cons qui vont tenter de la séduire. Et la petite dernière… bah, elle court partout en chantant toutes les chansons de Disney que ma mère lui fait écouter!»

Voilà. C’était un excellent résumé de la vie de sa famille. Il plongea ses mains dans les poches de son jeans en faisant un pas vers Amandine, il n’osait pas lui retourner la question, il savait que Vincent était détruit…

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Re: Rencontre au bureau [Anthony]-Terminé-

Message par Marie_Eve_1989 le Jeu 17 Avr - 15:11

En ouverture, Amandine était excellente pour trouver les ouvertures. Demandez-lui n’importe quel sujet, une ouverture de sujet et la Merveilleuse allait vous trouvez cela de ce pas, peut-être qu’elle ne fermait aucun sujet, mais elle les ouvrait toujours avec efficacité. Sacré Amandine, tu aurais dû te douter que cette ouverture-là n’était pas la meilleure dans ta situation. Et c’est après son long monologue, à Anthony qu’elle se rendit compte de son erreur.

Elle avait demandé comment allait ses sœurs. Elle voulait vraiment le savoir, c’est ça le pire. Mais l’aide Infirmière avait oublié que dans une conversation, naturellement il avait un retour de question et que cette question entraînait un retour d’informations sur son frère. Amandine se frappa le front, en fermant les yeux. Quelle idiote. Mignonne. Mais idiote quand. Ses pensées fusaient de frustration contre elle-même. « Tu es stupide ou quoi?... Non, mais, la règle d’or était… De ne rien dire, pas de questions, pas de réponses, non? » Elle s’insultait mentalement! Bref, sa bouille revient à l’Homme, le regardant. Oui, là elle le regardait, fixement, les yeux dans les yeux, de manière à dire…. « Aide-moi, je t’en supplie. » Même que à l’orée de ses pupilles d’automne un lac de larmes se formait. Elle allait craquer.

Juste au moment où une parcelle de conversation lui revint en mémoire. Sa sœur Alice, une des plus jeunes. Elle allait être en Quatrième année. Il lui a dit qu’il devait se retenir de ne pas frapper tous les gars qui lui tourneraient autour. Le lac s’assèche, elle ne sourit pas, mais son humeur change du tout au tout. Bipolaire des émotions? Non, elle veut seulement effacer ce qui vient de se passer. Donc, elle se dépêche à formuler :

" Oh, Alice? Quatrième hein? Oui, c’est effectivement à cet âge-là que les aventures gars/filles commencent. (Et un sourire ponctua sa phrase, léger, en rappel à tout ce qu’elle avait vécu durant ses années à Poudlard. Que ce temps était loin maintenant.) Mais au lieu de taper les garçons, tu me l’enverras… Mes années de barman m’ont beaucoup aidé pour repousser le genre de nul qui vous harcèle."

Un léger sourire d’amusant vint à ses lèvres. Ha! ça oui, au Québec, il y a les filles, les garçons et les petits cons. Amandine en avait vu de toutes les sortes depuis deux ans, travaillant dans un bar à la côte sur la rue Rachel. Des gars, elle en avait vu à la tonne, soit la draguer elle, soit draguer ses amies ou draguer tout court tout ce qui bouge et qui est de la gente féminine. Elle en a repoussé des garçons, avec le sourire et à sa façon, mais quand même de ce côté elle s’est forgée tout un dictionnaire de trucs. Belle Amandine!

« Tu les frapperais vraiment? …. Tu sais, je peux sortir l’histoire des lapins et des chats à ce genre de gars aussi, si tu veux? »

Bon, vu qu’ils avaient changé de sujet, elle pouvait abaisser son regard. Par contre, de ses longues et belles jambes, elle changea de place, s’avançant vers lui, près de la fenêtre, fixant l’horizon. Le regarder? Maintenant? Non, elle aimait mieux enfuir son regard sur l’extérieur, les bras croisés à sa poitrine.

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Re: Rencontre au bureau [Anthony]-Terminé-

Message par Vanoute le Sam 19 Avr - 21:16

Bon sang, il aurait dû se trouver de nouveaux talents en improvisation question de pouvoir enchaîner tout de suite sur un nouveau sujet, comme ça Ama’ n’aurait pas réalisé qu’il fallait retourner la question et ils auraient continué à discuter…et peut-être même à rire! Il sentit une boule se former en lui, il ne voulait pas qu’elle pleure, la pauvre il avait été idiot, c’était sa faute à lui, pas à elle. Quand elle se frappa le front, il eut envie de la prendre de nouveau dans ses bras pour lui dire que ce n’était pas grave, qu’il aurait dû enchaîner… mais non. Il fit un nouveau pas vers elle, les bras à moitié tendu, mais se figea et laissa retomber ses bras le long de son corps. Il vit son appel à l’aide dans son regard, son propre regard sembla montrer qu’il était désolé et avant même que l’inspiration lui vienne, Ama’ réagit et se lança dans la conversation sur Alice.

Elle put voir le regard s’ouvrir un peu plus, comme s’il avait du mal à comprendre la conversation. Une nouvelle ouverture! Pas besoin de réfléchir trop hein! Il secoua un peu la tête et répondit assez maladroitement.

«En fait…je… le problème c’est que je ne pense pas qu’elle soit aussi…farouche.»

Dit-il en pinçant un peu les lèvres. À bien y penser, sa petite sœur était une future parfaite petite peste. Et il aimait pas ça du tout, c’était une jeune fille vraiment charmante, mais quand elle dévoilait sa vraie personnalité… une vraie peste et surtout, une future croqueuse d’homme. Bon sang qu’il n’aimait pas y penser. Heureusement que Joannie ne lui avait pas fait ça! Pendant qu’il se créait des façons d’empêcher les garçons de traîner autour de sa sœur, Ama’ lui lança qu’elle pouvait sortir l’histoire des lapins et il eut une petite moue en passant sa main sur sa nuque.

«Non, ça c’est mon excuse à moi!»

Dit-il avec un faible sourire en se retournant vers la fenêtre, où Amandine se rendait, il était un peu en retrait d’elle, mais juste un peu. Il enchaîna un peu encore sur ce sujet.

«Tu leurs trouveras une nouvelle excuse générique, sinon… je vais abuser de ma réputation de prof’ des défenses.»

Il perdit ensuite son sourire en regardant à l’extérieur également. C’était étrange son envie de toujours la prendre dans ses bras. Oui oui, il manquait de contact physique, mais pas n’importe qui ferait l’affaire, il ne faut pas penser comme ça! Il fit un dernier pas pour être à sa hauteur et il se permit, de nouveau, de prendre sa main. Il sentait peut-être qu’elle n’était pas à l’aise, mais il voulait lui apprendre…apprendre à juste apprécier un peu. Antho’ avait un petit côté tendre, mais il faisait plus souvent son orgueilleux. Avec Amandine il se permettait d’être tendre. Et avec Mel, il se vidait le cœur et le pire, c’était qu’il n’était pas idiot, il savait que Mel devait dire certaine chose parfois à Amandine…sauf quand il disait environ trente fois qu’il voulait qu’elle ne dise rien. Il se tourna alors vers elle, le visage légèrement souriant, mais aussi… compatissant, pas de la pitié, mais si son regard pouvait parler, il dirait qu’il était là pour elle, mais à la place, il lui dit.

«Ça me fait du bien de te voir sourire et rire.»

Un homme de peu de mots cet Antho!




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Re: Rencontre au bureau [Anthony]-Terminé-

Message par Marie_Eve_1989 le Dim 20 Avr - 16:06

Comme il est gentil, le jeune Professeur, ce qui est le plus mignon dans cette histoire, c’est qu’il fait tout cela sans vraiment le prévoir. Et il ne fait surtout pas cela pour nuire à la demoiselle, ce qui est encore plus mignon. Il s’accuse même, alors que c’était totalement sa faute à elle. C’est Boucle—d’Or qui avait commencé, donc la faute venait à elle et non à lui. Ne t’en met pas trop sur les épaules, beau brun. On va dire que pour ce moment, elle avait fait fi de ne pas voir les bras qui s’avançaient vers elle, puisqu’elle avait été vers la fenêtre. Et oui, elle avait débuté sur une nouvelle lancée. Je vous l’avais dit, Amandine était l’experte des ouvertures. Elle ne clôt pratiquement aucun sujet, mais elle a l’Art de les commencer.
   
Toujours en fixant l’horizon, elle continua à l’écouter. Le voilà qui disait que sa sœur n’allait pas être aussi farouche qu’elle peut le prétendre. Eh bien. Elle se doutait, la Mignonne, qu’Anthony n’était pas très à l’aise avec cette situation. Pauvre grand frère. Elle avait vécu cette situation des millions de fois. C’est comme si elle avait eu deux frères jusqu’à tout récemment et avoir un grand frère, quand tu es mignonne et désirable aux yeux de la gente masculine, c’est la pire chose au monde. Cela doit être pour cela qu’Amandine avait eu qu’une seule relation, à la fin de ses années d’études et que depuis, elle ne faisait que fleurter, ici et là, jusqu’à tout récemment. Jusqu’à sa Mort.

« D’accord, d’accord, je ne dirai pas à ses gars que tu pleures en voyant des bébés chats et des bébés lapins, si ça peut te faire plaisir. Par contre, tu m’enverras tout de même Alice, puisque… J’ai l’habitude des grands frères qui paniquent … Et qui surprotègent. »

Elle l’avait murmuré, avec un tendre sourire à ses lèvres, tout en continuant de garder ses billes d’automne sur le lointain. Jusqu’au moment où il lui prend la main. Encore doucement, comme une caresse, se dit-elle. Et sa bouille se retourna vers les mains enlacées, comme si elle devait les voir pour y croire. Cela faisait deux ans qu’ils ne s’étaient pas vus. Cela faisait des années qu’ils se connaissaient et pourtant il n’avait jamais été aussi proche. Sauf un soir, un seul, lorsqu’il l’avait sorti de l’eau. Mais cette soirée-là semblait être si lointaine. Et le moment où elle regardait les mains sembla être des années aussi. Elle était là en train de les fixer, sans rien dire, sans une expression. Il voulait qu’elle apprenne. Voulait-elle, elle, apprendre, là c’était toute une autre histoire. Certes Mélina disait plein quelques trucs, ici et là, sur ce qu’Anthony lui disait, mais étant ce qu’elle est, Amandine avait de la difficulté à y croire. Qui pourrait l’aimer pour ce qu’elle est. Complexe? Hm, surtout un problème de sous-estime de soi. Et il lui parla. Quelques mots. C’est alors que son magnifique visage se leva, dans sa direction et planta ses yeux dans les siens. Il lui disait qu’il était heureux de la voir sourire et rire. Elle devait avoir l’air perdu, puisqu’elle ne comprenait pas. Elle ne répondit rien, pas pour l’instant, pas pour les 5 minutes qui suivaient ses mots.

Sa main se détacha de celle du Professeur des Défenses, tout doucement, comme une caresse, comme il lui avait pris. Elle recula, d’un pas, puis d’un deuxième et pour finir d’un troisième. Son visage s’abaissa.

« Je suis désolée… Ce n’est pas que…. Je suis désolée…. »

C’est tout ce qu’elle arrive à lui dire et pourtant, avant, elle ne se serait pas gênée de tout lui dire, maintenant un troupeau d’éléphants bloquait son œsophage, et de toute façon, elle se dit qu'il devait comprendre.

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Re: Rencontre au bureau [Anthony]-Terminé-

Message par Vanoute le Ven 25 Avr - 11:59

C’est fou comment Anthony pouvait mettre maladresse, orgueil et douceur dans une même minute! Maladroit dans ses mots, retenus par l’orgueil, mais diriger avec douceur. Vraiment, c’était un mélange unique qui donnait le grand brun. Avant tout, il était sincère, même s’il se retenait un peu, il ne pouvait pas mentir… ça serait bien trop évident! Vous avez déjà vu Anthony tenter de mentir? C’est toujours un échec cuisant pour lui, pas qu’il est facile à lire, il se trahit tout seul! Sauf que là, il devrait contrôler ses envies et ses pulsions soudaines. Pas que c’était si intense, mais c’était quand même…trop peut-être. Non, certainement trop. Aller, respire Anthony. Tu n’es plus seul maintenant, elle sera dans le château et tes autres amis aussi. Courage.

Bref, la déviation de la conversation vers sa sœur fut un succès. Oui, parce que même sa tête se concentra directement sur ce sujet. Bah quoi? C’était horrible! Il enseignerait aux petits cons qui tenteraient de coucher avec sa sœur…ou qui l’auront fait. Bon sang, la chaleur lui montait déjà à la tête, il savait ce qu’il allait faire s’il avait besoin de cobayes durant un cours. Donc s’il suivait ce qu’elle disait… il pourrait s’occuper des connards et elle tenter de dresser sa sœur? Bon plan peut-être. Il eut une mine réflexive alors qu’il hocha lentement de la tête.

«Hm-hm…Oui, je ferais ça, mais je ne la surprotège pas! Voyons, elle ne tient pas en place, elle a plus de choses à se reprocher que moi dans l’histoire! Encore heureux que ma sœur aînée ne puisse pas elle-même s’en occuper, elle n’aimerait pas!»

Oh oui, parce que bon…la sœur ainée Tremblay était…bien pire. Plus radicale, moins douce et… les gens ont tendances à l’écouter justement parce qu’ils ont peur! Bien sûr, Alice, fait la forte tête, mais si elle l’avait sur le dos à longueur de temps… elle n’aimerait pas du tout!

Tout ça pour dire que… il finit par lui prendre la main. Mouais, bonjour, je suis un homme avec des petites pulsions. Crétin. Il regardait à l’extérieur, en oubliant aussi qu’il tenait sa main, il était…dans sa tête, encore! Enfin, il lui avoua qu’il était heureux de la voir sourire et rire. C’est vrai, ça réchauffait son cœur de quasi guerrier. La joie… il en avait pas vu souvent dernièrement, surtout que les bonheurs en guerre étaient soit éphémères, soit très artificiels. Il croisa ensuite son regard. Elle avait de beaux yeux. En fait, que n’aimait-il pas sur elle déjà? Bref, leurs regards restèrent l’un dans l’autre… durant un long moment ou un court? Aucune idée, il ne savait pas, mais c’était…étrange!

Quand elle relâcha sa main, d’une délicatesse à faire un peu frémir, il eut comme un petit sursaut dans les yeux, il n’avait pas vu le temps passer, mais pas du tout! Et quand elle recula et abaissa le regard, c’est lui qui eut l’air gêné. Il secoua la main, releva doucement les mains et voulant montrer qu’il n’avait rien voulu…Il secoua un peu la tête, prit presque de vertige tant il se sentait un peu confus.

«Non non, je… c’est pas non plus… C’est moi qui s’excuse je….»

Il se gratta la nuque avec maladresse en abaissant lui-même son regard et regarda autour de lui, l’air encore plus perdu puis la regarda de nouveau.

«Amandine, je suis désolée. C’est moi qui agis en…Hm. On peut parler d’autres choses? Genre, la couleur du ciel, peut-être aussi de la créature qui vit dans le lac, les sirènes, ou encore même des briques du château si tu veux!»

Bravo, l’humour c’est bien, mais clairement pas une bonne idée en ce moment, mais c’était son arme, sa façon de s’en sortir quand tout n’allait pas comme il voulait.

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Re: Rencontre au bureau [Anthony]-Terminé-

Message par Marie_Eve_1989 le Jeu 12 Juin - 11:17

C’est ce qui faisait son charme après tout, à Anthony. Douceur, orgueil et maladresse et cela dans une seule et même personne. C’est ce qui le rendait aussi attachant auprès de la gente féminine et cela amandine avait de la difficulté. Possessive dans l’âme, la Boucle-d’Or s’avait parfaitement le charme que le Guerrier produisait et elle avait peur de le perdre un jour à cause de cela. Mais Ô grand jamais, elle ne le lui dirait, car elle avait peur de la suite des évènements si un jour il venait à l’apprendre. Et ce que l’ancienne Gryffondor aimait par-dessus tout, c’est le côté honnête d’Anthony, il ne lui mentait jamais et c’est ce qu’elle recherchait des gens qui l’entoure. La Belle avait un mal fou à faire confiance aux autres et Anthony lui facilitait la tâche. Il devait contrôler et calmer ses pulsions soudaines? Si elle n’avait pas été entêtée et si triste, elle aurait apprécié, mais là, comme il avait dit ou penser, elle devait réapprendre à être aimée et à être touchée, ce qui était toute épreuve.

Oui, le belle fesse avait parfait, en suivant la trajectoire de la conversation sur Alice. Non, mais cela est toute une histoire. Alice semble être tout un personnage et une vraie peste. Amandine a bien hâte de voir le changement de cette petite sœur qui fait les peurs de son grand frère. Au moins, Anthony pouvait se conter chanceux dans cette histoire, la Blondinette l’aiderait avec ces petits cons ou tout simplement à calmer sa sœur dans ses pulsions sexuelles. Étrange, car Amandine pensa un moment qu’Alice avait sans doute plus de vie sexuelle qu’elle-même. Mais bon, pensée qu’elle garda pour elle, scandalisée par l’hyper sexualisation des adolescents. Je vous l’avais dit, elle est mignonne à souhait.

« Non, je crois que dans ce genre de situation, il ne faut pas la surprotéger. Mais bon, je suis sûre que tu vas y arriver. Je t’aiderai, si tu veux bien… Bien sûr. »

Ha sa très chère sœur ainée. Je crois qu’elle faisait même un peu peur à Amandine, mais bon Amandine a peur de tout ce qui bouge et qui fait peur… Donc, ce n’est pas une référence en la matière d’horreur. Bref, au moins, elle lui a offert son aide et c’est déjà ça. Puis, il a eu la scène où il lui prit la main, dans une légère caresse. Les regards c’était enfuit, elle l’avait relâché. Ses perles d’automne avaient fixé l’horizon. Puis un silence s’était abattu sur eux, dans un léger malaise. Il s’excusait encore, alors que la faute revenait à elle. Elle souffrait et faisait souffrir les autres en ne s’ouvrant pas. En refusant les perches qu’on lui offrait. En restant plongée dans cette tristesse sans fin. Mais pouvait-elle faire autrement. On peut toujours faire autrement. Mais cette blessure était difficile à guérir et cela lui prendrait du temps, mais avec de l’aide et peu à peu, l’aide infirmière pourra avancer pas à pas et peut-être un jour, qui sait, revenir l’étincelle de soleil qu’elle était.

Elle ne le regardait pas lorsqu’il continua son mini-monologue. Ses iris fixaient le paysage que la fenêtre lui offrait. Mes ses oreilles étaient ouvertes et l’écoutaient. Elle lui devait bien cela, en refusant ses impulsions depuis le début de la rencontre. Et là, il fit de l’humour. L’humour à Anthony, et un sourire vint à l’orée de sa bouche, ourlant ses lippes rosées. Un magnifique sourire sincère. Elle se permit de pivoter son minois, en direction du Bellâtre. Ses perles plongèrent dans les siennes. Il faisait des efforts, donc elle s’en permit un également.

« Tu n’as pas à être désolée, je t’assure. »

C’était murmuré, délicatement, un léger murmurer. Puis, ses pieds effectuèrent l’effort qu’elle se permit. Ils se mirent sur leurs points. Sa bouche posa une légère caresse sur la joue du Professeur des Défenses. Elle se recula, rapidement. Ses joues s’empourprèrent, la belle souhaitait qu’il ne l’ait pas vu rougir ainsi, donc, elle se mit dos à lui se dirigeant vers la porte.

« Cela te dirait qu’on ait courir ensemble demain matin? Beau temps ou pas ?»


Et c’est sorti de nulle part, alors qu’elle avait la main sur la poignée. Dos à lui. Il voulait prévoir leur prochaine rencontre, c’est ce qu’elle faisait.

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Re: Rencontre au bureau [Anthony]-Terminé-

Message par Vanoute le Lun 16 Juin - 14:56

Vraiment, dans une famille aussi nombreuse que celle d’Anthony, il fallait au moins une peste. On avait l’ainée lesbienne, Antho le garçon, Joannie la timide, Alice la petite peste et la plus jeune qui reste encore un mystère. Bon, c’était très facile à dire comme ça, chacun avait leur personnalité assez précise. Il était inquiet pour sa jeune sœur, les autres ne lui avaient pas donné autant de fil à retordre qu’elle. À ses mots, il eut un petit sourire. Il aurait besoin de l’aide de filles. Parce qu’Alice ne se gênerait pas pour lui dire de se mêler de ses affaires, mais si Amandine, voir même Mel’ allait lui parler, peut-être qu’elle comprendrait. Oui, en voilà une belle mission pour les deux amies! Il hocha d’un petit mouvement de la tête.

«Bien sûr que je peux, je ne supporterais pas cette charge sur mes épaules seules!»

Il eut un petit sourire moqueur qui le rendait charmant. Oui, il aimait mieux parler comme ça avec Amandine. Sa nouvelle mission, lui rendre le sourire. En même temps qu’il se donnait cette mission, il échoua de façon assez pitoyable en touchant sa main. Tu étais un bel idiot Antho. Malaise. Il aimait pas les malaises. C’était lourd, ça picotait à l’intérieur de lui et il savait jamais quoi faire de son corps après. Il avait fait une bêtise, mais Antho était tenace, et surtout il l’adorait trop pour l’abandonner dans son monde de tristesse et de douleur. Elle avait mal et il était simplement un peu trop maladroit pour l’aider de la meilleure façon possible. Le bon côté, c’était qu’il pouvait apprendre à l’aider, qu’il pouvait faire des essaies, doucement, sans trop brusquer la jolie blonde. La faire sourire c’était un premier pas, la faire rire. Il s’excusa alors, parce que bon, il était capable avec elle de s’excuser. Quand elle pivota et qu’il fit ses jolies lèvres en un beau sourire, il eut un sourire à son tour. Pfiouh, il avait pas trop merdé. Pas à être désolé? Il eut un petit rictus amusé et comme seule réaction, il se gratta un peu la nuque en la regardant, la tête un peu penché, donc un regard presque par en dessous. Ensuite, il faillit fondre. Non, sans blague, il fut très surpris. C’était un tout petit baiser sur la joue. Mais un baiser tout de même quand on y pense, non? Il resta figé de stupeur en fixant devant lui, donc non, il n’avait pas vu le rouge sur les joues de la Belle. Tétanisé par la chaleur qui s’empara de son cœur et de son corps. Ses paroles finirent par le sortir de son monde cependant, il leva les yeux vers elle, elle allait vers la porte. Courir? Il cligna des yeux et eut un beau sourire. Un genre de sourire très heureux et hocha d’un bon mouvement de la tête.

«Courir? Oh oui, bonne idée, je pense que j’ai pris quelques kilos de trop ces dernières semaines!»

Il eut un rire en tentant de se saisir du gras sur son ventre. Non, Antho, non, tu y peux rien, la guerre t’a pas fait grossir.

«On s’attend dans le hall? Disons à 7h30? On pourrait faire ça tous les jours si tu es motivée, je te promets de ne pas trop courir vite au début.»

Dit-il avec son charme bien à lui. Il s’avança vers elle, simplement pour l’accompagner jusqu’à la porte quoi, il attendit sa réaction, il voulait la faire rire gentiment, passer du temps avec elle. Il n’avait pas peur de sa peine, il allait être l’épaule pour l’aider si elle lui demandait et… en voulant passer du temps avec lui, c’était surement aussi pour se changer un peu les idées, il la comprenait que trop bien, ça lui ferait du bien à lui aussi.

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Re: Rencontre au bureau [Anthony]-Terminé-

Message par Marie_Eve_1989 le Lun 16 Juin - 16:37

Bon, voici un problème de régler. Elle allait l’aider avec Alice, avec l’aide de Mélina. Elle s’imagine, la Blondinette et la Brunette, en train de se camoufler dans les corridors du château, à la poursuite de la soeurette de Belles fesses, très peu subtilement, mais avec beaucoup de détermination. Cela risque de produire beaucoup de fous rire et surtout pleins d’histoire pour lui remonter le morale. Et puis, chaque famille avait sa peste. Dans la sienne, il avait ce Cher Vincent, qui avait un cœur pour deux, toujours là à surveiller ces deux petites sœurs. Ensuite, il avait eu cette chère Amandine, qui avait sans doute été la peste de cette famille. Amandine était d’une beauté naïve et avec les émotions aussi grosses qu’un troupeau d’éléphants, son tempérament était difficile à gérer. Pour terminer, il avait eu Carol-Ann, l’enfant-moldu, la seule de la famille qui n’était pas venue à Poudlard et qui était la chouchou de Vincent et Amandine compris.

C’est drôle comment ces deux-là n’aimaient pas les malaises mais en créaient toujours, cela faisait sans doute leur charme. Sa mission était honorable. La faire sourire et en ces quelques minutes de rencontre, il pouvait se féliciter, puisqu’il avait réussi quelques fois, haut la main, à la faire sourire et même… Rire. C’était tout un exploit et il avait sans doute seulement Anthony pour faire cet effet à Amandine. Puis il a eu …. SURPRISE. Oui, elle avait osé, même que tout au long de la soirée qui suivrait ce moment, elle refuserait de penser à cet instant, ayant peur de s’auto-frappé de honte. Qu’est-ce qui lui avait pris? Ses pieds s’étaient levés seuls, sans aide. Ses lèvres s’étaient avancées par elle-même. Mais bon, arrête de culpabiliser ma belle Amandine, ce n’était qu’un baiser sur la joue après tout. Vincent t’en fait presqu’à tous les jours. Oui, c’est ce qu’elle pensa jusqu’à la porte, posant sa paume sur la poignée de celle-ci. Un baiser sur la joue, pas quoi de faire une attaque cardiaque. Hm-hm, elle essaya de se convaincre, quoi. Puis, elle attendait là, dans cette position, dos à lui, sa réponse. Un léger sourire ourla ses lippes. Sacré Anthony, il n’avait que lui pour faire ce genre de blagues. Elle avait des yeux tout de même. La Boucle-d’Or l’avait remarqué, il n’avait pas une once de graisser sur ce corps de guerrier. Il devait être en forme, elle s’en doutait, mais elle continua dans cette lignée.

« C’est ce que je me disais, j’ai bien vu que tu commençais à avoir une bédaine de bière. Va falloir que tu perdes cela, bou-boulle. »

Son léger sourire persista sur ses lèvres. Elle était amusée. Bouboulle, trop mignon comme surnom. Il avait juste Amandine pour donner ce genre de surnom et que cela fasse mignon. Puis, il lui proposa le lieu de rencontre et l’heure, c’est ce qu’elle attendait. Mais il continua, oh là, cela retient son attention. Son minois se tourna lentement vers lui, pour le fixer, avec une légère lueur diabolique dans le regard.

" Parfait, 7h30 dans le hall, ne soit pas en retard. Tous les jours? Cela me va parfaitement, mais attaches-toi bien, Bouboulle, et fait attention de ne pas me sous-estimer."


C’était dit avec l’air le moins vexé du monde… Hm pas vraiment, mais elle garda son sourire, même qu’elle ponctua sa sortie d’un clin d’œil. Oui, elle était sortie après cela. Oui, Amandine était bonne dans les ouvertures, nulle avec les fermetures, mais en sortie, c’était la Reine du théâtre.

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Re: Rencontre au bureau [Anthony]-Terminé-

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